‹ Essai d'un ultimum organum ou constitution scientifique de la méthode, Volume 1Chapitre 18 sur 130 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Je sais que Ton peut dire que la notion de la méthode tient à la race. Non, la niéthode est de toutes les races, elle est Pesprit humain lui-même prenant conscience de soi et de son ordre de procession suivant les temps et les situations. La méthode est un fait primitif qui résulte de ropéralion spontanée des facultés. Là notion seule que l'esprit en a n'est pas naturelle, elle se conquiert par le génie. Les situations combinées avec l'organisation même de l'esprit sont l'éveil des penseurs. Ainsi la méthode primitive naît d'une spontanéité aveugle; la grecque de l'état engendré par les excès de la méthode théocratique et tyrannique des premiers temps; la chrétienne des défaillances de la méthode grecque et de l'état social qui en avait été la suite; l'expérimentale de l'abus de la méthode théocratique et syllogistique, c'est-à-dire des impuissances combinées des notions grecque et chré- ^enne. La méthode cartésienne s'élance de l'insuffisance de l'invention de Bacon. La notion absolue de la méthode doit surgir <fes excès imprudents de l'évidence, des abaissements de rexpérience et des tyrannies de la foi. Qui redresse dans tout ce long parcours des siècles ?'La méthode innée et fatale qui se représente sans cesse à l'observation de l'homme. Il n'y aura repos que par l'accord de la méthode innée avec sa notion scientifique.

IV* QUESTION

QUE LES ORGANISATIONS SOCIALES NE SONT PAS LA CAUSE PREMIÈRE DES CIVILISATIONS, MAIS LA MÉTHODE.

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