CHAPITRE V
ClAMlflcftilon des falis.
Une bonne classification des faits doit se présenter sous le triple rapport que nous venons de montrer dans la proposition précédente.
Ainsi le fait sera :
1» Gomme rapport avec l'être :
Préantinomique ou antinomique. Affirmatit ou négatif. Absolu, nécessaire, ou contingent. Tufini, indéfini, fini. Numérique, idéal, matériel. Éternel, périssable. Intrinsèque ou extrinsèque. Certain dans tous les cas.
2^ Gomme rapport avec les autres faits, outre les catégories déjà énoncées, il sera :
Cause ou effet.Un ou multiple.Principe ou conséquence . Opposition ou accord. Simple ou complexe. Passé, présent, futur.
3* Gomme rapport avec l'esprit^ il sera :
Connu ou inconnu. Glair ou obscur. Vague ou précis. Vu ou entrevu. Gru ou nié. Douteux ou certifié. Certain toutefois qu'il sera existant.
Le fait reproduira la loi antinomique de l'affirmation et de la négation, dans leurs qualités nécessaires et dans leurs réa^ lisations.
Le fait lié à l'être aura donc tous les aspects'^ûe l'être, lié à l'esprit par le moyen des facultés, il lui donnera tout cet être sous tous ces aspects divers. Le fait est donc bien le rapport de l'être à l'esprit.
Dans la question de la méthode nous devons considérer le fait sous trois aspects principaux : comme existence, comme composition, comme solidité, c'est-à-dire :
Comme absolu, nécessaire et contingent;
Comme numérique, idéal, matériel ;
Comme certain.
Pour savoir d'abord si l'esprit peut l'atteindre dans sa modalité d'existence ; ensuite si l'esprit a les moyens d'action nécessaires pour le pénétrer dans sa modalité de composition; si enfin l'esprit peut s'y reposer ou doit s'en défier.
Ces trois catégories contiennent tous les ordres de faits. Quelles que soient les choses de la vie, des arts et des sciences, on n'y trouvera que des faits absolus, nécessaires, contingents; numériques, idéals, matériels; certains.
Il nous faudra d|5terminer ce dernier caractère du fait avec force, car c'est par lui que la certitude s'inoculera à l'esprit. II nous est inutile d'avoir trouvé la solidité et la certitude de l'être, d'avoir trouvé le lien du fait à l'être, si nous ne démontrons pas la certitude du fait. Nous tombons dans le doute et dans la négation tirés de l'essence du fait ; après avoir vaincu le doute et la négation tirés de l'essence de l'être. La difficulté ne serait que reportée, non surmontée.
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