LIVRE IL —La SocièTÉ
Argument. — Puissance de la parole. — Rapports entre l'intelligence , l'organisme et le monde extérieur. — Les langues tirent leur origine des rapports précédents ; elles en sont une des faces. — De là seulement leur possibilité d'être et leur énergie primitive. — Les premiers hommes en rapports intimes et profonds avec la nature extérieure.
— Energie et puissance des langues primitives. — Des moyens par lesquels l'homme a d'abord rendu sa pensée.
— L'homme étend et multiplie sa vie par le langage. — Rapports de la parole et de la pensée ; des animaux par
TIBLB DES KATlàRBS. 447
rapport au langage. — L'homme arrive sur la terre homme fait, non enfant. — La société, condition du développement intellectuel de Thorame. — La société se trouva primitivement constituée. — Les hommes ont parlé la langue religieuse aussi hien que le langage ordinaire. — Des formes diverses des cultes. — LTiomme intellectuel n'existe que par la société. — De la loi générale du développement de l'être collectif ou social, — Les peuples participent à la vie générale de l'humanité. — De la triple vie de l'humanité dans la triple vie des peuples. — En quoi consiste cette triple vie des peuples. — Les sociétés, depuis leur origine, se sont rapprochées de plus en plus des formes de nos sociétés actuelles. — Rapports préétablis entre les peuples et les contrées qu'ils occupent. — Combinaison de la liberté et de la nécessité dans trois institutions fondamentales de la société. — Les tribus sauvages constituent des sociétés aussi bien que les peuples les plus policés. — Du mouvement de composition et de décomposition sociale et de ses limites. — Objection contre l'institution arbiti*aire des langues , de la société , des croyaiices. — Nécessité de rattacher le présent au passé; erreur d'optique philosophique. — Les publicistes du dix-huitième siècle ont conclu pour l'homme en sens inverse de l'observation 83