‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 5 sur 68 · PREFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

PREFACE DU TRADUCTEUR

Les notes que nous avons ajoutées au livre de de Siebold ont pour objet de faire connaître des travaux historiques importants postérieurs au livre de de Siebold et que cet auteur eût joints à ses travaux s'il avait pu les avoir connus.

Le livre de Soranus, du plus grand accoucheur de l'antiquité, consacré aux maladies des femmes, que l'on croyait perdu à jamais, fut retrouvé par Dietz de Koenigsberg, au moment où s'achevait l'impression du premier volume de l'histoire des accouchements. Une nouvelle édition du livre de Soranus rendu lisible par le travail d'ERMERiNs((), avec une traduction latine et des notes, ne fut publiée qu'en ,1869; nous en avons fait connaître quelques fragments relatifs à la version podalique^ et montré l'importance historique de premier ordre de cette découverte {Aiin. de Gyn., avr. 1882).

La publication, faite par le savant V. Rose, d'un manuscrit du XIIP siècle trouvé dans la bibliothèque de Hanau consacré à une traduction latine de Soranus par Moschion, jette aussi un jour lumineux sur ce dernier qui, jusqu'à cette publication, avait été regardé comme le premier accoucheur de l'antiquité, alors qu'il n'a été en réalité que le traducteur et l'abréviateur de Soranus. Dans ce manuscrit du XIIP siècle, se trouvent des figures, comme illustrations du texte, qui sont les premières figures obstétricales connues ; elle reparaissent plus tard dans le premier livre d'accouchements publié par Roesslin, imprimé à Strasbourg en i5i3.

Grâce aux progrès de l'imprimerie et de la phototypic, et aussi à l'extrême obligeance de notre éditeur, ces figures

(i) Trajccti ad Rhen., 1 v. in-<S°.

Page 1