Voir supra, n° 47, p
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81. — Un dernier argument a été fait contre le système de la gestion d’affaires. C’est celui-là qui nous intéresse surlout; il semble très fort, et on peut affirmer que c’est lui qui a fait abandonner par tous les auteurs la théorie de la gestion d’affaires, que cependant ils auraient bien voulu appliquer pour donner action directe à l’ouvrier. On peutle formuler de la façon suivante : il n'y a gestion d’affaires que quand le sérant a stipulé au nom du géré ; or, dans l'assurance collective, le patron stipule en son nom ; il n’est donc pas le représentant de ses ouvriers. « Nous ne nions pas, dit M. Labbé, que le patron ait fait dans un sens vague l'affaire de ses ouvriers ; mais... poursque le gérant d’affaires fasse acquérir au géré le droit par lui stipulé, il fant qu'il ait, comme le mandataire, agi au nom d'autrui .»
Pour renvérser ce dernier obstacle. à la théorie de la gestion d’affaires, il suffit de reprendre ici le raisonnement que nous avons fait à propos de la déclaration de command.
Pourquoi exige-t- on, pour qu'il y ait représentation, l'agissement au nom du représenté ?
Parce que le rapport de représentation n’est créé que si le représentant a lintention d'agir pour autrui, et que si cette intention est révélée au üers avec lequel il contracte et partagée par lui, Or, la meilleure manière d'indiquer à quel-