CHAPITRE IX
TAT DES Esprits dans l’autre vie.
D. L’esprit délivré des liens corporels denieure-t-il inactif?
R. L’àme étant une individualité vivante, elle doit être active, car la vie ne se manifeste que par l’activité. A son tour, l’activité se manifeste par des actes : l’àme agit.
D. Les Esprits sont-ils tous égaux?
R. Us constituent divers catégories,selon leurs degrés d’avancement intellectuel et moral, depuis l’Esprit errant, c’est-à-dire dégagé du corps matériel et attendant une nouvelle incarnation et le pur Esprit qui ne doit plus en subir les épreuves, ni des souffrances, à l’état d’Esprit, selon le degré de culpabilité.
D. L’Esprit progresse-t-il à l’état errant?
R. Il peut s’améliorer beaucoup,toujours selon sa volonté et son désir; mais c’est dans l’existence corporelle qu’il met en pratique les nouvelles idées qu’il a acquises,
D. Conserve-t-il quelques-unes des passions humaines?
R. Les Esprits élevés ont vaincu leurs mauvaises passions; les Esprits inférieurs y sont encore soumis.Il y en a qui,pendant un temps plus ou moins long,conservent les opinions de leur dernière incarnation.
D. Les Esprits errants sont-ils heureux ou malheureux ?
R. Plus ou moins selon leur mérite.
D. Lorsqu’un Esprit dit qu’il souffre, quelle est la nature de la souffrance qu’il éprouve?
R. Généralement ce sont des angoisses morales proportionnées à sa culpabilité, corrections salutaires qui le contraignent à s’améliorer,à s’amender pour rentrer dans la voie qui doit le conduire au bonheur suprême sans perdre sa personnalité. — Comme il a été dit ; Dieu impose à l’homme le devoir de se rendre heureux.
D. Les esprits peuvent-ils se mouvoir d’un lieu dans un autre?
R. Généralement, ils peuvent parcourir les espaces avec la rapidité de la pensée. La rapidité de transmission du fluide électrique peut nous en donner une idée comparative.
D. Peuvent-ils mutuellement se cacher leurs antécédents?
R. Les Esprits punis ne le peuvent pas.Tous les actes de leur vie étant connus, quelle humiliation pour l’Esprit orgueilleux, hypocrite^
avare, sensuel, etc., de voir exposer ainsi au grand jour, des antécé^ dents misérables, dégradants ou honteux (i) !
D. Peuvent-ils venir à nous si nous les invoquons?
R. Oui, lorsque cela leur est permis.
D. Peuvent-ils, dans leur état de désincarnation, nous faire du bien ou du mal?
R. Sans doute, mais toujours dans les limites du pouvoir qui leur est accordé. Les bons Esprits, ceux qui nous sont sympathiques par des liens de famille ou d’amitiés antérieures, ne cessent de nous témoigner un vif intérêt,de nous inspirer de salutaires résolutions,de nous protéger dans les passages de la vie plus ou moins douloureux ; tandis que les Esprits malveillants cherchent à nous nuire ; mais toujours dans des limites circonscrites, parce qu’il est nécessaire pour nous de les subir.
D. Comment connaissons-nous toutes ces particularités de l’état des Esprits?
R. Par les communications que nous en recevons journellement,par l’intermédiaire des médiums ; et comme ces communications ont lieu au moyen de faits physiques, appréciables à nos sens, se contrôlant réciproquement, il nous est devenu impossible d’en douter, pas plus que de notre propre existence.
D. Nous pouvons donc acquérir des notions positives sur la vie d’outre-tombe ou l’état des Esprits?
R. Ils nous décrivent les particularités de cet état,pour autant que les vocabulaires de nos langues le leur permettent, car ils ne trouvent pas toujours dans nos langues des expressions pour exprimer certaines particularités de l’être désincarné, et alors parfois les Esprits se servent de comparaisons, qui nous sont plus ou moins compréhensibles.
D. Ainsi ces communications sont quelquefois obscures?
R. Nous pouvons clairement en comprendre ce qu’il nous importe de savoir.