‹ Essai d'un ultimum organum ou constitution scientifique de la méthode, Volume 1Chapitre 25 sur 130 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Si les physiologistes n'ont pas découvert la cause première de Taction commune du nerf et du muscle, nous pouvons aller plus loin qu'eux dans la question qui nous occupe.

Aussitôt que l'esprit prend vie, il se jette sur quelques lois absolues qu'il s'incorpore et qu'il traduit dans l'acceptation des religions, dans la vie morale, politique, artistique, etc....

L'absolu par les lois nécessaires est donc ce principe divin qui circule et fait la sève de chaque développement.

Mais l'esprit n'adopte et ne met en œuvre ces sentiments plus ou moins précis des lois nécessaires que par Tordre même de ses facultés, par l'instinct qu'il en a, et parle sentiment de son pouvoir de contrôler et déjuger.

La méthode est donc le principe humain qui met chaque dévehppement en coMsion et en unité nécessaire.

Et non-seulement l'absolu et la méthode sont le principe, mais ils sont le but et le moyen de l'action humaine. Chaque développement s'opère en effet par la connaissance des lois nécessaires, qui lui sont spéciales, et par la notion de la méthode indispensable à cette connaissance. Et l'esprit humain ne s'imagine pas d'autre aspiration finale que de connaître absolument les lois absolues par une notion de la méthode qui y corresponde, c'est-à-dire qui soit absolue.

Le lien des développements humains est proportionnel :

1* A la notion de la méthode;

2** A la notion des lois nécessaires.

Et jamais la méthode et l'absolu ne s'abandonnent, de telle sorte que, si la notion méthodique est fausse, elle pèse sans fin sur la notion de l'absolu et l'entrave; si la notion de l'ab-

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soin est erronée, la méthode en reste atteinte et dénaturée. Il suit donc de là que, plus ces notions sont vagues, plus le lien des développements humains est incomplet, et qu'on a besoin, pour en empêcher la dissolution, des moyens factices de la force par la théocratie ou la tyrannie. Qu'au contraire, si elles sont sûres, scientifiques et certaines, les développements humains se doivent opérer dans une unité qui est le gage de la solidité des civilisations.

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