CHAPITRE III
Certes, les gouvernements sont d'un, grand poids, quand la notion de la méthode laisse l'homme inerte sousieur domination. Ils pèsent durant les siècles. Mais encore l'acceptation même de ces tyrannies ne doit-elle s'attribuer qu*à ce manque de sollicitation, au découragement ou à l'indififérence qui suivent l'absence d'élan méthodique. .
Ainsi se peut comprendre ?état séculfiire des Indes, de la Chine, de l'Arabie. Pas de changement dans l'idée méthodique. Les sciences, les arts, ces manifestations vivantes du critérium restent dans une étemelle enfance.
Quand l'Italie perd sa liberté, elle a perdu sa méthode ; ainsi de la Grèce.
Quand les révolutions éclatent, les méthodes changent. La Révolution française est l'introduction d'une; méthode dans les choses de gouvernement. Le critérium est détruit. Ce. n'est plus le roi et au-dessus du roi la théocratie qui seront le contrôle dernier, c'est la nation. De Maistre et l'ultramontanisme sont les convulsions dernières d'un critérium épuisé.
Les grandes guerres religieuses sont des luttes méthodiques en un sens.
Le despotisme est une méthode ; la liberté en est une autre. Tant que les peuples sont satisfaits de cette méthode politique, de cecriteriam organisé et fonctionnant, qui sont les constiiutions mêmes des empires, ils acceptent. Ils subissent quand, n'ayant pas de méthode à opposer, ils sentent que le cri-
térinmarrachéàrorganisation actuelle ne serait pas plus fermement assis. Quand la nation n'est pas digne d'être critérium par le sentiment général de la justice, le contrôle reste au pouvoir tyrannique. Il y a des peuples qui acceptent le despotisme comme l'état juste et normal; il y en a d'autres qui le portent en aspirant à la liberté et qui cependant n'y peuvent arriver, par là seul que le critérium, transporté du pouvoir à la nation, n'assurerait pas la justice.