‹ Essai d'une philosophie de l'histoire, Volume 1Chapitre 81 sur 139 · LIVRE IV.— 'LB MONDE ORIEIfTAL · texte numérisé non relu

LIVRE IV.— 'LB MONDE ORIEIfTAL

libre de disposer des uns et des autres, et de vendre les pères et les enfants si cela lui fait plaisir* a La prix de ces esclaves est fort modéré, ajoute Tabbé Dubois ; des renseignements positifs portent à trois roupies et cent serons , ou à une quantité de riz égale à la charge d'un bœuf, la valeur vénale d'un esclave mâle , encore jeune et en état de travailler. » £t cependant cette sorte d'esclavage n'est pas le terme extrême des misères auxquelles l'homme peut descendre sur ce sol. Dans les forets de la côte de Malabar, il existe une tribu, celle des Pouliahsj dont la condition est bien inférieure à celle des pariahs du reste de la presqu'île. Confinés dans les forêts qui couvrent cette côte , il leur est interdit de se bâtir des maisons ; ils en sont réduits à se construire des espèces de nids au milieu des arbres les plus touffus. C'est là qu'ils vivent nuit et jour, osant à peine en descendre ; car tout naïr, c'est-à-dire tout membre de la caste des guerriers , qu'ils rencontreraient , a droit de les poignarder. L'opinion, qui ne connaît pas de limite à ses étranges fantaisies , cette mèoote opinion qui voit un dieu dans un brahme , place ces malheureux bien au dessous des animaux dont ils partagent les sauvages retraites,

Les Yedas sont l'expression spontanée du génie indou. C'est un recueil d'hymnes religieuses, de poésies sacrées , où sont renfermées ses premières inspirations sur Dieu , l'homme, le monde, et leurs rapports mutuels. Le Ramayana, leMahabarata, les Pouranas, d3ntiennent l'histoire primitive et mythologique de l'Inde. Le Ramayana , dont Rama est le héros, est

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