PREFACE DU TRADUCTEUR XI
exactement reproduites ont pu être intercalées dans le texte, mises en regard des préceptes, et donner la preuve évidente de leur origine soranienne (Voy. t. I, § 66^ p. i6o).
Les figures de Roesslin ont également été reproduites et mises en regard de celles de Soranus-Moschion, ainsi que des préceptes de Soranus et de Roesslin, de sorte qu'il ne peut subsister le moindre doute sur leur commune origine. (t. II, § 3, p. i3-2o).
Ces figures furent reproduites dans tous les traités d'accouchement, avec des additions plus ou moins nombreuses, jusqu'à l'apparition des atlas de Smellie et de Hunter, au milieu du XVIIP siècle; l'origine de l'iconographie obstétricale est ainsi démontrée de la manière la plus certaine.
Un savant accoucheur anglais, leD'^ J. H. Aveling, après dix années de patientes recherches, a réussi, dans une monographie publiée à Londres, en 1882 (i), à jeter un jour lumineux sur un point important de l'histoire de l'obstétricie, qui était resté dans une obscurité complète. Grâce à l'arbre généalogique de la famille des Chamberlen, qui pendant un siècle et demi a exploité le forceps tenu rigoureusement secret dans la famille, l'inventeur de ce précieux instrument qui a révolutionné l'art a pu être indiqué. (II, § io5,p. 245.)
Nous nous sommes appHqué à intercaler dans le livre de DE SiEBOLD toutes les additions dont l'obstétricie s'était enrichie, nous avons tout vérifié, autant du moins que les ressources de notre bibliothèque et de celle de la Faculté ont pu le permettre, et si nous avons été heureux d'avoir pu constater la rigoureuse exactitude des recherches de de Siebold, nous
(i) I V. in-S" de 280 p. avec gravures, etc. Lond. J. et A. Churchill,