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tance (4); il a constaté que l'administration de ces substances comme le bicarbonate de soude, aux animaux, augmente notablement la résistance de ceux-ci aux inoculalions de cultures du bacille charbonneux. On sait que les acides, que l’acide lactique (Exp. de Nocard, Roux, Arloing, etc.), que le surmenage qui accumule cet acide, favorisent l'infection, en débilitant le terrain, non en exaltant le germe. — Charrin (2) a montré que les processus qui entraînent la déminéralisation, préparent des récidives, des rechutes ; telle la tuberculose si souvent accompagnée de phosphaturie.
Dans le cours de ses recherches, il a constaté que si linfection est fatale, la diminution de l’alcalinité du sang est progressive et très marquée ; si l'infection guérit, cette alcalinité d’abord diminuée, devient, d’une façon permanente, supérieure à la normale. Une fois l’alcalinité accrue, la résistance aux infections ultérieures devient beaucoup plus considérable (3).
Lauder Brunton, Maragliano, etc., affirment que l’état bactéricide fléchit là où les sels de soude diminuent.
Toutes ces expériences paraissent mettre en lumière l'influence considérable que doit jouer l’augmentation ou ja diminution de l’alcalinité des humeurs au point de vue de l’action des sérums.
L'influence de ces liquides sur la nutrition a été étudiée par différents auteurs (4). A. Desgrez dans sa thèse (5) à
(1) Alcalinité du sang par Josepx Fonor (Centralbl. f. Bakter, 28 févr. 1895).
(2) CHARRIN, Communication orale.
(3) Voy. W. ConnsrEIN, Sur les modifications de l’alcalinité du sang par le travail musculaire (Arch. f. path. Anat. u. Phy., CXXX, 2). — ZAGARI et IN- NOCENTE, Rapport entre l’alcalescence du sang et l’immunité (Archives italiennes de biologie, XVIII, p. 482, 1893).
(4) CnarriIN et ROGER, Action du sérum antidiphtérique sur la nutrition. Société médicale des hôpitaux, 14 décembre 1894, — Ca. MonGour, Des modifications urinaires consécutives aux injections de sérum antidiphtérique. Journal méd. de Bordeaux, 12 mai 1895.
(5) A. DESGREZ, Contribution à l'étude des sérums. — Paris, 1895.
le
noté avec soin les variations des éléments urinaires chez des animaux auxquels il injectait des sérums de provenances diverses.
L’injection de sérum antidiphtérique faite à des lapins provoque une augmentation des éléments de urine, augmentation qui porte principalement sur l’urée et le chlore, un peu moins souvent sur le phosphore ; il a également constaté
chez ces animaux en expérience des phénomènes de dénutrition se manifestant par une diminution anormale et fréquemment considérable de leur poids initial ; de la diarrhée et différents troubles qui peuvent se terminer par la mort de l’animal.
Plus récemment, Desgrez et Charrin ont constaté que les solutions minéralisées provoquent des modifications de même ordre.
Est-il possible en associant ces différents modes d’action :
Dialyses,
Influence du système nerveux,
Fixation de toxines sur des précipités,
Modifications de l'alcalinité,
D'expliquer comment les sérums agissent ?
A l'heure actuelle en attendant qu’on puisse déterminer la part exacte que prend chacun de ces processus, il est sans doute permis de se faire une idée approximative sur le mode d’action des sérums en les associant.
En tout cas, quand on parle de sérums, 1l faut établir trois grandes catégories : 1° les prétendus sérums artificiels, qui ne sont que des solutions salines totalement dépourvues d’albumine ; 2° les sérums vrais, normaux ; 3° les sérums vrais, bactéricides où antitoriques, sérums d'animaux naturellement ou artificiellement réfractaires.
Tous ces sérums, même les premiers, agissent sur la nu- -MEYER 10