‹ Essai d'une Étude psycho-pathologique de certains types comiques dans l'œuvre de RabelaisChapitre 24 sur 26 · RS TE · texte numérisé non relu

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comprendre que Rabelais a pu créer ces types d’une éternelle vérité humaine qui s'appellent : Panurge, Picrochole, Janotus de Bragmardo, Baisecul-Humevesne, etc... parce que à l’observation la plus fine de ses semblables il a su allier, en un mélange d’une saveur inoubliable, la richesse d’une imagination qui trouvait en elle même, dans ce:« monde des images » in-. térieur (car le normal tient en germe le pathologique), les mille nuances d'expression propres à rendre les réactions d’une âme pervertie, le jeu d’un esprit détraqué.

Au. déclin de ce moyen-âge si troublé, il restait persuadé de l’universelle folie des hommes !. « Et fol enragé serois si fol estant, fol ne me reputois. » Mais le souffle de science, de scepticisme, annonciateur de la Renaissance, sa bonhomie charitable, l’inclinaient à se pencher vers ses frères avec un indulgent regard de bonté, avec un grand rire sain qui sait le bonheur de penser librement, le prix des joies simples et naturelles que prodigue un corps bien portant.

1. Le moyen-âge était pénétré de cette notion. Tout un genre théâtral se dénommait Soties. L’Alsacien Sébastien Brant publiait son Narrenschiff (1494); plus tard Erasme écrivait L’éloge de la Folie (1509) et Bonaventure Desperiers : Cymbalum mundi (1537).

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