EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XXXV
trois ans, dans la plénitude d'une juste réputation, et au moment où il commençait seulement à recueillir les fruits de ses travaux et de sa renommée, laissant six enfants, cinq d'un premier mariage, et sa veuve avec une fille de quatre mois, carrière interrompue au milieu d'une course rapide vers la fortune, qui, hélas était loin d'être atteinte, de Siebold Edouard, l'aîné de cette famille si cruellement frappée, se trouvait ainsi chargé non seulement d'assurer le sort de la famille, mais le sien, au moment où il entrait à peine dans la carrière. Il accepta courageusement le fardeau que la législation prussienne, en matière de successions, rendait particulièrement onéreux pour lui. Le ministre de l'Instruction publique le nomma directeur et professeur provisoire d'accouchements^ position qui lui fut conservée pendant dix-huit mois ; il en profita pour se fortifier dans son éducation professorale, se faire connaître, hériter quelque peu de la clientèle du père, et pour trouver des ressources personnelles qui lui étaient bien nécessaires. Il s'empressa d'écrire à l'éditeur du journal de son père pour.lui dire qu'il se chargeait d'en continuer la publication (i). C'est par cette voie douloureuse qu'il entra dans le journalisme obstétrical où son nom brilla d'un si vif éclat, et où il rendit tant de services.
(i) Entête du 3" facicule du t. VIII on lit la préface suivante : «Le public reçoit le 3" fascicule du t. VIII du Journal d'obstétricie gynécologique et des maladies des enfants, dont l'auteur n'a pu voir la publication, mais dont les matériaux ont été ordonnés parlui. Il a été arraché à son activité et à ses travaux consacrés à l'art et la science. Le soussigné s'est chargé de surveiller l'impression de ce troisième fascicule et de continuer le Journal dans les mêmes idées, tendances et forme que par le passé. ..
11 n'a pas à mettre en relief les services rendus par la Liicine et le Journal qui en a été la continuation, un coup d'œil jeté sur les tables des matières suffit.
Berlin, août 1828 ; signé E. G.J. de Siebold, Privât Docentet premier assistant à la clinique obstétricale de l'Univ. de Berlin.