XXXII EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD
son; c'est là qu'il composa, en 1824, la dissertation pour le Jubilé de son grand-père, « An ars obstetricia sit pa?^s chirurgiœ » ?
C'est là, que, plus tard, il trouva les éléments si riches pour l'histoire qu'il devait composer ; aussi, quand il fut sur le point de quitter la ville et cet établissement, écrivit-il au crayon, dans un coin de la bibliothèque ; <f Valete deliciœ meœ, 8 septembre 1826 ».
Revenu comme professeur en i833, il retrouva cette ligne discrète que personne n'avait aperçue.
Pendant les deux années passées à Gôttingne, de Siebold avait suivi avec assiduité, comme auditeur et comme pratiquant, la clinique médicale et chirurgicale, ainsi que les cours théoriques \ il réservait pour son retour à Berlin l'étude chnique de l'obstétricie qu'il devait faire sous la direction de son père, il n'avait suivi que pendant un semestre la clinique de Mende, pour connaître son mode d'enseignement.
Il avait, en somme, bien employé son temps à cette université, où maîtres et élèves rivalisaient de zèle, n'ayant d'autres distractions que de se visiter entre eux et de passer quelques soirées chez les professeurs qui étaient très hospitaliers. Sur la fin de son séjour, il fut rejoint par son frère Charles que les leçons de Blumenbach avaient attiré, car il se destinait particulièrement aux sciences naturelles. Avant de partir, il assista au jubilé donné au vénérable Blumenbach, auquel il fut chargé, par ses camarades, d'adresser un discours latin.
Il quitta l'université le 22 septembre, le cœur gros, sentant que sa vie d'étudiant allait touchera sa fin, et voyant se dresser devant lui la série d'examens qu'il allait avoir à subir pour obtenir le diplôme de docteur, le droit de pratiquer et celui d'enseigner.