‹ Essai de Classification des Sérums: Étude Expérimentale de Leur Action sur l'Infection PyocyaniqueChapitre 19 sur 24 · RARES · texte numérisé non relu

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que les substances agissent sur l'organisme plutôt que sur les parasites ou leurs poisons.

J'ai déjà parlé des actions de dialyses et de l’action problématique de la neutralisation partielle des toxines ; il me faut maintenant parler de cette action incitatrice du système nerveux.

MM. Bouchard et Charrin ont vu qu’en injectant du sérum antitoxique on favorise la formation de la lésion locale, ce qui revient à dire qu'on s'oppose, dans une certaine mesure, à la constriction vasculaire due aux toxines, constriction qui empêche la sortie des sérosités, des cellules mobiles, éléments constitutifs de ces lésions locales.

Si on prend comme l'ont fait MM. Bouchard, Charrin ct Gley de la toxine pyocyanique, qui, comme on le sait, jouit de propriétés vaso-constrictives, et qu'on l’injecte dans les

veines du lapin, en ayant soin d’injecter immédiatement après de l’antitoxine, on remarque, en examinant avec soin les variations du réflexe vasculaire connu sous le nom de réflexe de Snellen-Schiff, que l’antitoxine sait atténuer dans une certaine mesure l’action vaso-constrictive de la toxine pyocyanique.Ïl en résulte que la vaso-dilatation, que par conséquent les défenses soit cellulaires, soit plasmaliques, soit dynamiques, soit statiques, s’exécutent moins incomplètement.

L'antitoxine peut donc influencer le système nerveux de façon à s'opposer, en partie à la vaso-constriction. Ce sont là, comme le dit M. Charrin, des phénomènes d’antagonisme physiologique, à la manière de l’atropine opposée à la pilocarpine, phénomènes qui peuvent s’étudier au point de vue de la température, des sécrétions, etc.

Le sérum artificiel intervient également, pour une part, de cette façon c’est-à-dire dynamiquement. I ne s’agit pas là de

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