‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 21 sur 68 · XXVIII EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD · texte numérisé non relu

XXVIII EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD

tiques. Il s'était exercé, particulièrement, dans la clinique obstétricale de son père, pendant le semestre d'été i823, à l'auscultation obstétricale découverte en 1822 à Paris par Lejumeau de Kergaradec, mais cela se faisait à l'insu de son père, qui était opposé à ce moyen de diagnostic par des motifs de peu de valeur. De Siebold ne doute pas que si son père avait vécu quelques années de plus, son opposition aurait complètement disparu, et qu'il eût adopté ce précieux moyen de diagnostic dont il n'avait eu qu'une connaissance incomplète.

On peut bien penser que de Siebold, admirablement préparé pour les études littéraires et philosophiques, auxquelles il avait voué une prédilection si prononcée, n'ait pas négligé de profiter de l'enseignement distingué que donnaient, à Berlin, les savants qui professaient à l'université. Déjà, pendant le service militaire, il avait suivi, irrégulièrement il est vrai, le cours de logique de Hegel, sans avoir réussi à le comprendre ; plus tard, il suivit le cours de dialectique de Schleiermacher avec le plus grand plaisir, ainsi que le cours de philosophie ancienne de Ritter qui, plus tard, devint son collègue à Gôttingue, Wolf expliquant Théocrite ; les éléments de numismatique étaient enseignés par Loelken, et l'histoire ancienne par Raumer.

De Siebold mentionne plusieurs voyages, deux entre autres à Ratisbonne, pour rendre visite à son grand-père, voyages dont l'un eut sur son avenir une grande influence. Arrivé à un âge plus avancé dans la jeunesse, il put mieux apprécier, que par le passé, le caractère élevé et l'aménité du père de sa mère, si bien qu'il se le proposa comme un modèle à suivre. C'est à son exemple qu'il prit, dès l'année 1817, Thabi-

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