EMPLACEMENT DES OBJETS
des objets.
avant la construction.
5 en amont de la culée, dont une pour passer la se-
Nacelles équipées (1). .
conde culée sur la rive opposée, et 1 en aval entre la culée et les bâteaux.
Lignes pour hommes..
Au dépôt des menus objets.
Masses en bois
Au dépôt des menus objets.
Pelles, pioches, dames.
Leur nombre dépend de la nature du terrain à mouvoir.
(1) Si le pont a plus de 150 mètres de longueur, il faudra augmenter le nombre des nacelles.
L’officier commandant la manoeuvre, emploiera trois officiers,douze sous-officiers ou caporaux et cent quatre hommes, pour jeter un pont de vingt-cinq bateaux sur une rivière de rapidité moyenne et de 155 mètres de largeur. Il les partagera en sept détachemens conformément au tableau ci-après.
Hommes.
sua LE PASSAGE DES RIVIERES.
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168 ESSAI Il’üXE INSTRUCTION
Lorsque le pont doit avoir plus de 155 mètres de longueur, il faut pour fe construire augmenter le nombre des sections des second et troisième détachemens, doubler le quatrième, renforcer le sixième et doubler lâ première section du septième.
Lorsque le courant est très-rapide, on augmente le nombre des sections du second détachement, on renforce les sections du troisième ainsi que la seconde section du cinquième.
Devoirs dès officiers chargés de la construction du pont.
L’officier commandantsurveille l’ensemble delà manoeuvre, il s’assure fréquemment que la direction que l’on donne au pont est bien celle qu'il a indiquée, il la fait rectifier au besoin il veille à ce que les ancres soient jetées à temps et que l’on n’attébde jamais un cordage d’ancre pour pousser un bateau au large. IJ recommande expressément que les bateaux soient amenés successivement près du dernier placé, aussitôt que l’on commence à couvrir de madriers la travée qui précède} que les hommes qui portent les madriers marchent bien eu file les uns derrière les autres, sans laisser d’intervalle, et que le détachement des poutrelles suive immédiatement les hommes qui portcntledernier madrier, afin de pouvoir pousser au large le bateau suivant dès quele dernier madrier est posé. Le plus petit retard apporté à chacune de ces diverses opéralions augmente considérablement le temps nécessaire à la construction du pont. Ainsi que l’on perde seulement un dixième de minute par madrier et qu’il y ait 300 madriers à poser , on mettra une demi heure dépitas à construire le pont.
{1 ne faut à des hommes exercés que trois minutes et demie
pour ponter an bateau d’équipage, ou une heure pour tendre un pont de 100 mètres sur un courant rapide, en supposant toutefois qu’il ne se présente aucune difficulté imprévue.
L’officier chargé de la construction des culées donnera toute son attention au placement des corps morts, pour qu’ils soient de niveau et perpendiculairement à la direction fixée pour le pont; s'il en était autrement les madriersdu tablier, qui sont parallèles au corps mort , prendraient une fausse direction qu’on ne pourrait rectifier qu’en échelonnant les madriers. Cet officier eu arrivant sur la rive opposée fait planter verticalement une gaffe en arrière du centre de la seconde culée; l’axe du pont devant aboutir à cette gaffe , elle servira de point de direction.
L’officier chargé du mouillage des ancres fera équiper les nacelles, comme on l’a prescrit à l’article du mouillage des ancres, il fera remonter les nacelles plus ou moins en amont selon la rapidité, la profondeur, et la longueur de la rivière. H ne fera le signal de mouiller les ancres que lorsque la nacelle sera dans la direction du bateau à ancrer et à une distance telle que l’ancre une fois mouillée satisfasse à toutes les conditions voulues pour obtenir un bon ancrage.
L’officier commandant le cinquième détachement est spécialement chargé de la direction du pont, c'est lui qui fait pousser les bateaux au large et qui rectifie ensuite leur position. Il s’assure que les traversières et les cordages d’ancre sont bien tendus et amarrés aux poupées; que les poutrelles «ont accouplées, placées, etbrelées, comme elles doivent l’ètre relativement aux crochets de pontage et que dans le placement des madriers on ne perde pas un seul instant.
Repliement par bateaux successifs d'un pont de bateaux d’équipage de campagne.
Pour replier un pont par bateaux successifs, on enlèved’abord la culée de la rive opposée à celle sur laquelle on replie le pont, puis successivement par travées -, 1* le guindage ; 2° les madriers ; 3° le brelage ; 4° les poutrelles ; 5“ les ancres ; 6° les bateaux 5 7° enfin la seconde culée.
L’enlôvcmcnt de la culée et du guindage ne donne lieu à aucune remarque ; on enlève les madriers par travée jusqu’à 0,32 au delà du plat-bord intérieur du second bateau, pou découvrir en entier les poutrelles de la travée afin qu’on puisse les débrèler. Lorsque les poutrelles sont débrèlées, voici comment on agit pour ramener le premier bateau contre le second et enlever les poutrelles : les hommes chargés des cordages d’ancres et des traversières démarrent dans le premier bateau ces cordages sans les abandonner ; les hommes chargés des poutrelles en saississent le bout, en même temps que les hommes des traversières tirent sur ces cordages pour ramener le premier bateau contre le second ; les hommes qui tiennent le bout des poutrelles avancent sur le tablier du pont ; quand le premier bateau est parvenu à côté du second , les hommes des poutrelles les prennent à l’épaule et se retirent. Aussitôt que le bateau est dégagé Je ses poutrelles on jette la partie libre du cordage d’ancre d’amont dans la nacelle chargée de lever cette ancre et l’on conduit le bateau à la rive ; on opère de même de travée en travée. On emploie une nacelle pour ramener les poutrelles de la première travée sur le tablier du pont.
La nacelle chargée de lever les premières ancres d’amont est amenée à la ligne, en aval du pont, derrière le bateau auquel est amarré le premier cordage d’ancre 5 aussitôt que les hommes de la nacelle ont reçu ce cordage, ils se halent
dessus, tout eu roulant le cordage au fond de la nacelle, jusqu’à ceque l'on soit au-dessus du point où l’ancre est mouillée, là on fait effort pour déraper l’ancre; dès qu’elle est dégagée on se met aux rames et le pilote dirige sa nacelle de manière à passer près de l’extrémité du pont ; à l’instant où elle y arrive on jette le bout d une ligne aux hommes chargés dans les bateaux des cordages d’ancres, ils s’en saisissent promptement, arrêtent la nacelle tout-à-coup et la conduisent à la ligne derrière le bateau où est amarré le cordage de la seconde ancre ; on achève de rouler le cordage et l’on place l’ancre pardessus si elle n’y est déjà.
Cette nacelle, après que la deuxième et troisième ancre sont levées, est conduite à la rive pour déposer à terre les ancres et leurs cordages ; une seconde nacelle lève les trois ancres suivantes et les nacelles se succèdent ainsi jusqu’à ce que toutes les ancres d’amont soient levées.
Il y a dans cette manière de lever les ancres d’amont un moment critique, quandon manœuvre sur une rivière rapide, c’est lorsqu’ après avoir dérapé l’ancre on dirige la nacelle vers l’extrémité du pont pour jeter la ligne aux hommes chargés de la recevoir. Il peut arriver, si la nacelle est mal gouvernée, qu’elle passe trop au large pour qu’on puisse jeter la ligne sur le pont; cette maladresse qui n’occasionne qu’une perte de temps, oblige le pilote à laisser descendre la nacelle en aval du pont, et il ne lui reste d’autre ressource que de chercher à aborder promptement à la rive pour faire ensuite remonter la nacelle à la ligne près du bateau dont on doit lever l'ancre.
Mais si la nacelle, au lieu de passer trop au large, heurte au contraire l’extrémité du pont de toute la vitesse dont elle est animée sur un courant rapide, il peut en résulter des accidens graves ; la nacelle, si le pont résiste au choc, se mettra
ESSAI D’UHE INSTRÜCTSON
en travers sans qü’on puisse toujours la dégager et coulera immanquablement; les hommes qui y sont embarqués n’ont d’autre parti à prendre, pour éviter de tomber à l’eau, que de sauter au plus vite sur le pont. Mais si le pont ne résiste point au choc, si quelques cordages d’ancres viennent à se rompre, une grande partie du pont sera entraîné par le courant et il faudra beaucoup de sang-froid, d’expérience et d’habileté ; pour prévenir de grands malheurs et sauver le matériel.
Les ancres d’aval sont plus faciles à lever; ou laisse descendre la nacelle le long du cordage d’ancre ; on se relient sur ce cordage pour dérayer l’ancre et la rentrer dans la nacelle, puis on remonte la nacelle contre et derrière le bateau ancré en se halanlsur le cordage d’ancre qu’ou roulé au fur à mesure; avant de détacher le cordage de la poupée du bateau, on retient de dessus le pont la nacelle avec une ligne qui sert à la conduire derrière le bateau auquel le cordage d’ancre suivant est amarré.
Pour ramener un bateau à la rive, on amarre une ligne à la poupée intérieure de l’ avant-bec et lorsque le bateau est entièrement deponté on le laisse descendre en aval du poht et on le conduit à la rive; deux liommesentrentdans lebateau pour le diriger soit à la rame ou à la gaffe.
Si pendant le repliement du pont les nacelles ne se succèdent pas assez rapidement pôur lever les ancres d’amont, plutôt que de retarder la manœuvre, on amarre une bouée ou un. morceaude bois léger à l’exlfémitélibredu Cordage qu’on jette à l’eau. La bouée sert à faire retrouver le cordage d’ancre.
Pendant le repliement on range sur la rive le matériel dans le même ordre où il se trouvait avant la ctinstruction du pont, l’on fait étendre les cordages mouillés pour qu’ils puissent sécher.
StiK LE PASSAGE DES RIVIÈRES.
Objets servant au repliement du pont.
DÉSIGNATION des objeU.
QUANTITÉ
emplacement des objets avant la manœuvre.
Nacellps équipées. . .
Lianes
Amarrées à la rive sur laquelle on repliera le pont en aval de la culée.
Rassemblées par espèces au dépôt dés menus objets; les commandes, les masses , les leviers servent à arracher les piquets.
Commandes
Masses en buis. . . .
Leviers
Piquets d'amarrage. .
Plantés le long de la rive pour 1 amarrage des bateaux et nacelles.
L officier commandant la manœuvre emploiera deux officiers, dix sous-officiers ou caporaux, et quatre-vingt-treize hommes, au repliement d’un pont de vingt-cinq bateaux, tendu sur une rivière de rapidité moyenne ; il les partagera en sept détachement conformémens au tableau ci-après.