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3 L -4- 2 ou 1 4 B -f- 11 . 80 3(B+1)
2 B-j-2 10(B+1) 2B--4 2 B- -4 2 B- -4 MB+1)
B nombre de bateaux nécessaire. L largeur de la rivière. Onsupposo les portières de trois bateaux.
Dans ce nombre il y a 14 poutrelles de culée.
On compte 2 ancres par portière.
(I) On peut rendre cette formule plus générale et faire B=LÎl f-j-2;
a désignant la longueur des deux culées, 6 la longueur d'une portière f et c le nombre de bateaux par portières.
ESSAi D’UNE INSTRUCTION
11 entre dans un pont par portières de deux bateaux , la moitié en sus du nombre de bateaux nécessaires pour construire un pont par bateaux successifs , et les deux septièmes en sus lorsque les portières sont de trois bateaux.
L’officier commandant, lorsque les bateaux seront rangés en aval et près de la culée sans qu’aucune portière soit encore construite , emploiera trois officiers , onze sous-officiers et cent hommes, pour jeter un pont de trente-deux bateaux, par portières, sur une rivière de rapidité moyenne et de 153 mètres de largeur, il les partagera en cinq détachcmens conformement au tableau ci-après.
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ESSAI D’UNE INSTRUCTION
Lorsque le pont doit être composé de plus de dix portières, on augmente le nombre des sections des second, troisième et qua'rième détachement.
Lorsque le courant est très-rapide, oh augmente le nombre des sections du troisième détachement pour mouiller deux ancres d’amont par portière, l’on renforce les sections du quatrième ainsi que la première section du cinquième.
Les objets nécessaires pour cette manœuvre, en supposant les bateaux munis de leurs agrès de navigation, sont : 4 nacelles, 9 lignes, 24 masses en bois, 14 marteaux, 14 vrilles, pelles, pioches, dames selon le terrai u à mouvoir.
Repliement par portières d’un pont de bateanx d’équipage de campagne construit par portières.
Un pont par portières peut se replier en ramenant successivement les portières à 4a rive, ou en séparant simultanément toutes les portières qui composent le pont çt^cn les dirigeant à la rame vers la rive.
Pour replier un pont par portières successives, ou enlève la première culée et l’on embarque tous lés matériaux qui la composent dans lèhâieau de culée qneToa conduit à la rame près la rive sur laquelle nu re ploie le poqt. - — -
Pour ramener la première portière, oïl amarre une ligne à la poupée extérieure de l’avant-bec du second bateau de la portière ; on détache les faux-guindages , les amarres et les cordages qui retiennent cette portière ; on la laisse descendre en aval du poot, et au moyen 4e la ligue on la ramène à la rive ; quelques hommes entrent dans le bateau de cette portière pour la diriger à la rame ou à la gaffe.
SU» Uî PASSADE DBS RIVIÈRES. 187
Lorsque toutes les portières sont amenées de la même manière à la rive, on reploie la seconde culée.
Les nacelles chargées de lever les ancres opèrent comme ou l’a prescritlors du repliement d’un pont par bateaux successifs, en considérant chaque portière comme un bateau.
Lorsqu’on veut replier le pont avec plus de promptitude, on amarre des bouées à l’extrémité libre de tous les cordages d’ancre, on fait entrer des hommes dans tous les bateaux extrêmes des portières pour les diriger et les conduire à la rame. Ces préparatifs achevés, on détache en même temps tous les faux-gui ndages et les traversières de jonction, on jette à l’eau tous les cordages d’ancre d’amont, on tire sur les cordages d’ancre d’aval pour dégager les portières et l’on jette ensuite ces cordages à l’eau. Aussitôt que les portières sont libres on les conduit à la rame à l’endroit désigné.
Pour éviter toute confusion, la seconde portière suivra la première, la troisième suivra la seconde et ainsi de suite.
Les culées se lèvent en même temps , et dès que les portières commencent leurs mouvemens , on lève les ancres au moyen des bouées qui servent à les faire retrouver.
Les portières, en arrivant à la rive, seront démolies, à moins qu’on ne doive tendre de nouveau le pont.
Quelques officiers expérimentés n’ approuve nt pas le mode de liaison des portières entre elles tel qu’il est adopté pour les ponts construits avec l’équipage de campagne ; ils trouvent qu’ il faut trop de temps pour démarrer les traversières, pour chasser les coins hors des colliers , ouvrir les colliers et relever les faux-guindages ; qu’il n’y a point assez de jeu entre les portières, et qu’il arrive trop fréquemment que par un faux mouvement les extrémités des poutrelles de deux portières contiguës s’enchevêtrent et qu’il devient alors très difficile de les désunir. Il résulte, suivant eux, que ces obstacles font perdre
ESSAI d’une INSTRUCTION
au pont par portières , jeté avec l'équipage de pont de campagne, une grande partie de ses avantages ; puisque ce pont ne satisfait que très-imparfaitement au but de sa construction , qui est de pouvoir être rompu presque instantanément dans quelques-unes de ses parties comme dans son ensemble, afin de donner passageaux corps flottans qui viendraient menacer le pont.
L’on fera connaître , en parlant de la construction des ponts jetés avec les bateaux du pays, les moyens de jonction que l’on propose de substituer à celui que l’on vient de décrire.
L’officier commandant la manœuvre emploiera trois officiers, neuf sous-officiers ou caporaux et soixante-quatre hommes, au repliement par portières successives d’un pont composé de dix portières, tendu sur une rivière de rapidité moyenne; il les partagera en quatre détachemens, conformément au tableau ci-après.
ESSAI d’une INSTRUCTION
Lorsque le pont est composé de plus de dix portières, ou augmente le nombre des sections des troisième et quatrième détachemens ; lorsque le courant est très-rapide, on renforce la seconde section du second détachement ainsi que les seclions du quatrième.
Les objets suivans sont nécessaires au repliement du pont, en supposant les bateaux munis de leurs agrès de navigation : 5 nacelles, 10 lignes, 6 masses en bois, 2 marteaux, 2 haches, 2 leviers, 2 commandes.
Repliement par parties d’un pont de bateaux d’équipage construit par bateaux successifs.
La facilité qu’offre le repliement d’un pont par portières pour le soustraire aux tentatives de l’ennemi, a fait chercher l’application d’un moyen semblable au repliement d’un pont construit par bateaux successifs.
Ce moyen consiste à diviser le pont en plusieurs parties qu’on ramène comme les portières successivement ou simultanément à la rive; on replie ordinairement le pont par parties de trois bateaux , parce que des parties de plus de trois bateaux seraient difficiles à manœuvrer sur un courant rapide.
Pour isoler une partie , soit la première partie , on découvre la première et la quatrième travée du pont , on empile les madriers de la première travée sur le second bateau de la partie, on debrèle les poutrelles de culée et on les ramène sur le tablier de la partie par dessus les madriers empilés ; on empile les madriers de la quatrième travée sur le second bateau de la seconde partie et l’on ramène sur cette partie les poutrelles de la quatrième travée. La première partie dégagée
on la ramène à la rive et l’on opère ainsi de parties en parties.
Si l’on veut ramener toutes les parties simultanément à la rive , on replie en même temps toutes les travées de jonction comme on vient de l’indiquer et lorsque les parties sont isolées on les conduit à la rive après avoir jeté à l’eau tous les cordages d’ancres munis de bouée.
La manoeuvre du repliement par parties est avantageuse dans plusieurs cas , elle sert à ramener promptement le pont contre la rive, ou derrière une île, ou dans un affluent qui se trouverait en aval ; elle épargne aux travailleurs la peine de transporter les poutrelles et les madriers fort loin lorsque le pont a beaucoup d’étendue.
Pont de bateaux d'équipage de campagne jeté par conversion.
Toutes les fois qu’un ennemi vigilant cherche à empêcher le passage d’une rivière, on ne peut réussir que par surprise et autant qu’on parvienne à lui opposer une troupe plus nombreuse que celle qu’il peut rassembler lui même sur le point menacé ; le moyen le plus prompt dans ce cas est d’ouvrir une communication , et de tendre les ponts par conversion, puisque leur établissement ne demande que quelques minutes ; mais il faut avoir eu le temps et les moyens de les construire à l’insu de l’ennemi, derrière une île ou dans un affluent qui les mettent à l’abri de son feu.
L’officier chargé de cette opération mesure avec la plus grande exactitude la largeur de la rivière à l’emplacement désigné pour le pont , et il s’assurera que dans toute l’étendue nécessaire pour manoeuvrer le pont , il ne se rencontrera aucun obstacle tels que bas fonds, bancs de sable, roches, etc., sur lesquels une partie des bateaux pourrait échouer.
Lorsqu’on aura reconnu en amont du point de passage l’endroit le plus favorable pour établir le pont, on le fera construire le long du bord , l’ avant-bec des bateaux appuyé à la rive {fl g- 7); l’on couvrira tout le tablier de madriers, mais l’on ne brèlera pas les guindages des travées extrêmes, le pont étant terminé on place en a , sur l’avant-dernière travée du pont , les madriers et les poutrelles de la travée de la seconde culée; on embarque dans la nacelle b , amarrée à l’arrière du dernier bateau , outre les objets nécessaires pour la culée , deux forts pieux , deux moutons à bras , des palans équipés ou des cabestans.
On dépose sur le nez de l’avant des bateaux extrêmes du pont le nombre d’ancre d’amont c qu’on doit mobilier, on roule huit à dix mètres de chaque cordage d’ancre sur l’avant des bateaux et derrière l’ancre, le restant du cordage est étendu sur le tablier du pont. On déploie deux cinquenelles e l’une sur l’avant, l’autre sur l’arrière des bateaux du pont , derrière et contre les poupées ; on amarre ces cordages au dernier bateauy ( celui de l’extrémité d’amont ) en embrassant les becs de ce bateau d’un tour de cinquenelles. On tend les cinquenelles et l’on fixe ces cordages aux poupées de tous les bateaux avec des commandes de billots. La partie libre des cinquenelles est roulée en aval sur le tablier du pont. On jette une forte ligne dans l’avant dernier bateau.
On embarque dans une nacelle outre les matériaux- de la première culée , deux pieux , deux moutons à bras , des palans équipés ou des cabestans ; une seconde nacelle porte les madriers et les poutrelles de la première travée. On charge les ancres d’aval et leurs cordages dans les nacelles destinées à les mouiller.
Ces dispositions faites, l'officier commandant feradescen-
dre le pont le long de la rive et l’arrêtera à quinze pas environ en amont de l’emplacement de la première culée ; on plantera, s’il ne se trouve pas à proximité de la culée de bons points d’amarrage ,'deux pieux avec les moutons à bras; ces pieux sont placés en A et B en arrière de la culée et à 1 3 pas l’un de l’autre d’amont en aval. On attache les palans aux pieux , on porte les bouts libres des cinquenelles à terre et on les tend à l’aide des palans.
Si l’on se servait de cabestans au lieu de palans , on arrêterait les cabestans par de bons piquets en avant des cinquenelles , on y enroulerait les cinquenelles qui seraient ensuite amarrées aux pieux.
On attache le bout de la ligne , jeté dans l’avant dernier bateau , à un pieu ou à un arbre D et l’on embrasse une des poupées de l’avant de ce bateau d’un tour dè cordage.
Pour tendre le pont à travers la rivière , on pousse l’extrémité d’amont du pont au large , on file la ligne autour de la poupée de manière à soutenir l’aile marchante et à l’empêcher de prendre une trop grande vitesse pendant la conversion; on mouille les ancres d’amont à mesure que la conversion s’effectue en commençant par la plus rapprochée du pivot , on tend plus ou moins les cordages d’ancre afin de diriger et de maintenir le pont qui doit rester autant que posble en ligne droite pendant la conversion.
Lorsque la conversion est terminée, on arrête la marche du pont au moyen des cordages d’ancre et l’on amarre ces cordages aux poupées des bateaux auxquels ils correspondent en les tendant dans la direction du courant. Si le pont n’était pas à hauteur des culées après la conversion, on le descendrait ou on le remonterait suivant le cas, en agissant en même temps sur tous les cordages d’ancre.