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s'accompagnent au contraire d’un état général plus ou moins grave, avec fièvre excessive, délire, agitation, troubles uripaires, albuminurie où même anurie. On a noté quelques cas de collapsus cardiaque aussitôt après l'injection. Il faut surtout compter avec les désordres tardifs, au bout de 6 mois. de 1, de 2 ans ; Kosorokoff l’a établi.
Tous ces accidents ordinairement relativement bénins, ont, dans des cas, déterminé la mort. ;
Dans l'appréciation de ces faits il est bon de ne point ni trop accuser, ni trop innocenter le sérum antidiphtérique.
Pour nous, ce sérum est toxique puisqu'il est constitué par du sérum normal auquel est venu se surajouter une Substance nouvelle l'antitoxine. Or le sérum normal est déjà toxique ainsique les travaux de Bouchard, de MM. Mairet et Bosc,etc., l'ont montré, pourquoi donc le sérum antidiphtérique qui est formé par du sérum normal avec addition d’une substance non encore isolée ne serait-il pas toxique (1)?
Streptococcie. — Les essais de sérothérapie clinique contre les multiples manifestations morbides du streptocoque sont relativement de date récente.
C'est à année 1891 que remontent les premières tentatives de vaccination des animaux contre le streptocoque. Elles donnèrent des résultats douteux entre les mains de Von Lengelsheim (2). Klemperer (3) et Paolés (4) obtinrent de meilleurs résultats.
Les recherches les plus précises et les plus complètes à ce sujet sont celles de M. Roger (5) et celles de M. Mironoff (6).
(1) Voy. à ce sujet les discussions à la Société médicale des hôpitaux, année 1895.
(2) Von LENGLESHEIM. Zeitsch. fur Hygiene, 1891. (3) KLEMPERER. Berliner klin. Woch., août 1891. . (4) Cité par M. RoGER.
(5) Société de Biologie, 1891, et Revue de médecine, décembre 1892. Etude expérimentale du streptocoque.
(6) MxoNorr. Archives de médecine expérimentale, juillet 1898.
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Ce dernier a réalisé la méthode des vaccinations par procédéscombinés.Par des vaccinations successives du lapin avec des cultures chauffées pendant une heure à 70°, des cultures chauffées pendant une heure à 60°, et enfin des cultures virulentes à doses progressivement croissantes, il est parvenu à élever la résistance de l’organisme contre des inoculations virulentes, dix fois supérieures à la quantité suffisante pour tuer les non vaccinés.
L’essai des propriétés vaccinantes et curatives du sérum des animaux ainsi immunisés a été fait par M. Roger et par M. Mironoff. Le sérum des animaux immunisés contre le streptocoque vaccine plus ou moins de nouveaux animaux contre le microbe, le degré de la vaccination dépendant de la dose plus ou moins considérable. Il exerce une influence manifeste sur la marche de la septicémie déjà en évolution, mais les processus inflammatoires continuent à évoluer.
Cliniquement la sérothérapie antistreptococcique a été employée dans la fièvre puerpérale et dans l’érysipèle (4).
Dans la fièvre puerpérale, MM. Charrin et Roger (2), au moyen du sérum d’un mulet immunisé, ont traité 8 femmes; ils ont eu une première série de 6 guérisons, les injections étaient élevées (de 30 à 200 cc.). Dans la deuxième série : 2 femmes, les injections étaient faibles, ils ont eu un décès et une guérison en trois semaines. — Après l'injection de sérum la température revient à la normale et si on interrompt les injections une nouvelle ascension se produit.
O. Josué et A. Hermary, Jacquot (3) ont publié chacun un cas dans lequel ils ont pu constater les mêmes faits, ete.
(4) Voy. Josras, De l'emploi du sérum de Marmorek dans la scarlatine. Société de thérapeutique, Séance du 13 mai 18%. (2) Société de Biologie, 23 février 1895.
(3) Société de Biologie, 4 et 11 mai 18%.
Dans l’érysipèle, Gramakowsky, le premier, à injecté du sérum d'animal immunisé. Il a obtenu un succès et un échec. Marmorek (1), sur 46 cas n’a eu que 1 décès. Folet (2) a eu un succès très remarquable dans un cas de vaste phlegmon érysipélateux. MM. Charrin et Roger (3) ont guéri un cas d’érysypèle chez un nouveau-né (4). Ces mêmes auteurs ont guéri au moyen de deux injections de 30 cc. de sérum une angine grave à streptocoque et staphylocoque, chez une accouchée de 20 jours.
Marmorek (5) est arrivé, en faisant passer le streptocoque un grand nombre de fois par l'organisme du lapin à lui donner une virulence très grande : une culture injectée sous la peau à la dose de un cent milliardième de millimètre cube tue le lapin en trente heures. Les animaux immunisés qui sont inoculés par ce microbe si virulent et ceux qui reçoivent de fortes doses de la toxine qu’il produit, fournissent un sérum préventif et curatif.
Dans un mémoire suivant (6), Marmorek résume ce qu’il a observé dans le traitement de la fièvre puerpérale par le sérum antistreptococcique.
Cette question de la sérothérapie dans la fièvre puerpérale est longuement étudiée par MM. Ribemont-Dessaignes et Lepage dans leur Précis d'obstétrique (1).
Dans le rhumatisme articulaire chronique progressif, nous avons vu M. Charrin, dans deux cas, obtenir après des pous-
(1) Société de Biologie, 25 février 1895.
(2) Bulletin médical, 1895, n° 44.
(3) Société de Biologie, 30 mai 1895.
(4) CHANTEMESSE, La sérothérapie de l’érysipèle, Semaine Médicale, 1896, n° 1.
(3) Société de Biologie, 23 février 1895.
(6) Le streptocoque et le sérum antistreptococcique. Ann. de l'Institut Pasteur, juillet 1895. f
(7) RIBEMONT-DESSAIGNES et LEPAGE. Précis d’Obstétrique, 1896, p. 1255, et
Société obstétricale de France. Quatrième session tenue à Paris. Séance du 10 avril 1896. Fièvre puerperale et sérothérapie.