‹ Essai d'un ultimum organum ou constitution scientifique de la méthode, Volume 1Chapitre 13 sur 130 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Je veux que les climats et les races impriment un tour propre aux civilisations, mais ce n'est là qu'un cachet, un revêtement, une forme. L'homme est un, quelles que soient sa latitude et sa nationalité. Tout ce qu'on peut admettre c'est une différence du plus au, moins causée par l'excitation ou la langueur dans lesquelles l'ataosphère ou :1e sang transmis peuvent placer l'humanité.

En effet tout groupe d'hommes, tout ensemble social^ à quelque degré de développement qu'on les étudie, présentent les mêmes individualités caractérielles. et de tempérament, des qualités intellectuelles et morales analogues. Dire qu'il y a des tempéraments dominateurs dans chaque race, dans chaque climat, n'est pas prouver qu'ils ont assez d'influence pour balancer jusqu'à les détruire les lois, essentielles et générales de l'humanité. Cette puissance excessive attribuée aux tempéraments et aux climats me paraît une conséquence de la faute si commune de notre temps qiû cqnsijste à.déclasser le particulier aux dépens du général, . »►

L'essence de l'esprit étant une, les lois absolues étant unes, sont la domination étemelle de tous les accidents de l'espèce humaine, qu'elle ait à se garantir des torpeurs du pôle ou de Téquateur, qu'elle soit sollicitée par le balancement heureux des facultés où la nature tempérée la maintient.

Si le sang reçu et transmis avait une influence si prépon-

dérante, poorqaoi les mêmes races s'abaisseraient-elles, s'élè- Teraient- elles suivant les idées qui les mènent ? Et si les idées ont cette force vivifiante ou délétère , laquelle n'attribuerat-on pas h cette inspiratrice et directrice de toutes les autres, la méthode, qui est l'esprit même pensant?

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