EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XLVII
était un sujet d'étude qui tenta le professeur de gynécologie; il y voyait l'occasion de pénétrer plus profondément dans la psychologie féminine qui exerce sur son physique une si grande influence. Il se mit résolument à l'œuvre, et, en 1 854, il pubha la VP satire, traduite en vers allemands, avec une introduction philosophique et une analyse de cette satire, qui est précédée d'une élégante lettre adressée à son ami et collègue le D*" K. Fr. Hermann, professeur d'éloquence à l'université de Gôttingue.
Dans l'introduction philosophique, il dit qu'il faut faire une distinction entre les faiblesses du sexe féminin, et ses vices et ses débordements, qui, dans la Rome du P*" siècle, étaient arrivés à leur maximum d'intensité; les premières appartiennent à la nature du sexe féminin, les seconds à l'influence du milieu dépravé dans lequel elles se sont trouvées. Les premières sont de tous les temps et de tous les lieux^ les seconds dépendent des circonstances dans lesquelles elles se trouvent, et alors les femmes vont plus loin que l'homme, car dit Juvénal :
Fortum animutn prEestant rébus quas turpiter audent.