USE
abréger, je renvoie ceux qui désireraient étudier de plus près la question à trois documents principaux : le discours de G. Deville à la Chambre en novembre 1897, le livre de Vandervelde', la polémique qui s’est poursuivie en novembre 1897 dans la Petite République entre M. Goblet et mot. Je renvoie enfin à mon livre sur le Régime socialiste. Ces documents représentent l'opinion de diverses écoles. Mais une commune théorie, très nette, s’en dégage, et la voici : universaliser la propriété en la transformant et en la limitant, en assurant à chacun une part du revenu national. Dans la société devenue une vaste coopérative, chacun touche un dividende proportionné à son travail, car le droit de chacun étant fondé sur le travail, chacun a droit au produit intégral de son travail, qui n'est que le prolongement légitime de la personnalité humaine. La propriété dans ce système est universelle ; pour l'être elle est indivise, et de la sorte les nouveaux venus pourront eux aussi s'asseoir au banquet de la vie. Et qu'on ne dise pas que cette propriété est illusoire; elle est parfaitement réelle, analogue à la propriété du pensionné qui reçoitsa pension. C'est la propriété de consommation, où chacun reçoit sa part personnelle qu'il peut employer comme il le préfère, mais qu'il ne peut capilaliser. Ce qui est exclu, supprimé, c'est donc seulement la propriété d'exploitation, celle qui permet à un homme de faire travailler un autre homme à son profit. En effet toute reconstitution du capital privé