CHAPITRE IX
Elémento oonstltuMfe de l'être.
Je le dis : un temps viendra, et il est proche, il est déjà, si j'ai su bien établir la base de la métaphysique qui est dans la loi antinomique ; un temps viendra ou un métaphysicien qui voudra expliquer les problèmes de l'absolu et du contingent par l'union de l'être et du non-être, paraîtra aussi puéril qti'un physicien qui voudrait après les progrès de l'art de Texpérimentation, expliquer les phénomènes par le vide uni à la matière.
190 OKGANUM.
Disons-le toujours plus haut, c'est par une erreur sur ce qui constitue Tessence de l'être , c'est par l'ignorance de la loi de composition des antinomies, qu'on a admis tantôt le multiple notionnel, tantôt le multiple matériel, à être les facteurs de Tabsolu. Les spiritualistes ne prenant pas attention à l'élément antinomique inclus dans la notion,' et ne voyant que la parenté de Tidée à l'idée , ont laissé pénétrer par logique nécessaire les antinomies dans l'absolu. Hegel, ne remontant pas à l'essence antinomique, n'interrogeant pas le processus nécessaire des deux termes , a accepté l'antique pensée et en a tiré sa conclusion de la composition de l'être par le non-être.
Or, qu'est-ce donc qui constitue l'essence de l'être?
Sont- ce les antinomies? non; puisqu'il est démontré que le terme négation n'est qu'en tant que négation et non pas en tant qu'affirmation ; puisqu'il est démontré que l'affirmation est antérieure à la négation .'Il y a donc vitalité indépendamment de cette dernière, et s'il y a vitalité, il y a essence; et comme cette vitalité n'est que l'affirmation, c'est donc l'affirmation seule qui est l'essence de l'être.
Ce qui nous amène à dire , pour généraliser et étendre la question, que l'essence de l'être se compose de tout terme affirmatif antinomique , et que tout terme négatif est nécessairement exclus comme constituant, ce qui fait l'affirmation principe et vie une.
= Mais nous nous demandons aussi quelle est l'essence de l'être pris à cet état où nous voyons se réaliser l'affirmation dans sa légation , c'est-à-dire dans le terme moyen des antinomies résultant de l'affirmation et de la négation? Encore ici, c'est tout terme affirmatif des antinomies ; car la négation n'étant déterminée que par l'affirmation, et proportionnellement à elle, c'est encore ici l'affirmation qui détermine le non-être. Toute la différence entre l'être considéré à l'état infini et à l'état fini est que l'affirmation, absolue là, relative ici, se trouve en face d'une négation proportionnelle, c'est- kdire relative ou absolue. Gomment, d'ailleurs, l'être est-il absolu ou contingent? Question qui est hors du présent sujet, et que nous réservons.
L'équation de Tétre est donc l'affirmation. Les antinomies sont réquation de l'être et de sa négation. Trouver de l'affirmation, c'est trouver de l'être ; trouver de la négation, c'est encore trouver médiatement de l'être, parce que la négation n'est que par Taffirmation.
Les seuls éléments constitutifs de l'être sont donc tous les termes affirmatifs soit absolus, soit relatifs des antinomies. Les termes négatifs ne sont pas constituants par cela qu'ils ne sont pas. Il n'y a qu'une* valeur métaphysique, c'est l'afôrmation; comme il n'y a qu'une valeur mathématique, Tunité; comme il n'y a qu'une valeur physique, la matière. L'être c'est la qibantité pure. La quantité niée c'est du zéro et du vide. La quantité formelle est de la quantité pure réalisée dans sa négation. Par conséquent ces trois quantités sont ordonnées entre elles de telle sorte que la pure appelle la nièty et que la formelle surgit de la présence de la niée devant la pure. Tout s'attache.
== Au lieu donc d'établir un tableau des antinomies à la façon deEant, je poserais celui-ci, où toute la loi antinomique, et par elle l'essence de l'être, serait palpable. >
Était
État
antinomique-
fropessus.
État ifréantinùtnique.
État
antinomique'
processus.
État Vféaniinomique,
Affirmation.
Négation.
Être.
Non-être.
Détermination.
IPlus la réalisation de l'affirmation dans la négation , c'est-à-dire contradiction.
[plus la réalisation de l'être ! dans le non-être, c'est-à- [ vie et mort.
État antinomiqueprocessus.
État jfyréantinomique.
État antinomiqueprocessus.
État préantinomique.
État
antinomique-
processif.
État préantinomique.
État antinomiqueprocessus.
État préantinomique.
État
antinomique'
processus.
État préantinomique.
État antinomiqueprocessus.
État superantinomique.
État antinomiqueprocessus.
État préantinomique.
\ Indétermination.
Unité.
Négation.
Infini.
Négation.
Idée.
Négation.
Absolu.
Négation.
Vrai.
Négation.
Beau.
Négation.
Bien.
[ Çlus la réalisation de la détermination dans l'indéterminé, c'est-à-dire l'être borné.
[ Plus la réalisation de l'unité dans sa négation, c'est-àdire multiplicité et identité.
I Plus la réalisation de rin6ni I dans sa négation, c'est-à- I dire le fini.
[ Plus la réalisation de l'idée dans sa négation, c'est-àdire la notion et la niatière .
iPlus la réalisation de l'absolu dans sa négation, c'est-à-dire le relatif.
( Plus la réalisation du vrai dans sa négation, c'est-àdire la certitude scientifique et Perreur. ,
j Plus la réalisation du beau dans sa négation, c'est-àdire la nature et l'art.
État
antinonUque-
jprocessus.
État ptéarUinomique.
État
antinomique'
^processus.
État priarUinomique,
État
antinomique'
processus.
Négation.
L'un.
Négation.
Parfait.
Négation.
[ Plus la réalisation du bien dans la négation, c'est-àdire la vertu et le vice.
[Plus la réalisation de l'un dans la négation, c'est-àdire l'autre.
I Plus la réalisation du parfait dans sa négation, c'est-à-dire l'imparfait.
Toute question métaphysique a à sa base une antinomie qui en est la clef. Un tableau bien fait des antinomies, suivant leur vraie loi de combinaison, contient et explique toute la métaphysique, comme la table de Pythagore contient la loi de combinaison des nombres et engendre les mathénoa
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