‹ Essai d'un ultimum organum ou constitution scientifique de la méthode, Volume 1Chapitre 7 sur 130 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Nous n'avons pas à considérer si les religions ont un élément divin. Qu'il soit ou ne soit pas, elles présentent à Tesprit des affirmations qu'il accepte ou refuse, nie ou affirme. L'expérience des temps nous montre ce fait, sans cesse renouvelé. Les religions sont sous le rapport qui nous occupe des philosophies qui se sont imposées ou fait accepter, qui se sont développées et appliquées dans des organisations sociales et politiques.

Or pourquoi l'esprit accepte-t-il? pourquoi nie-t-il ce qu'il a accepté? est-ce pur caprice? Non.

Toute fois que Pesprit adopte une affirmation comme vraie, c'est qu'il cyroit posséder le moyen certain d'en reconnaître la vérité. C'est donc parce que l'esprit se croit en possession d'un critérium qu'il juge, prononce, affirme ou nie. Il doute au contraire quand le critérium ne lui suffit pas. Quelque idée qui lui soit présentée, il la soumet à ce contrôle secret ou connu, instinctif ou scientifique. Les notions absolues ou prétendues absolues que les religions, les philosophies offrent à l'homme sont soumises à cette loi de l'intelligence. C'est donc par un instinct ou par une notion méthodique plus ou moins complète que rhumanité admet ou repousse les diverses lois religieuses.

12 PROOCMIUM.

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