CHAPITRE IL
Or, cet être que l'esprit est appelé à connaître, apparaît en tant qu'absolu et en tant que contingent. Gomment donc va-t-il pénétrer dans la pensée ? Par quelles facultés l'esprit étabHra-t-il entre eux ce contact nécessaire à la vie et à la science?
Percevra-t-il le contingent par l'absolu ou l'absolu par le contingent? Percevra-t-il l'absolu et le contingent directement? S'il en est capable, conmient y arrivera-t-il?
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Répondons de suite : non, l'esprit ne connsutra pas l'être absolu par le contingent; non, il ne connaîtra pas l'être contingent par l'absolu. Il connaîtra l'un et Tautre par les qualités constitutives et nécessaires de l'être qui sont unes dans tout être etdans tout état del'être. Rendons-nous-en compte.
Nous le savons, l'être est constitué par la détermination, l'identité et l'essence. Ces qualités nécessaires, l'esprit les voit, les pèse, les juge, les fait notions exactes et certaines.il verra donc par elles le contingent, par elles l'absolu, qui sont la détermination, l'identité et l'essence à deux états différents.
Et en effet, qu'est-ce que voir le contingent? c'est voir la détermination, l'identité et l'essence en tant que finissant, dans des réalisations soumises à la durée et au temps. C'est donc voir les qualités nécessaires et l'épuisement des réalisations qu'elles ont produites. C'est donc par le nécessaire que se voit le contingent. Quand on dit : Je perçois un contin gent, on dit : Je perçois les qualités nécessaires d'un être ou d'une réalisation, comme on voudra, dans laquelle elles ne reetent pas nécessairement.
Qu'est-ce, d'autre part, que voir l'absolu? c'est voir les qualités nécessaires de l'être non pas en tant que finissant et se bornant dans des réalisations soumises au temps et à l'espace, mais se continuant absolument. Ce sont bien les mêmes qualités nécessaires de l'être, c'est-à-dire la détermination, l'identité ou unité et l'essence qui nous montrent l'absolu comme elles montraient tout à l'heure le contingent. De sorte que, par la seule vue des qualités nécessaires de l'être , l'esprit connaît de l'indéfiniment grand à Tindéfîniment petit, plus encore il connaît le contingent et l'absolu.
Je dis que si l'on refuse cette théorie il est impossible d'expliquer comment l'esprit peut voir l'absolu tout en n'étant pas l'absolu. Hors de là, il faut le faire le facteur de l'absolu à la manière de Hegel et des éminents esprits qui s^imprègnent de ses doctrines, ou il faut admettre la contradiction spiritualiste qui prétend que cet esprit qui n'est pas l'absolu voit l'idée en l'absolu. Ici, au contraire, nulle contradiction ; l'esprit voit par les qualités constitutives de l'être lesquelles forment aussi bien le contingent que l'absolu. Il voit
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Tabsola et ne se pose pas en absolu. On évite cette théorie destructive de la nature de l'absolu et de la nature de Tesprit qai entraîne à tant de désordres mdraux quand elle est poussée en logique et appliquée.
Voir Têtre en tant que qualités nécessaires et en tant que réalisation contingente, c'est voir le contingent. Voir l'être en tant que qualités nécessaires et concevoir que ces qualités Décessidres étant à l'état absolu se réalisent absolument, c'est voir l'absolu.