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pour obtenir un entonnoir dont le diamètre sera 3/t;
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pour un diamètre égal à Wh ; " ' • *n- , t .
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pour un diamètre égal à 6 h; 6/t est le plus grand diamètre1 que l’on ait obtenu jusqu’à ce jour, avec des globes decompression. , ,, «sViilli Vtl]/0 nh’<: C.
Si dans ces formules on substitue au. poids de la poudreson volume (admettant que laidensité de la poudre soit telle, que son volume, soit, un dixième en sus du volume d’un même poids d’eau), on aura :
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(1) Voyez l'ouvrage déjà cité de M. Picot, doula plupart de ces dé-
tails sont extraits.
1° C' = 12UI.30/t3 ppp.13iu.73te = 0” «»i'.01375te.
Le côté du culie qui donnera ce volume sera h [/ q 0137o c/i X 0.21 à très-peu près, et le diamètre d’une sphère de ce volume sera h X 0.298.
2" G = 30ui.00te = 33m.00te = 0" *b.083/»3.
Le coté du cube qui donnera ce vôlurtie sera h P'TmÏÏÎü = h X 0.321 a très-peu près, et le diamètre d’une sphère de ce volume sera h X 0.398.
3° G ~125ki,.00A3 =?? 13Crm.50/i3.= 0mcuM375/i3.
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Le côté du cube qui donnera ce volume sera h J/p 1375
= h X 0.316 à très<-peu près, et le diamètre d’une sphère de ce volume sera h X 0.64-.
Si l’on compare maintenant les diamètres des charges supposés sphériques, aux diamètres des entonnoirs produits par ces charges, on voit que dans le premier cas h X 0.298 est à deux centièmes près le dixième du diamètre 3/i deJ’enlonnoir; daDs le second cas h X 0.398 est à deux centièmes près le dixième du diamètre de l’entonnoir; dans le trpisièi^c c.^s/i X 0.64. est up pCu plus que le dixième du diamètre 6/t 'le i entonnoir.
398 ÉSSAI n’urtE INSTRUCTION
On peut donc conclure ce résultat remarquable, que l’action destructive directe de la poudre contre les maçonneries dans les fourneaux surchargés et sans bourrage, s’étend dans un espace mille fois plus grand que le volume de la poudre , ou , en d’autres termes , que le diamètre de cette action ou le diamètre de l’explosion est dix fois lé diamètre de la poudre. Toute maçonnerie limitée à cet espace sera détruite par l’explosion.
On déduit de 1 1 cette règle très-simple pour la démoli* tion des ponts en maçonnerie (et de toute maçonnerie), par les fourneaux sans bourrage surchargés :
« Connaissant la longueur en mètres de la partie de la » clef d’une arche à renverser par un fourneau sans bour- » rage, placé au milieu de cette longueur et à une dis- » tance de l’intrados, qui ne dépasse pas le tiers de ladite » longueur, on en prendra le dixième, soit d ce dixième ; » 0 .ttkd* (volume delà sphère dont le diamètre est d) , » sera le cube de la charge du fourneau qui produira le » résultat demandé. Le poids de celte charge en kilo- » grammes sera le chiffre de ce cube réduit en litres et n diminué d’un dixième. »
On peut encore formuler cette règle de la manière suivante i
« Connaissant le poids de la poudre à employer dans » un fourneau sur la clef d’une arche, on Calculera son » volume sphérique 0.52W3 égal au nombre de litres de » poudre, ce fourneau détruira une longueur de chef égal » à m, si la distance du centre des poudres à l’intrados » n’est pas plus grande que 3.33<i. »
En comparant les formules données, on trouvera qu'une plus petite quantité de poudre répartie dans deux ou trois fourneaux produira plus d’effet qu’une plus grande quantité placée dans un seul fourneau. ' I: ‘
Un fourneau (le 422 kil. de poudre, appliqué sur le milieu de la voûte d’un pont de 12 mètres de largeur et de 1“.30 d’épaisseur h la clef, ne formera, en supposant le centre des poudres à lm. 50 de l’intrados, qu’un entonnoir de 9 mètres d’ouverture, tandis que deux fourneaux de 100 kil. chacun, placés au-dessus de la clef vers le quart de la largeur du pont, à partir de l’aval et de l’amont, détruiront une arche de ce pont, dont on obtiendrait encore la démolition avec trois fourneaux de 42k. 20 de poudre chacun, ou 126 kil. seulement, en disposant ces fourneaux sur la ligne de la clef à 4 mètres de centre en centre.
Les poudres nécessaires à la charge d’un fourneau seront renfermées dans un baril ou dans un collre en bois de forme cubique, ou dans un certain nombre de sacs disposés en tas. Les fourneaux établis dans une tranchée, ou posés simplement sur le pont, seront bourrés de côté, et recouverts de larges pierres, de planches recroisées, de sacs à terre, ou enfin d’une forte toile chargée de terre.
On communique le feu au centre des poudres par un saucisson ou par une traînée de poudre. Le saucisson est un tube cylindrique en toile, île 20 à 15 millimètres de diamètre , que l’on remplit de poudre ; on place quelquefois le saucisson ou la traînée de poudre dans un auget. Le feu se met à l’extrémité du saucisson ou de la traînée de poudre au moyen d’une lance d’une composition lente ou d’un moine. Le moine est une pyramide quadrangulaire en amadou, dont la base, frottée de pulvérin, repose sur la poudre du saucisson ; la pointe du moine saille en dehors d’une forte feuille de papier, retenue aux quatre coins par de la terre sècbe ou des cailloux. On allume la tête du moine avec un autre morceau d’amadou semblable au premier, que l’on nomme témoin. On apprécie par la
combustion du témoin le moment où le feu prendra au saucisson. On met encore le feu aux fourneaux par une fusée qu’on lance dans un conduit en bois ou en fer-blanc aboutissant au centre des poudres, ou par un mouvement d’horlogerie qui, à l’instant voulu, laisse tomber un marteau sur des amorces fulminantes.
Lorsque plusieurs fourneaux doivent jouer simultanément, il est nécessaire de compasscr leurs feux, c’est-àdire de régler la longueur des saucissons de telle sorte, que le feu soit porté au même instant au centre des poudres de chaque fourneau.
Les expériences faites à Metz en 1832, à Fécole régimentaire du génie, ont fourni les données suivantes :
La vitesse d’inflammation d’un saucisson en toile de 0“.014 (6 lig.) de diamètre intérieur est de 3™. 45 par seconde (17" pour 58™. GO). Ce saucisson était couché sur terre, à l’air libre, et retenupar deux piquets croisés de 8 en 8 mètres. Deux saucissons semblables ayant été placés parallèlement à 3'". 50 d’intervalle, le feu mis à l’un se communiqua, après 26 mètres de trajet, à l’autre, et tous deux achevèrent de brûler simultanément.
La vitesse d’inflammation d’un saucisson semblable, renfermé dans un auget en bois de 0ra.02 de côté intérieur , a été de 5m.32 par seconde ( 4" pour 21™. 30 ), les tringles de l’auget furent déclouées mais non brisées.
La vitesse d’inflammation ' d’une simple traînée de poudre de Ok.162 par mètre courant, comme pour le saucisson cbdesSus , est de 2*. 40 par seconde ( 2!>" pour GO”). 'Jml •eu - - o 1 1 ; > •
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Destruction des ponts de l'ennemi.
Les moyens les plus simples dont on puisse se servir pour rompre les ponts militaires établis par l'ennemi, consistent à abandonner au courant, et à diriger contre les ponts de fortes pièces de bois , des arbres entiers munis de leurs branches et de leurs racines, des radeaux d’arbres, des grands bateaux chargés; plus la rivière sera rapide, plus l’on pourra espérer de réussir.
Les radeaux que l’on construira dans ce but seront plus larges que l’ouverture des travées des ponts , on les composera de plusieurs rangées d’arbres superposées les unes sur les autres, et afin que l’ennemi ne puisse les disloquer, on les assemblera au moyen de chevilles en fer. On élèvera, de distance en distance, sur le milieu des radeaux, des petits mâts solidement arc-boutés dans tous les sens, et assez haut pour rencontrer et heurter le tablier du pont. On empêchera les postes d’observation d’aborder à ces radeaux en parsemant leur surface d’obus et de grenades disposés pour éclater successivement.
On charge les grands bateaux pour augmenter leur masse et leur vitesse , et par conséquent l'intensité de leur choc contre les ponts ; on réglera leur chargement suivant la profondeur de la rivière. On lance sur les grandes rivières des trains de plusieurs bateaux ou radeaux réunis entre eux par des chaînes.
On organise souvent des bateaux en brûlots , en les chargeant d’artifices et de matières combustibles, et on les dirige tout enflammés sur les ponts.
(Tom. I, 3* Liv. ) 26