Tome I
14^ PfilLOSOPHlk DE L'HiStOlIliB.
les dérouler dans le teiûps, encore moins irattâcb'er les effets aux causes, tes causes aux teffétè. L'homme primitif devait apprendre à voir par les yeux de Tintelligence comme Tenfaiil par ceux du corps, tous les objets semblent à ce dernier à la portée de sa main; il veut toucher le ciel, s'éàiparer du soleil, des étoiles, de la lune : Texpérie^ce, puis un raisôtiuetnent d'abord fort confus , lui enseignent à éloigner toutes ces choses qu'il a crues voismes, à les reporter au dehors, à lés ranger dans un certain ordre , danis (^ét*tâiDS rappwts déterminés. C'est u"né étude attatôgué que durent faire les faombies despretniers âges. À Tépoque dont nous partons , toutes ces choses dont ils avaient une intuition si puissante, ifs étaient incapables de leur imposer Uh ordiie,^oit entré elles, sbît par Rapport à eux-mêmes; ils n'avaient du tethps 6t de Tespacë qu'un sentiment vague, indéterminé. Le ciel et la terre se conftmdaient dans leur esprit, comifie à leurs yeux, aux extrémités de Thorizon. L'tmivfers tout enti^, c'était le lieu où ils vivaient, cette portion de t^re qu'ils emlw^ssaient du regard, qu'ils foulaient du pied. Le ciel , les dieux du cid , le mohde matériel, se touchaient, ise mêlaient, dans des ubtioris encore mal définies. Les premiers révélateurs qui partèrfent de Difeu aux hommes leur parurent des habitants d'un autt*e monde, en un mot dés dieux. D'ailleurs ceè premiers voyants j ces premiers révélateurs, supérieurs au reste de leurs contemporains sous tant de rapports, ne Tétiaiént pas, ne pouvaient Têtre quant aux iffecultés de l'analyse et de la réflexion , dont le temps n'était ptes encore venu. Ils durent partager sur