EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XXXI
établissement digned'elle. L'hôpital chirurgical étaitla propriété de Langenbeck, il ne contenait que quelques chambres. L'extérieur de la maternité flattait Toeil, mais ce n'est qu'au bout de quelques années qu'elle fut mieux organisée. L'Institut anatomique, très restreint, ne fut transféré dans un nouveau bâtiment qu'en 1829, et malgré ces conditions il rendait d'immenses services. Langenbeck sut enflammer le zèle des élèves et élever son enseignement à une très grande hauteur. La renommée du maître avait attiré des malades de toutes parts, de sorte que ses élèves avaient pu assister aux opérations les plus importantes et avoir devant les yeux un opérateur incomparable. Si l'exiguïté de la clinique interne avait restreint les admissions, il y était suppléé par la polyclinique qui, dans un rayon très étendu, fournissait aux élèves de nombreuses occasions de se familiariser avec le traitement des malades sous la direction de maîtres expérimentés.
C'est ainsi que Gottingue a prouvé qu'un aspect grand'iose des établissements a moins d'influence sur l'instruction des élèves que le zèle des maîtres et l'ardeur pour l'étude qu'ils savent inspirer.
Il existe, en outre, à Gottingue, un établissement bien connu et unique, si parfaitement organisé^ qu'on ne trouve pas son pareil dans les plus grandes villes : c'est sa bibliothèque royale, dont la richesse dans toutes les branches, l'organisation intelligente^ l'ordre des catalogues, la politesse et l'empressement du personnel peuvent servir de modèle à toutes les bibliothèques publiques. « Quelle influence heureuse n'a-t-elle pas excercée sur la direction de mes études futures », s'écrie de Siebold, dans sa 3^ lettre.
Il en était le visiteur assidu, Je dirai, l'habitué de la mai-