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agissant de sa propre initiative, alors qu’en fait il avait recu un mandat spécial ; puis à Phypothèse inverse, dans laquelle le représentant, agissanteffectivement pour lui-même, est considéré par les tiers comme un simple messager.
Examinant le premier cas, Mitteis suppose un représentant quiareçu du représenté mandat d'acheter le cheval æ. Si alors le représentant connaissait les vices cachés du cheval qu'il a acheté, etque le représenté lesignoràt, on ne peut douter de la possibilité pour celui-ci d'exercer l’action redlubitoria. Mais, si le représentant s’est comporté comme agissant pour lui-même, le tiers, c’est-à-dire le vendeur, pourra valablementrépondre qu'il avait des raisons de croire, au moment du contrat, qu'il ne serait pas tenu des vices cachés, et que la déclaration faite ensuite par le représenté ne le regarde en aucune facon.
Si, à l'inverse, le représentant s’est trompé, et a acheté le cheval 1 au lieu de æ, tout en déclarant la volonté du représenté, le contrat sera valable dans toutes ses parties, puisqu'il répond à la volonté commune du représentant et du représenté, et qu’en outre le tiers n’en souffre pas.
Le représentant a-t-il, au contraire, paru se comporter comme un messager, alors qu’en réalité il a déclaré sa propre volonté, il faut poser
Mr) Si
comme régle que le tiers a le droit de considérer la déclaration de volonté qui a concouru à la formation du contrat comme émanant du représenté, et qu'il peut lui attribuer cette déclaration telle qu’elle semble avoir été faite par le représentant. Par exemple f!, le représentant a été autorisé à acheter le cheval æ ou le cheval y; il déclare par erreur æau lieu de y: le contrat est valable, puisque le principal voulait éventuellement acheter æ, et que, au regard des tiers, c’est lui qui à réellement déclaré æ. Mais, si le représentant a donné pour æ les 200 fr. qu'il voulait bien donner pour /, mais non pour æ, on ne peut, ici même, voir autre chose qu’une autorisation qui lui a été éventuellementaccordée de donner pour æ aussi 200 fr. Et, dans ce cas, le tiers avant le droit d'apprécier les effets de la déclaration du représentant comme étant celle du représenté, l'erreur dureprésentantne pourra pas lui être opposée %?.
30.—Ces conséquences n’ont pas été admises par Tartufari ®, qui accepte cependant le principe posé par Mitteis, mais s’en écarte sur les