‹ Essai d'une philosophie de l'histoire, Volume 1Chapitre 101 sur 139 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

«xtérieurs que le clavier de notre intelligence autre néoessaironent en jeu? Or le navigateur quittant le sol solide, assuré, dont il avait l'habitude , se trouva tout à coup transporté sur un élément mobile, perfide, yariabte , qu'il fallut apprendre à connaîbre et à maîtriser. Laihardîesse irréOécbie, le courage brutal, la confiance iDimifeéeen sapropref<»rce, apanage de l'homme primitif , tout cela devenait insuffisant dans cette lutte nouvelle; c'est par l'intelligence et le sang-froid qae l'homme devait triompher. Les plus anciennes traditions nous parlent des Titans foudroyés, c'est-à-dire des forces indomptées de la nature réduites à subir l'ordre, la régularité; elles nous racontent Thistoûre des praniers hâros., qui passent leur vie à dompter les monstres , à déf ridier les forêts, à écaurter tout obstacle de la route de l'humanité. Mais l'océan , qui dévore tant de livictimes sans en être jamais rassasié , qui par le bruit terrible de ses vagues ne cesse de menacer ; cet abime sans fond, jamais fermé , toujours béant , l'océan n'est-il pas le plus terrible des monstres que l'homme ait été appelé à vaincre , le plus redoutable des obstacles semés sur sa route? Gloire donc à la Phénicie, qui, dans l'histoire du monde, se montre à nous comme le héros victorieux!

Les Phéniciens tirèrwt de bonne heure un parti inunense du nouveau moyen de progrès social sorti de leurs mains ; ils mirent en communication des peuples que jusque là tout avait séparés, distance, îustitutions, etc. ; ils abordèrent à tous les rivages de la Méditerranée, les rapprochèrent, les mirent en con-

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