‹ Essai d'un ultimum organum ou constitution scientifique de la méthode, Volume 1Chapitre 65 sur 130 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Est -il donc nécessaire de montrer que toute la vie de rhomme, la plus vulgaire coname la plus haute, est une tendance vers Tabsolu. Les exemples sont partout :

Par rindustrie et les sciences qui la dominent, la vie se fixe dans les lois nécessaires , et en s'y fixant s'agrandit. La personnalité humaine s'augmente de l'absolu qu'elle associe à son existence et par lequel elle vit. Que sont la vapeur, ^l'électricité, la mécanique , sinon les lois nécessaires vivant et agissant pour l'homme et doublant sa puissance au lieu de la restreindre.

Les sciences ne veulent que les lois nécessaires. Elles les voient où il semble qu'il n'y ait qu'accident. Un homme de génie' fixe aujourd'hui une science nouvelle dont Hippocrate avait eu la divination. Il détermine les lois nécessaires des maladies etdesidiosyncrasies.il fixe donc à l'art de la médecine des lois qui le certifieront autant que l'art peut l'être. Altère- t-il l'individualité? Il l'empêche de flotter dans les indécisions de l'ignorance. Il grandit- l'essor personnel de toute la loi absolue, faite voie certaine.

Toute la tendance de ce temps est à l'absolu ; il y va jusqu'à l'excès. Le panthéisme n'est qu'une grande confusion de l'homme avec lui, la théorie du progrès infini de même. Le christianisme en fait sa vie , et j'en donnerais pour preurve ses dogmes de la rédemption et de l'eucharistie. Politique, science, philosophie, religion, industrie, tout s'y rue.

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