LITRB III. — LK 1I0N&E PRIMITIF
les planètes reçurent des noms qui les distinguent des étoiles } les constellations et le zodiaque apparaissent dès l'origine de Thistoire. La contrée occupée par un peuple, après avoir été pour lui le monde entier y demeurait à ses yeux le centre du monde matériel. La terr^ s'offrait à lui sous la forme d'une plaine immense dont il s'imaginait occuper la partie centrale; il distribuait dans l'espace toutes les autres contrées , d'une manière arbitraire et capricieuse. II n'appartenait qu'à la navigation de nous faire connaître la vraie figure du globe , et la navigation fut inconnue aux siècles primitifs.
La guerre , ce grand moyen de civilisation pour les peuples anciens , contribua puissamment , dès l'origine , à développer toutes les branches de l'industrie. L'homme voulut suppléer à la faiblesse des moyens d'attaque et de défense dont l'avait pourvu la nature ; il sut se cré^r des armes. Les pierres , les cornes des animaux , les bâtons durcis au feu , pesants par l'un de leurs bouts et formant massue , les haches de cailloux , la lance , le javelot , furent des inventions pour ainsi dire naturelles. Plus tard , il y joignit l'arc et la fronde, plus diflSciles à trouver. Les métaux, quand il sut les travailler, lui donnèrent l'épée , le sabre , le bouclier , la cuirasse. Il amena sur le champ de bataille le cheval récemment dompté , et qu'il commença par atteler à des chariots de guerre avant de le monter. Sous les murs d'Ilion , le guerrier, abandonnant à un compagnon le soin de guider les coursiers , s'élance du char quand il veut combattre , ou combat sur le char même comme s'il était à pied.