‹ Essai d'une philosophie de l'histoire, Volume 1Chapitre 91 sur 139 · LE MONDE PERSAN · texte numérisé non relu

LE MONDE PERSAN

Les Perses ou Mèdes^ qui ouvrent Vère historique dont nous allons maintenant nous occuper, commencent leur histoire par une cosmogonie. Nous avons dit comment , à chacune des créations d'Ormuzd , Arihman en oppose une mauvaise, fimeste, malfaisante ; cequi continua quand Ormuzd envintàdonner le jour à l'humanité. Il produisit un homme , nommé Eaïomortz y premier-né du monde, appelé à une longue vie, doué d'un corps éclatant, resplendissant de lumière , et , plus que tout cela, doué de la parole. Mais un autre homme, sorti d'Arihman, naquit en même tesQpS) celui-ci destiné aux ténèbres, chargé d'un corps pesant, condamné au mutisme. Grande et noble idée , disons-le en passant, d'avoir fait de la parole le signe de la noblesse et de la prédestination de

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la race humaine. Or de la semence deEaïomortz, rhomme primitif, cosmogonique, naquirent un homme et une femme d'où sortit le genre humain, dont les Perses , la nation sainte , sacrée, formaient la portion la plus pure et la plus noble. Bientôt des événements sociaux, racontés sous formes symboliques, remplissent de merveilleuses légendes. Grand nombre de rois d'originp divine, législateurs, conquérants, se succèdent : Hoshing , qui purge la terre d'animaux monstrueux ; Tahmouras , au dessus duquel voltigeait sans cesse, pour l'instruire et le guider, un oiseau merveilleux, Simorg; enfin Djemschid, le plus grand, le plus illustre de tous, demeuré le type et le modèle de ses successeurs , auquel Ormuzd révéla le vendidad ou parole sacrée ; le premier qui pratiqua l'agriculture , en entr'ouvrant le sein de la terre avec un poignar4 d'or. Ce fut eooore lui qui conduisit des fleuves et des rivières à travers la œn* trée , qui enseigna les différents art^ de la vie socisdie; en un mot, qui réunit en lui tous l^s caractères dit hé* ros, du fondateur d'empire. Il succocoba, toi^^fois, sous les coups de l'impie Zohah à la peau ncâre, csar* l'oauvre d'Ormuzd ne pouvait manquer d!êtiîe incessamment troublée par celle d'Ârihman. Sous un dea successeurs de Djemschid, Feridoun, l'empire sa partagea en deux parties séparées , qui prirent les noms^ d'Iran et de Touran; elles se font une guBme acharnée , où brille^ le héros de la Perse, Rustam, et doM les événements, en partie réels, coostitaient l'ancienne hi3toire mythique de la Perse. I^ dynastie des Pischadiens s'éteignit pendant cette lutte, et fut rem-

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