XXXIV EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD
En Allemagne, on n'obtient le droit d'enseigner qu'après avoir fait preuve de connaissances devant un corps enseignant, qui confère le titre de Privât docent.
On peut alors appartenir à un corps enseignant comrrie professeur extraordinaire, ce titre correspond à celui de professeur agrégé, et comme professeur ordinaire, c'est-àdire occupant une des chaires établies ; ce titre correspond à celui de professeur titulaire, il en résulte que le titre de professeur, qui ne peut être pris par le premier venu, Jouit d'une considération plus grande en Allemagne qu'en France.
Installé comme Privât docejit à l'université de Berlin, DE SiEBOLD déploya une grande activité dans ses leçons sur les accouchements, qu'il fit sur le plan que son père avait tracé dans son Lehrbiich der theoretischpraktischen Entbindimgskundt '{Il seinen Vorlesungen^ 4'^ éd., 1824. (Traité d'ace, théor. et prat., comme programme de son cours), dont les doctrines flottaient entre les deux écoles rivales d'OsiANDER et de Boer. Il préparait en outre les étudiants à subir l'examen d'état, et, à cet effet, il leur faisait des cours sur diverses matières, étrangères même aux accouchements. Comme assistant de son père à la clinique obstétricale, ses occupations étaient considérables : il avait la tenue des registres, la surveillance des accouchées de la maternité et de la policlinique, occupations qui exerçaient la plus grande influence sur son instruction pratique ; en un mot, il était en pleine activité, qui lui permettait d'entrevoir un avenir certain et même brillant, quand, tout à coup, un triste événement vint briser, ou mettre en péril toutes ces espérances.
Le 28 juillet 1828, son père mourut presque subitement, à la suite d'une courte maladie, âgé seulement de cinquante-