PRÉFACE
la métaphysique, mais devait donner la base de tous les développements humains. Il fallait donc la prendre en soi. Voilà le livre.
§ m. Après avoir observé les temps, les hommes 6( les productions de leur esprit, j'ai cru que dans ces variétés infinies, le hasard, le caprice n'étaient pas la loi, mais qu'une cause mystérieuse, à laquelle il fallait arriver, engendrait tout ce courant.
Je suis remonté à ce principe : c'est la méthode. J'ai vu dès lorç les cas particuliers y rentrer comme de so^, et le développement entier de l'homme, de ses travaux et de son histoire en être la suite. La méthode, c'est le drame de la vie et de l'histoire.
Je n'ai rien établi d'après des préjugés ou des croyances quelles qu'elles fussent, mais je tire tout de la nature de l*étre et de la nature de l'esprit humain. L'unité de 1 humanité, dans sa marche, se conçoit par la méthode, cause première des développements, malgré ces soubresauts d'une religion à l'autre, d'un état social à un contraire, d'un art, d'une science à leurs négations.
J'ose demander qu'on voie toute la chaîne de la pensée avant de juger ce travail, qui n'est point fait par parties, mais qui n'est qu'un raisoimement unique. On ne tient rien si l'on n'a le tout.
Pour être juste en unpared sujet, il fallait faire abstraction des nationalités, des partis, des écoles, des croyances établies. Je l'ai fait. Chaque doctrine trouvera ici la cause première de son existence et de ses sy^^tèmes.
Ce livre est fait dans un triple esprit de critique, d'exposition et de polémique. Les parties critiques et polémiques sont réduites autant que possible aux nécessités de l'exposition.