LIL: DIVISION. — Stenonia (sensu strietiore
Corps élargi; carènes larges , lamellaires, denticulées. Pores répugna-
1 Il ne saurait en être ainsi, attendu que les deux espèces sont représentées par des individus du même sexe.
? Ce caractère n’a pas été bien rendu sur la fig. 49. Les carènes sont trop longuement séparées ; les portions cylindriques qui les séparent sont trop allongées. Sur la fig. 20, au contraire, les portions carénifères sont trop longues dans le sens antéro-postérieur.
toires s’ouvrant sur le milieu de la face supérieure des carènes, même à la partie antérieure du corps. Segment préanal en forme de palmette aplatre.
Ici les carènes forment souvent des denticulations épineuses, et les pores s’ouvrent sur des tubercules insensibles, placés au milieu de la face supérieure des carènes, ce qui provient de ce que le bord lamellaire sous-jacent au pore se prolonge beaucoup plus loin que chez les Rhachis, et le déborde considérablement. On ne voit plus trace de la ligne sinueuse qui, chez ces derniers, contourne le pore et dessine une excision horizontale (ou fossette) du bord de la carène.
Chez les Stenonia de ce groupe, les carènes ne dépassent pas en arrière la portion carénifère du dos, comme cela se voit en général chez les Fontaria (fig. 10*, 0), mais elles la dépassent au contraire en avant; leur bord antérieur sautant un peu en avant du bord antérieur de la portion carénifère du milieu de chaque segment'. Les carènes du 19 segment forment deux lobes arrondis et dirigés en arrière. La plaque sous-anale n’a pas la forme d’une ogive, mais elle est tronquée ou même échancrée, comme chez les Paradesmus. Les pattes sont longues.
Les représentants de cette division paraissent être spéciaux à l'Amérique, comme ceux de la division précédente.
POLYDESMUS BILINEATUS”, Lucas.
(Fig. 50. 50-50 L.)
Latus, depressus, granulosus ; caput rugosum, vertice sulco profunde partito, subbiluberculato ; segmentum primum, secundo multo angustius ; seygmenta postice serie granulorum transversali instrucla; carinæ maximæ, horizontales, ganulosæ, ruqu-
l Ce caractère s’observe déjà, quoique à un moindre degré, chez les Rhachis.
? PI. VIL.— N'ayant reçu ce type et le suivant qu'au moment de mettre sous presse, il n’a pas été possible de placer les figures qui les concernent à la suite de celles des autres Polydêmes, la plupart des planches étant déjà gravées. T1 a donc fallu les reléguer à la fin et les insérer sous forme de figures supplémentaires.
losæ, margine laterali serrato, antico convexo, postico concavo ; angulo postico producto, sed nec aculo, nec spiniformi.
Polyd. bilineatus, Lucas, Hist. nat. des Anim. Artie. [, 523.1 — Gervais, Apières. IV, 107, 33.
©”. Corps allongé, aplati; à carènes très-larges et espacées. Antennes assez lonoues et épaisses. Bord du chaperon offrant dans son échancrure quatre petits tubercules peu prononcés. Tête rugueuse, ponctuée, subgranuleuse; vertex partagé par un très-fort sillon et offrant de chaque côté de ce sillon une petite éminence. Premier segment du corps petit, beaucoup moins large que le deuxième, granuleux ; ses lobes latéraux subdentelés à leurs bords ; la partie médiane formant comme un écusson, lequel est séparé des lobes latéraux par une dépression qui indique la partie qui correspond aux carènes. Les segments suivants beaucoup plus larges ; leur portion carénifère pour le moins deux fois plus large que leur portion cylindrique. Carènes parfaitement lamellaires, très-grandes, parfaitement horizontales et insérées au tiers supérieur des flancs. — Il résulte de leur forme et de leur disposition que le dos représente un ruban plat dont le centre est occupé par un bourrelet convexe. — Carènes 1-5 distinctement dirigées en avant; celles du premier segment étant si obliques que ce segment a presque la forme d’un V très-ouvert; les carènes de Ja portion antérieure du corps, bien plus larges que longues ‘; celles de la partie postérieure du corps devenant aussi larges que longues. Le bord latéral de tous ces appendices, dentelé en scie (fig. 50?) ; leur bord antérieur assez fortement convexe, trèsfinement dentelé, ou plutôt granulé, et sautant un peu en avant du bord antérieur de la portion carénifère de chaque segment (fig. 50, s; 50°, s); leur bord postérieur concave, très-finement dentelé ou plutôt découpé, ce qui tient à ce que les rugosités de la surface de la carène se continuent sur ses bords et y forment des bavures. Le bord antérieur et le bord postérieur des carènes étant parallèles, celles-ci ne se rétrécissent pas vers l’extrémité comme chez l’espèce suivante. Dès le 5° segment, angle postérieur de ces appendices prend la forme d’une dent, par suite de la forme concave du bord postérieur ; cette dent devient très-allongée depuis le 44° segment, mais elle n’est pas spiniforme ; elle reste toujours assez obtuse, à cause de la nature granuleuse des bords. — Carènes du 18° segment fortement aliformes : celles du 19° formant deux lobules dirigés en arrière ; plus longs que larges, arrondis, dépourvus de toute dent et n’offrant guère de crénelures le long de ses bords. — Segment préanal en forme de palmette large et arrondie. Plaque sousanale échancrée. Valves anales plissées, portant chacune un tubercule prononcé. Surface du corps, rugueuse ; la portion carénifère des segments un peu ridée, of-
! La longueur se compte selon le sens antéro-postérieur.
frant le long du bord postérieur une série de granules, et quelquefois une seconde ligne semblable placée plus en avant. Surface des carènes plus rugueuse et granulée. Pores répugnatoires s’ouvrant au milieu de la surface dorsale des carènes, entourée quelquefois d’un vestige de bourrelet.
Couleur, probablement brune.
L'individu conservé dans l'alcool, qui a servi à l’établissement de cette espèce, est décoloré et offre deux lignes longitudinales blanchâtres, auxquelles il doit son nom, mais il est très-douteux que ces lignes se voient sur l’animal vivant, dont la couleur est sans doute obscure".
__ Longueur 0",063: largeur du 12° segment 0,011 ; id. du 2° segment 0",009; id. du 1° segment 0",006.
Habite : Le Mexique.
L’individu typique de M. Lucas se trouve au Museum de Paris et m’a été obligeamment communiqué avec l’autorisation de M. le professeur Milne Edwards.
Explication des figures : 50. L'espèce grossie, dont on n’a figuré que les deux extrémités du corps. — 50 a. Sa grandeur naturelle. — 50 b. Une carène du 9e segment fortement grossie.
POLYDESMUS MEXICANUS, Lucas.
(Fig. 54, 51%.
Prœcedenti affinis; at major ; carinæ 4-5 spinosæ, margine antico integro, anqulo postico spinoso; squama infra anum posita bituberculata.
P.mexicanus, Lucas, Hist. des Anim. Artie. L. 523.! — Diction. des Sc. nat. d'Orbigny. Myriap., pl. 1, f. 3, ©. — Gervais, Aptères. IV, 107, 32.
o’. (La tête etles 5 premiers segments du corps manquent.) Grand. Assez semblable au précédent pour les formes, quoique d’une taille bien supérieure. Carènes horizontales, lamellaires, très-larges, corniformées comme chez l’espèce précédente, mais diminuant un peu de largeur vers l'extrémité, dans la portion moyenne du corps. Leur bord antérieur moins régulièrement arqué, l’étant plus fortement à la base que vers le bout, et parfaitement entier, tranchant, point dentelé comme chez l'espèce précédente, mais un peu rebordé (fig. 51*). Le bord postérieur, moins régnlièrement concave, un peu baveux ; le bord externe n'étant pas finement denté en scie, mais offrant quatre ou cinq longues dents épineuses, dont la dernière regarde en arrière et se recourbe même, aux segments 15° et 16°, pour former une espèce
L Chez plusieurs espèces la dessiceation fait apparaître des taches. (Ex. Polyd. totonacus, fig. 14.)
de crochet. Carènes du 17° segment moins régulièrement dentelées, plus ou moins tronquées à leur extrémité postérieure. Ce segment ayant une forme arquée. Carènes du 19° formant deux palmettes aplaties, dirigées en arrière, à bords presque entiers, tronquées obliquement au bord postérieur interne. Segment préanal à palmette arrondie et à bords entiers. Plaque sous-anale armée de deux tubercules dentiformes. Test plus ou moins rugueux, obscurément granuleux sur les carènes et sur la portion carénifère des segments : cette dernière offrant aussi le long de son bord postérieur une rangée de granules.
Couleur, obscure.
On aperçoit, comme chez la précédente espèce, deux lignes pâles longitudinales, qui ne se voient probablement que chez les individus décolorés, et qui pourraient bien n'être que les ligaments longitudinaux du corps, vus par transparence.
Longueur des 15 derniers segments du corps 0", 075 ; largeur 0", 017.
Habite : Le Mexique.
Le type de cette espèce appartient au Museum de Paris et m'a été communiqué par M. Lucas.
Chez cette Stenonie les pores répugnatoires sont très-grands et bordés d’un petit bourrelet. Les dentelures du bord externe des carènes ne sont pas toujours parfaitement régulières. Elles le sont moins aux segments postérieurs qu’à ceux de la portion moyenne du corps.
Observation. — Sur plusieurs segments, la carène est tapissée dans le voisinage des pores d’un réseau, composé de petits godets qui ressemblent en très-petit aux cellules d’un rayon de miel. Est-ce là le résidu de l'humeur qui s’écoule par les pores, ou le reste des œufs de quelque parasite, ou autre chose encore? Ce corps étranger mériterait d’attirer l'attention, car il pourrait mettre sur la trace de quelque point relatif à l’histoire des mœurs de ces animaux.
GENRE EURYDESMUS', nov. gen.
Caractères du genre Polydesmus, mais les segments portant chacun deux pores répugnatoires, excepté? les 1er, 2e, 3e, 4e, Ge et &e. (Pattes inermes, n’offrant pas d’épine à leur deuxième article. Ca-
L'évpus, large, -desus, segment.
? Les pores sont disposés sur les segments 5, 7, 9, 40, 11, 42, 43, 44, 45, 16, 17, 18, 19.
rènes larges el continues, comme chez les Fontaria. Dos aplati, en forme de toit obtus.)
La seule espèce à moi connue qui rentre dans ce groupe à absolument les formes d’une Fontaria, car le dos est large et obtus, et, dans l'état de repos, les anneaux se continuent au point de rendre les carènes continues. ; |
EURYDESMUS ANGULATUS.
(Fig. 95. 252-9254.)
Corpus latum, subdepressum, supra politum, sparsim irrequlariter granulatum ; carinæ lalæ, paulum cadentes, continuæ , postice angulatæ , dentiformes ; ultimæ spinosæ ; port repugnatorii laterales.
®. Corps large, peu convexe, à carènes parfaitement continues dans l’état de contraction. Facies exactement celui d’une Fontaria. Dos peu voüûté ; carènes point relevées (du moins chez la femelle). Antennes médiocrement longues. Corps se rétrécissant et s’arrondissant en avant; allant en diminuant de largeur depuis le 10* ou le 14° segment jusqu'à l’extrémité anale. Premier segment petit, court, beau- ‘coup moins large que les suivants, subéchancré au milieu de son bord postérieur , bordé de chaque côté de son bord antérieur ; ayant ses angles étroits, mais arrondis. Les suivants allant en augmentant de largeur jusqu’au 4°, bordés latéralement. Carènes larges, insérées à mi-hauteur du corps (fig. 25°); les premières dirigées légèrement en avant: leur bord postérieur faisant dès leur base une petite saillie en arrière qui s’imbrique sur la carène suivante ‘. Angle antérieur de toutes les carèues arrondi; le postérieur aigu, prolongé en forme de dent, à partir du milieu du corps ; cet angle devenant toujours plus aigu, passant à l’état d’épine, à partir du 13° ou du 14° segment. Carènes des segments 18° et 19° entièrement spiniformes. Bourrelets peu prononcés dans la portion antérieure du bord de chaque carène, se renflant un peu dans leur moitié postérieure, et plutôt latéraux que supères. Pores grands, complétement latéraux, s’ouvrant à l'extrémité postérieure du bord des carènes ; ceux du 5° segment seuls supères et placés vers le milieu du bord de la carène. (Le bout du segment préanal est brisé, mais il se termine évidemment en pointe.) Pattes fortes et grandes. Test luisant, comme enduit d’un vernis. A la loupe on y découvre de petites granulations éparses, irrégulièrement semées ; ces
1 Fig. 25, 0.
granulations se voient aussi sur la tête; notre individu en porte une grosse qui pourrait être prise pour un stemmate si elle était symétriquement placée.
Couleur du sujet desséché, blanchâtre, avec le bord des segments et des carènes, brunâtres. (L'animal est sans doute brun pendant la vie.)
Longueur 0", 040-45 ; largeur 0", 009.
Habite : Selon toute probabilité, le Brésil.
Observation. — 1 ne serait pas impossible que cette espèce füt la même que celle que Gervais a décrite sous le nom de P. zebratus'. Mais on ne saurait le décider avec certitude, l’auteur ayant négligé de décrire la disposition des pores répugnatoires, et n’ayant donné pour tout caractère utile, que la forme des carènes (car la couleur des individus desséchés ne saurait en aucune facon servir de caractère).
GENRE STRONGYLODESMUS*, Sauss.
Les segments du corps offrant chacun deux pores répugnatoires, excepté* les 1er, 2e, 3e, 4° et 6e. Le reste comme chez les Polydesmus. (Organes lunuliformes, petits, mais distincts; carènes espacées, placées au sommet des segments; dos plat. Pattes très-longues, très-grêles; leur 2 article inerme; le 3° très-allongé.)
STRONGYLODESMUS CYANEUS.
(Fig. 20.
Polydesmo viridi simillimus ; viridis aut cœruleus ; carinæ latæ, lamelliformes, horizontales, distantes, sed haud emarginate.
Saussure, Linnæa Entomologica, XTIT. 1859, p. 327.
oc. Corps très-allongé, composé d’anneaux qui ressemblent à des vertèbres; dos plat, par suite de la direction horizontale des carènes qui s’insèrent au sommet du corps. Celles-ci assez longuement séparées. Antennes longues, atteignant le 4°
1 Aptères, IV, 411. 44, et Ann. Soc. Ent. Fr. 2° sér. V, 375. ? grpoyyvres, arrondi, cylindriqué, ous, ‘articulation. 3 Les pores sont donc disposés sur les segments 5, 7, 8, 9, 10, 11, 42, 43, 14, 15, 16, 17,
segment. Chaperon échancré en arc de cercle, et offrant de chaque côté un sillon oblique qui atteint l’angle latéro-supérieur. Vertex partagé par un sillon qui se termine dans une fossette vague, située sur le front, au-dessus de l'insertion des antennes. Organes lunuliformes qui se trouvent derrière chaque antenne, entourés d’une espèce de bourrelet. Segments antérieurs du corps et carènes des suivants très-finement granulés ; bordés dans tout leur pourtour. Premier segment très-court, aussi large que le 2, aplati, n'étant pas taillé en pointe latéralement, mais offrant quatre bords distincts, savoir un antérieur échancré, un postérieur presque droit et deux latéraux arqués ; — il porte de plus sur le milieu de sa partie antérieure une petite ride transversale. Carènes des segments suivants très-larges, bien plus larges que longues; portion carénifère des segments 2-4, cinq fois plus large que longue. Bords latéraux des carènes des segments 2-6 tronqués à angle droit; ces bords s’arrondissant aux segments 7-14; les carènes devenant arrondies en avant et formant en arrière un angle droit ; cet angle, prolongé en arrière et devenant toujours plus aigu aux carènes des anneaux 15-18, ce qui donne à ces appendices une forme d’aile toujours plus aiguë. Avant-dernier segment ayant ses carènes en forme de dent, dirigées en arrière. Segment préanal conique et tronqué, un peu aplati. Plaque sous-anale aiguë, en forme d’ogive. Valves anales striées longitudinalement. Pores répugnatoires supères, placés au milieu de bourrelets qui ont la forme de losanges.
Couleur de l’animal vivant, d’un bleu azuré ou verdâtre. Dans l'alcool il devient vert-pomme, et par la dessiccation il prend une teinte plus pâle.
Longueur 0", 047 ; largeur 0", 007.
Var. Deux individus ont le segment préanal conique et pointu , tandis qu’un 3° l’a émoussé, presque en forme de palmette.
Habite : Les régions tempérées du Mexique.
J’en ai pris plusieurs individus au fond d’une gravière près d’Orizaba. Ils étaient étendus sur le sable humide dans un endroit ombragé et complétement à découvert.
On pourrait facilement confondre cette espèce avec le Polydesmus viridis qui a la même couleur et une forme approchante, mais elle s’en'distingue nettement par son dos plat, par ses carènes beaucoup plus étroites (moins longues dans le sens antéro-postérieur) et nullement échancrées, etc.
Observation relative a la figure. Les bourrelets de tous les segments sont un peu trop fortement accusés. Les carènes ont l'air d’être un peu ascendantes, tandis qu’elles sont en réalité plates et hori-
zontales.
GENRE STENODESMUS ', Sauss.
Caractères des Polydesmus, mais les pores répugnatoires au nombre de deux seulement, placés sur les carènes du 5e segment. (Deuxième article des pattes armé d’une longue épine.)
La seule espèce que nous connaissons est caractérisée par la présence de carènes larges et subcontinues, quoique paraissant souvent discontinues par suite de l’extension du corps, comme le présente la fig. 24.
La largeur des carènes, la forme peu convexe du dos et la figure générale du corps de ces animaux, leur donnent une grande ressemblance avec les Fontaria. La longue épine du deuxième article des pattés montre du reste qu’il existe une intime liaison entre ces dernières et les Stenodesmus. Toutefois, comme nous ne connaissons encore qu’une seule espèce de ce groupe, il n’est pas possible d’en généraliser les caractères avec certitude, et nous sommes obligés de nous borner pour le moment à ceux qui sont énoncés ci-dessus.
STENODESMUS MEXICANUS.
(Fig. 91.)
Corpus paulum convexum , strialum , fuscum; carinæ poslice dentiformes, apice leslacecæ.
Saussure, Linnæa Entomologica, XIII. 4859, p. 327
®. Grand. Sillon du front fortement marqué. Bord antérieur du 1°" segment légèrement relevé, rendant ce segment un peu creusé en gouttière. Anneaux du corps capables de s’écarter assez fortement, surtout aux segments 11 à 14. Dos réguliérement convexe, à carènes médiocrement et naturellement tombantes, continuant régulièrement la courbure du dos; bourrelets parfaitement supères, réguliers, linéaires, faibles et aplatis. Carènes des segments 2-4 ayant leur bord postérieur di-
l œrévss, élroit, -deowes, ligament, articulation. O 1
rigé obliquement en avant ; leurs bourrelets, faibles, ne se terminant pas par une dent (fig. 21). Celles du 5° portant les deux pores: celles du 6° légèrement échancrées à leur bord postérieur, de façon à dessiner une dent rudimentaire ; les carènes suivantes ayant ce bord fortement échancré, et le bourrelet prolongé en arrière sous la forme d’une dent aiguë : cette dent, surtout aiguë aux segments 8-13, le devenant moins aux segments 14 à 19: à ce dernier elle est arrondie. Bord antérieur des carènes, à partir du 8° segment, dirigé un peu obliquement en arrière‘; leur angle antérieur obtusément échancré aux segments 8 à 13, s’arrondissant de façon à rendre les dernières carènes presque aliformes. Bord latéral des carènes offrant à la loupe 3 ou 4 dents obtuses ou de très-fines dentelures (ou irrégularités obtuses). Segment préanal triangulaire, conique. Plaque sous-anale arrondie, trimamelonnée au bout. Valves anales plissées, offrant un tubercule avant leur milieu. Sculpture des portions carénifères très-distincte à l’œil nu, consistant en stries longitudinales, avec des rangées de granules épars, assez rares (à la loupe le test paraît comme buriné et en outre striolé et chagriné). Les carènes, simplement chagrinées et la sculpture s’effaçant aux premiers et aux derniers segments”. Tout le corps comme couvert d’un verni luisant. Deuxième article des pattes armé d’une longue épine aiguë, légèrement courbée.
Couleur, d’un beau brun-marron, avec le bord des carènes testacé, ainsi que les pattes et les parties inférieures.
Longueur 0", 065 ; largeur 0", 012.
oc’. Diffère par les caractères suivants :
Dos moins convexe, un peu plus fortement strié, n’offrant guère de granules que sur la base deS$ carènes. Celles-ci moins prolongées en arrière, ne se terminant pas postérieurement par une épine, mais seulement par une dent peu aiguë ; celles des 3 ou 4 derniers anneaux légèrement relevées, horizontales ; celles des segments 15 et 16 ne se terminant pas par une dent : leur bord postérieur seulement, un peu oblique d’avant en arrière : celles des deux suivants aussi, sensiblement plus arrondies. Segment préanal plus aigu. Valves anales plus fortement striées, dépourvues de tubercule. Corps un peu moins convexe en dessus.
Couleur, la même.
Longueur 0, 040 ; largeur 0, 0105.
Habite : La zone chaude du Mexique. — Cordova.
Observations relatives à la figure. Les segments 4-1 sont trop larges; ils devraient aller se rétré-
l Ce caractère n’est pas bien indiqué sur la figure. Les carènes sont aussi un peu trop larges transversalement.
? Probablement par l'usure.
cissant du 4° au Ie. Les bourrelets sont trop fortement prononcés et les segments trop écartés les uns des autres, car les carènes sont susceptibles de se rapprocher au point de devenir continues. Les pattes sont un peu trop longues.
TRIBU DES PLATYDESMIENS.
| PLATYDESMII.
Corps aplati, composé d’un nombre d’anneaux supérieur à vingt; à segments courts et élargis. Veux, stemmatiformes, au nombre de deux'.
Comme cette tribu n’est encore connue que par le genre Platydesmus, il n’est pas possible de généraliser ses caractères. On ne peut donc décrire avec détail que le genre Platydesmus lui-même.
GENRE PLAT YDESMUS, Luc.
Corps composé d’un grand nombre de segments très-courts, très-larges el déprimés, à carènes bien plus larges que longues. Dos en forme de toit aplati, parcouru par une rainure médiane. Téte très-petite, portant deux yeux stemmatiformes. Chaperon n'étant pas bilobé, ni échancré, mais prolongé angulairement. Antennes presque en massue. Portion antérieure du corps déprimée, arrondie en avant; premier segment échancré au milieu de son bord antérieur; segments augmentant en largeur du 4er au 5e ou 6e; l'extrémité postérieure du corps arrondie aussi, par suite de l’obliquité des carènes; pénultième segment en fer à cheval; le préanal en ovale allongé, encadré par le précédent. Pores répugnatoires au nombre de deux sur chaque segment, les cinq premiers seuls exceptés.
Organes copulatoires des mâles placés sous le 7e segment et remplaçant la 9 paire de pattes.
! Ces organes apparaissent sous la forme d’une grosse bosselure testacée placée de chaque côté de la tête.
Chez ces Myriapodes la tête est extraordinairement petite, triangulaire et déprimée. Le corps a presque la forme d’un ruban et il se termine à ses deux extrémités d’une manière parfaitement arrondie. Le nombre des anneaux dont il est composé est très-considérable, mais il ne paraît pas être plus fixe que chez les Jules, Parmi les individus que nous avons sous les yeux, il en est qui possèdent jusqu’à d0 segments, tandis que des individus jeunes et de taille moindre n’en offrent que 51. Le nombre des pattes varie à proportion; il peut aller jusqu’à 90 paires et même au delà".
Les quatre premiers segments portent chacun une paire de pattes; le 5e et le 6° en portent chacun deux; il y a donc 8 paires de pattes attachées aux segments qui précèdent le 7e; celui-ci en porte deux chez les ?, une seule chez les ©”, les organes copulatoires remplaçant la 9e paire*.
Enfin, quoique les organes copulatoires des mâles ne remplacent qu'une paire de pattes, 1l n’est pas constant, qu'à nombre d’anneaux égal, le © possède exactement une paire de pattes de moins que la ®. La cause de cette irrégularité réside sans doute dans le fait que les derniers anneaux pédigères n’acquièrent d’abord qu’une seule paire de pattes et qu’ils en prennent souvent deux en avançant en âge, ce qui doit occasionner des différences, selon le moment auquel on observe les individus*.
Les affinités de ce genre ne nous paraissent pas encore bien établies.
M. Lucas attribue à ces animaux #5 anneaux et 84 paires de pates chez les ©, 83 chez les ©’. Nous avons retrouvé ces mêmes nombres chez un individu Ç, mais ils ne sont pas fixes.
? Chez les Polydesmiens les six premiers segmenis ne portent que 7 paires de pattes et les verges remplacent chez les mâles la 8° paire. Le premier est dépourvu de pattes ; les segments 2-4 sont unipédigères, et les 5° et 6° hipédigères. Chez les Platydesmus le premier segment est unipédigère, c'est là la raison pour laquelle la portion antérieure du corps porte une paire de pattes de plus que chez les Polydesmiens.
% On doit supposer que chez les individus bien adultes, le nombre des pattes est soumis à une règle assez fixe, mais il est presque impossible de distinguer les individus adultes de ceux qui ne le sont pas.
En effet la présence de gros yeux stemmatiformes l’éloigne des Polydèmes, et le chaperon n’est pas bilobé, mais il est ovoïde et prolongé en bas, au lieu d’être échancré comme chez les Polydêmes, les Jules et les Gloméridêmes, ce qui fait de la bouche une espèce de suçoir. Le segment préanal est en forme de tube, et les valves anales sont insérées : à son extrémité en dessous. Les pores répugnatoires s'ouvrent latéralement dans les bourrelets des carènes; on en trouve à tous les segments, sauf aux cinq premiers, comme chez les Polydêmes. Les verges remplacent une paire de pattes et sont, comme chez ces derniers, placées sous le 7e segment, mais elles remplacent la 9e paire de pattes au lieu que chez les Polydesmiens c’est la 7° paire qu’elles remplacent.
Le corps de ces animaux jouit d’une faculté extraordinaire d’extension et de rétractilité ; il peut s'étendre en forme de ruban, ou bien se contracter au point d’affecter celle d’un ovale allongé. On pourrait alors presque comparer la forme de l'animal à celle d’une petite limace ou d’un Oscabrion.
PLATYDESMUS POLYDESMOÏDES, Luc.
Fuscus, carinis et fascua dorsali longitudinali, fulvis; antennæ breves, secundo arliculo longiore, septimo distinclo, conico ; corporis segmenta duplici serie tuberculorum transversim ornala, quarum antica, usque in carinarum apice eætlensa ; dorsum sulco longitudinali mediano partitum.
Lucas, Annales de la Société Entomologique de France, 2€ sér. 1, p. 52. PI. 3, n° 1. — Gervais, Aptères. IV, p. 122. PI. 45, fig. 7.
Tête plus longue que large, lisse, subtriangulaire. Antennes courtes, à articles moniliformes, à l'exception du 2 qui est plus allongé que les autres : le 7° assez long, plus grand que chez les Polydesmus. Premier segment du corps, petit, de moitié moins large que le 4°, échancré au milieu de son bord antérieur, bilobé ; ses lobes, arrondis, dirigés en avant et fortement bordés. A sa partie postérieure ce segment offre une ligne de petits tubercules, et, sur chacun de ses lobes, un tubercule isolé. Segments suivants grandissant jusqu’au 6°, ayant leurs lobes latéraux (ou carênes) étroits et dirigés obliquement en avant. Segments suivants tous à peu près égaux, à carènes étroites et allongées transversalement. Vers la partie postérieure
du corps, elles commencent à être dirigées légèrement en arrière et finissent par devenir assez obliques vers l'extrémité anale, avec leur angle postérieur assez aigu, en sorte qu’un segment pris dans cette partie du corps, et considéré dans son ensemble, a une forme arquée. Enfin les deux ou trois pénultièmes ont leurs carènes dirigées en arrière, de facon à donner à l’extrémité du corps une forme très-arrondie ; le pénultième est en fer à cheval parfait, presque étroit ; il emboîte et dépasse légèrement le préanal, lequel est ovale et se termine par quatre épines. Tous les segments, sauf les deux derniers, offrent une rainure médiane, et, transversalement, une double série de tubercules, dont l’antérieure s’étend jusqu’au bout des carènes, tandis que la postérieure s'arrête à leur base. Les carènes sont bordées tout à l’entour. Le bourrelet de leur bord externe est épaissi et percé d’un pore entièrement latéral. Les cinq premiers segments sont seuls dépourvus de pores ; les anneaux du milieu du corps portent le pore au milieu du bourrelet et ceux de l’extrémité postérieure le portent à l’angle postérieur de la carène. La portion antérieure (ou cylindrique) des segments offre aussi la rainure médiane et, de plus , elle est rugueuse, traversée par des sillons et plis transversaux.
Chez les 9° les organes copulatoires se composent de deux appendices charnus, arqués et pointus au bout: ces organes sont entourés postérieurement d’un bourrelet, qui forme le bord de l’orifice par lequel ils font saillie au dehors.
Le nombre des anneaux du corps et des paires de pattes varie, mais il est toujours très-grand : en voici quelques exemples, pris sur les individus que j’ai récoltés et que M. Humbert a étudiés avec soin :
Là hs TRE PER ns n° 1. 47 segments ; 88 paires de pattes. | n° 1. 50 segments ; 90 paires de pattes. » 2. 45 » 84 » » » 2. M » FE »
» 3. M » HET - 4) » »-3. A ) y RE »
La couleur est brune, avec la rainure du dos et les carènes fauves.
Longueur 0", 020.
Habite : Les terres chaudes du Mexique (Cordova). — Les individus décrits par M. Lucas provenaient du Guatemala.
FAMILLE DES JULIDES.
Téle conformée à peu près comme chez les Polydesmides.
Corps cylindrique, corné, composé d’un nombre variable de segments. Premier segment en forme d’arceau voüté, incomplet en dessous; segments 2-4 munis chacun d’une paire de pattes; les suivants portant tous deux paires de pattes, si ce n’est le dernier (ou préanal). Tous les anneaux, à partir du 6e, offrant de chaque côté un pore répugnatoire. Extrémité anale conformée comme chez les Polydesmides.
Organes génitaux mâles s’ouvrant entre le 6e et le Te segment, et composés d’une paire d’appendices copulatoires de forme variable; organes sexuels femelles placés entre le 2e et le 3° segment
La famille des Julides renferme quatre types principaux qui serviront peut-être à l'établissement d'autant de tribus, mais dont les éléments ne nous sont pas assez bien connus pour nous permettre d'en approfondir les caractères, en sorte que nous n’en parlerons ici qu’en passant. Ces quatre types sont les :
1° Lysiopetalum, Brandt, dont les lames pédigères sont mobiles et dont les yeux sont agrégés.
20 Julus, Lin., dont les lames pédigères sont fixes et soudées, et dont les yeux sont nombreux et agrégés.
3° Stemmiulus, Gerv., qui diffèrent des Jules par le fait qu'ils ne possèdent que deux veux.
4° Blanuulus, Gerv., qui diffèrent des Julus par l'absence totale d’yeux.
Nous n'avons à envisager ici que les Julus, les seuls que nous ayons rencontrés en Amérique’ et dont nous formons une tribu.
! Les Stemmiulus sont cependant, à ce qu’il paraît, jusqu’à présent spéciaux à l'Amérique, mais je n'en ai pas trouvé au Mexique, où ils existent très-probablement.
TRIBU DES JULIENS.