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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Toutes les personnes que la nature de leurs études oblige à se livrer à des recherches bibliographiques savent les difficultés auxquelles on se heurte généralement dans ce genre de recherches. Il est difficile de traiter un sujet quelconque sans tenir compte de ce qu'ont fait ceux qui nous ont précédé, mais le plus souvent les intéressés — surtout quand il s’agit d’étudiants, encore novices dans ce genre de travail,— ne savent où rechercher les documents dont ils ont besoin et viennent consulter les fonctionnaires attachés à nos bibliothèques ; ceux-ci ne demandent pas mieux que de guider les lecteurs, en leur indiquant les sources principales ; ils ne peuvent faire davantage sans sortir de leur rôle.

Notre but, dans ce modeste travail, serait précisément de donner aux travailleurs le moyen de se reconnaître dans le dédale des publications où sont dispersés les renseignements qui leur sont nécessaires, en un mot de faciliter les recherches que leur imposent leurs travaux historiques et scientifiques.

Pour cela, une simple énumération d’ouvrages médicaux serait sans utilité pratique. Ce qu’il faudrait, ce serait de présenter au public médical le tableau raisonné des principaux recueils bibliographiques pouvant fournir des indications relatives aux sciences médicales, prises soit dans leur ensemble, soit plus particulièrement dans les branches spéciales.

Qu’on ne s’attende pas à trouver ici une liste absolument complète des bibliographies médicales. Quelques-unes, insignifiantes ou trop défectueuses, ont dû être éliminées; beaucoup, d’ailleurs déjà anciennes, faisaient double emploi avec d’autres plus considérables, mieux disposées, plus exactes et plus modernes. Ce n’est donc pas, à proprement parler, une Bibliotheca bibliographies medica que nous avons tenté de rédiger. Le temps nous aurait manqué pour

donner une pareille extension à notre travail. 11 en résulte que celuici renfermera un grand nombre d’omissions volontaires. Mais ajoutons tout de suite que ces lacunes ne nuisent pas à l’unité ni à l’utilité de l’ensemble. Du reste, nous nous sommes surtout attaché à décrire les répertoires et les ouvrages bibliographiques qui existent à la Faculté de médecine de Paris. Ce sont les seuls, comme nous les avons eus entre les mains, que nous puissions décrire avec toute la précision nécessaire ; ce sont aussi les plus importants et les plus indispensables.

Ce serait une erreur de croire que les ouvrages purement bibliographiques, catalogues de bibliothèques, comme YIndex-Catalogue de la bibliothèque du chirurgien-général de Washington, catalogues de libraires, répertoires périodiques analytiques ou non, etc., suffisent pour fournir tous les renseignements qui peuvent être utiles pour un travail donné. Dans bien des cas, il y aura lieu de consulter encore d’autres publications, les dictionnaires, les encyclopédies, les compendium et autres grands ouvrages, voire même certaines monographies accompagnées de bibliographie, etc. On trouvera dans notre travail quelques indications sur cette dernière catégorie d’ouvrages, mais ici encore il a fallu nous limiter.

Utilité de la l>il>lioyr(i]iliie.

On a pu voir, par ce qui précède, que la bibliographie présente une utilité réelle. Au premier abord, elle fait l’effet d’une science bien aride. Ce n’est que par la pratique qu’on arrive à l’aimer — amour d’ailleurs obligatoire pour tout chercheur consciencieux. Il faut avoir été aux prises avec des difficultés toutes particulières, avoir réussi à les vaincre au prix de longues et patientes recherches ; il faut être parvenu, par un travail opiniâtre, à se familiariser avec le maniement des répertoires et de toutes les publications qui peuvent fournir directement ou indirectement les renseignements nécessaires, pour reconnaître toute l’importance de la science bibliographique et les services immenses qu’elle peut rendre.

Cependant son étude est en général bien négligée et ordinairement

l'on ne s’y adonne que contraint et forcé en quelque sorte. De là une inexpérience déplorable, une véritable lacune dans l’éducation scientifique de nos médecins. Et il se trouve précisément, comme l’a dit Billings en parlantde la méthode bibliographique, « qu’environun tiers de toute la littérature du monde appartient à la médecine et aux sciences accessoires ». (Revue scientifique, 1882, II, p. 586-596.)

En raison môme de cette multiplicité de publications, on concevra sans peine que celui qui, par ses connaissances bibliographiques, est arrivé à s’orienter dans les recherches que nécessite aujourd’hui tout travail médical, fait une sérieuse économie de temps et peut ainsi consacrer à l’étude ce facteur précieux, au lieu de le perdre dans un labeur plus ou moins fastidieux dépensé à trouver les renseignements nécessaires à ses recherches.

A la Faculté de médecine de Paris, on avait du reste déjà compris la nécessité de cette étude, ou au moins l’avantage que l’on pouvait en retirer, puisqu’au début du siècle, le professeur chargé du cours d’histoire de la médecine était également chargé du cours de bibliographie médicale. Le bibliothécaire de l’École en fut chargé à son tour plus tard. A l’heure actuelle la chaire en question est une chaire d’histoire de la médecine simplement; néanmoins, son titulaire, notre excellent maître, M. le professeur Laboulbène, s’intéresse vivement à l’étude de la bibliographie médicale et, dans son enseignement, il ne manque pas l’occasion d’appeler l’attention de ses auditeurs sur la portée de cette étude et son importance. L’enseignement et la vulgarisation de la bibliographie doivent certainement atténuer bien des inconvénients qui résultent, à n’en pas douter, de son ignorance.

N’est-ce pas en effet parce que l’on connaît trop peu les répertoires bibliographiques, que les recherches paraissent si rebutantes et si hérisséesde difficultés? Il en résulte évidemment une lenteur qui agace la patience du travailleur. De plus, à côté de la perte de temps souvent considérable qu’elles occasionnent dans ces conditions défectueuses, il y a encore l’inconvénient de ces redites et de toutes ces répétitions inutiles que l’on rencontre dans bon nombre de travaux scientifiques, souvent même élaborés d’autre part avec un soin minutieux !

Nous ne prétendons pas qu’il faille condamner nos étudiants à suivre des cours de bibliographie à l’École des Chartes ou ailleurs. Ils trouveraient cependant le moyen de se familiariser avec cette science si

aride et si rebutante au premier aspect, en consultant, à l’occasion des recherches que leur imposent la préparation des concours de l’externat et de l'internat et la rédaction de leurs thèses, tout d’abord leurs maîtres, en particulier M. le professeur Laboulbène, ensuite les fonctionnaires attachés à la Bibliothèque, qui ne demandent pas mieux que de les guider et de les initier au maniement intelligent des répertoires, ces instruments de recherches dont ils devraient pouvoir se servir aussi facilement que de dictionnaires.

Répertoires bibliographiques.

Dans la Grande Encyclopédie, M. E.-D. Grand, à l’article Bibliographie, définit celle-ci : « la science des livres au point de vue de leur description et de leur classification matérielles ou intellectuelles ».

La Bibliographie médicale, par conséquent, doit être comprise comme étant l’étude des livres médicaux, sous le rapport de leur description et de leur classification raisonnées. Elle est une section importante de la Bibliographie générale, et consiste dans l’étude des répertoires qui font connaître les ouvrages se rattachant à un titre quelconque aux sciences médicales.

La bibliographie, à notre point de vue, traite : 1° des répertoires bibliographiques généraux où les livres intéressant l’histoire des progrès de la médecine sont indiqués en même temps que les livres relatifs à toutes les branches de l’art de guérir, ainsi que ceux qui se rapportent aux autres sections des connaissances humaines dans leur ensemble, depuis l’invention de l’imprimerie jusqu’à nos jours ; 2° dès répertoires spéciaux qui sont exclusivement consacrés aux ouvrages et mémoires purement médicaux, portant soit sur l’ensemble des sciences médicales et de leurs annexes, soit seulement sur une de leurs parties considérée séparément.

Les travaux ainsi inventoriés peuvent être anciens ou modernes ; nous ferons d'abord la distinction des bibliographies médicales en Bibliographies médicales rétrospectives, accompagnées ou non de suppléments, et en Bibliographies médicales périodiques, qui donnent la bibliographie courante. Nous rencontrons encore desbibliogra-

phies médicales se rapportant à telle période chronologique ou à telle époque de l’histoire de la médecine. Enfin les répertoires peuvent également avoir été établis dans l'intention de réunir ensemble différents travaux reliés par un lien commun, ou répondant à une idée commune ; c’est ainsi que nous avons des répertoires sur la bibliographie des médecins poètes, des médecins numismates, etc.

Nous ne nous arrêterons qu’à ceux qui présentent réellement un certain intérêt au point de vue historico-médical.

Signalons enfin les bibliographies qui ont pour but de réunir les œuvres médicales écrites dans une même langue, ou publiées dans un même pays, ou au sujet d’un pays donné, c’est-à-dire les Bibliographies médicales nationales, par opposition aux Bibliographies universelles qui concernent la littérature en toute langue et en tout pays.

Considérations historiques.

On a ressenti évidemment depuis fort longtemps le besoin de guides sûrs, auxquels on puisse se confier, pour arriver à se diriger au milieu du grand nombre de publications et de travaux imprimés réunis dans les collections médicales, aussi bien en France qu’à l’étranger.

En effet, malgré toute la patience, toute l’assiduité que l’on pourrait apporter à de semblables recherches, si l’on n’avait pas d’ouvrages de référence qu’on puisse consulter, on risquerait bien souvent de s’égarer, même si l’on avait le bonheur d’avoir à sa disposition une mémoire prodigieuse : cela ne suffit plus.

On peut à chaque instant du reste, sans être auteur soi-même, se trouver dans la nécessité soit de constater ou de contrôler l’existence ou la priorité de certains travaux, soit de consulter leurs différentes éditions, les annotations, additions et corrections qui y ont été apportées par des commentateurs, ou leurs traductions, soit enfin de s’assurer de l’exactitude de notes, de citations ou de comptes rendus analytiquesou critiques que l’on peut avoirà sa disposition.

On ne saurait du reste toujours se contenter d’analyses critiques plus ou moins exactes, publiées dans les périodiques, ou encore d’affirmations étrangères qui peuvent être absolument indifférentes à la question qui nous occupe, et souvent peu précises, sinon fausses.

On se trouve ainsi exposé à perpétuer des erreurs plus ou moins grossières, et chaque fois il devient de plus en plus difficile de les contrôler, et par suite de les rectifier, si l’on ne se donne pas la peine de remonter tout de suite aux sources mêmes.

Beaucoup detravailleurs finissent par se perdre complètement parmi les indications aussi nombreuses que mal données, et parfois plus ou moins contradictoires, impossibles du reste à retrouver ; de telles indications peuvent même se rencontrer malheureusement dans des livres des plus recommandables, et dus à la plume d’auteurs plus célèbres à d’autres titres qu’à celui plus modeste de bibliographe.

Nous avons dit plus haut que la production littéraire et scientifique ne cessait de s’accroître chaque jour davantage, par suite même des

progrès incessants de la pensée humaine, des découvertes nouvelles

delà science, des perfectionnements apportés aux procédés typographiques, puis par suite de la grande profusion des journaux scientifiques, aussi bien que des journaux politiques ou littéraires, de valeur très inégale.

On risque fort de s’égarer dans ce labyrinthe si l’on n’a pas pris la précaution de s’assurer de guides.

Ces guides, ce sont nos répertoires bibliographiques. Tous ceux qui ont eu à surmonter des difficultés souvent considérables, dans leurs recherches bibliographiques, savent combien ces instruments de travail sont précieux et peuvent rendre^ de services. Ils répondent bien au besoin que nous signalions plus haut ; non seulement ils méritent, pour être consultés avec fruit, d’être bien connus : c’est dans ce but même qu’ils ont été créés, et l’on peut dire qu’ils s’imposaient ; mais il faut d’abord que leur existence même ne soit pas ignorée, et ensuite, si nous voulons en retirer quelque profit, nous devons apprendre à les connaître intimement pour savoir bien nous en servir, le cas échéant.

Leur valeur est de nature bien diverse. On a publié de bons recueils bibliographiques. Mais tous ne répondent pas absolument à ce qu'on pouvait en attendre. Cette inégalité dans leur valeur ne tient pas toujours à la difficulté incontestable que présente l’élaboration de pareilles œuvres, et au temps relativement long qu’il faut y consacrer ; semblables travaux demandent beaucoup de patience évidemment. On ne doit donc pas s’étonner de leur diversité qui nous semble s’expliquer par la nature même des ouvrages qu’ils sont destinés à classer et à faire connaître.

Telle catégorie de travaux scientifiques sera plus facile à traiter que telle autre ; et l’on doit tenir compte également de l’étendue de chacune d’entre elles.

1" liiMiograpliic générale envisagée au point «le vue médical.

Dans l’antiquité et au moyen âge, la bibliographie n’existait pas. Les manuscrits portaient rarement un titre invariable, etétaient encore plus

rarement datés. Vers le XIV e siècle on vit bien apparaître quelques catalogues manuscrits de livres, mais les titres étaient toujours abrégés et souvent erronés. Les catalogues de librairie n’acquirent quelque importance qu’après la découverte de l’imprimerie, et tout le monde connaît les fameux Mess-Ka.ta.loge allemands, rédigés en vue des foires de Francfort et de Leipzig et généralement mieux soignés que dans les autres pays; aujourd’hui les catalogues de librairie sont extrêmement nombreux dans tous les pays, et lorsqu’ils ne sont pas faits absolument au point de vue commercial, ils peuvent offrir souvent la valeur de documents bibliographiques.

La véritable histoire de la bibliographie ne commence qu’avec l’imprimerie, et le premier ouvrage bibliographique qui ait été publié est la fameuse Bibliotheca. universalis de Conrad Gesner, parue en 1545. Encore était-ce plutôt une bio-bibliographie qu’une bibliographie proprement dite.

En France parurent à peu près sur le même plan la Bibliothèque françoise de François Grudé, sieur de La Croix-du-Maine, en 1584, et celle d’Antoine Du Verdier, en 1585 ; en Angleterre, un ouvrage semblable de John Baie parut en 1557-59 ; enfin, en Italie, un répertoire bio-bibliographique surtout au point de vue littéraire, de Francesco Doni, qui vit le jour en 1550. Plus tard seulement les ouvrages de bibliographie pure firent leur apparition. On peut ranger dans cette catégorieles catalogues de Plantin (1615 et 1642) et de la librairie des Elzévirs (1628 et 1649), etc. ; et à côté des Mess-Ka.ta.loge qui se continuent encore aujourd’hui, ceux de Cless (1602) et de Draudius (1625), en Allemagne; de Louis Jacob (1643-47), en France; de Clavell (1696), en Angleterre, etc. Beaucoup de ces catalogues ne renferment même pas de médecine. Nous ne nous en occuperons donc pas davantage, pas plus que des autres catalogues et bibliographies, ou Bibliothèques , qui parurent aux XVI e et XVII e siècles.

La bibliographie ne devient une science constituée qu’au XVIII 0 siècle. Nous dépasserions notre but en nommant toutes les bibliogra- ’ générales qui virent le jour depuis lors. Gitons seulement les plus importantes : il y aura toujours intérêt à consulter, pour la bibliographie ancienne, Th. Georgi. Allgemeines europaisches Bûcher-Lexikon (1750-58), par exemple. Seront toujours indispensables des monuments bibliographiques tels que F.-A. Ebert.

Allgemeines bibliographisches Lexikon (1821-30); J.-Ch. Brunet. Manuel du libraire (l ro édition en 1810) ; Græsse. Trésor des livres rares et précieux (1859-69); Robert Watt. Bibliotheca Britannica (1824); et parmi ceux qui se rapportent à une période déterminée, J.-S. Ersch ( Repertorium ), qui correspond à la période de 1785 à 1800; enfin, parmi les recueils bibliographiques périodiques, l'Allgemeine Bibliographie, publiée mensuellement par Brockhaus depuis 1856, et YAnzeiger für Bibliographie und Bibliotheliswissenschaft, fondé par Petzholdt en 1840, continué par Kürschner depuis 1885. Dans la partie systématique de ce travail, nous reviendrons d’ailleurs sur ces ouvrages et nous en compléterons la liste.

C’est aussi dans cette partie systématique que l’on trouvera indiquées les plus importantes bibliographies nationales générales.

2° Bil>lioi|rn|>hie médicale proprement dite.

Nous venons de voir que les catalogues de libraires, nécessairement abrégés et généralement restreints, se transformèrent plus tard en véritables répertoires savamment conçus et patiemment élaborés, s’adressant à l’ensembledes productions imprimées jusqu’alors. Ce n’est que lorsque le champ des connaissances humaines devint plus vaste et tendità s’élargir.chaque jour en quelque sorte, que des savants entreprirent, chacun dans leur partie, de rédiger des recueils bibliographiques, des Bibliotheca, aussi complets que possible, dans l’intérêt même de leurs recherches personnelles. Ainsi se créèrent des bibliographies spéciales dans chaque ordre de connaissances, pour la théologie par exemple, pour le droit, pour la littérature proprement dite, pour les sciences naturelles ou physiques, etc..., enfin pour les sciences médicales.

Au point de vue médical nous citerons particulièrement J.-A. Van her Linden. De scriptis medicis libri duo, Amstelodami, 1637, in-8°, et 1662, in-8°; c’estle premier-essai important de bibliographie médicale ; M.Lipeniüs. Bibliotheca realis medicaomniummateriarum... Francofurti ad Mœnum 1679, in-fol.; G. -A. Mercklin. Lindenius renovalus. Norimbergæ, 1686; in-4?. J.-J. Manget. Bibliotheca medico-practica; etc, etc.

Ces bibliographies médicales prirent rapidementun grand développement par suite de l’accroissement très rapide du nombre des publications médicales de toute espèce. Aussi dut-on arriver à spécialiser encore davantage, et c’est ainsi que furent publiées successivement, dans l’ordre des sciences médicales, des bibliographies particulières à l’anatomie, à la physiologie, à la chirurgie, à la thérapeutique, à l’hygiène, etc., donnant chacune la liste des ouvrages et des travaux de toute valeur parus dans son domaine en particulier. On en trouvera l’énumération plus loin.

Notre dessein étant précisément de conserver autant que possible l’ordre chronologique pour chaque partie, on pourra se rendre compte facilement des progrès accomplis par la bibliographie dans chacune des branches attenant aux sciences médicales.

D’ailleurs ces progrès sontliés à ceux de la science elle-même, « mais la science d’aujourd'hui n’efface pas celle d’hier, a dit avec raison M. le professeur Hutinel dans sa leçon inaugurale le 6 mars 1897 ; il ne faut pas perdre de vue le point de départ ». La bibliographie fournit môme le critérium le plus sûr pour juger de l’état de la science et du niveau atteint par l’intelligence humaine dans sa marche progressive.

La Bibliographie présente donc un intérêt capital non seulement au point de vue de son utilité immédiate pour les recherches, mais encore au point de vue historico-philosophique et scientifique.

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