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— le rhumatisme chronique généralisé progressif au deuxième stade.
Dans la luxation congénitale de la hanche, la tête fémorale est atrophiée.
Dans le sens de la longueur des épiphyses peuvent être aplaties.
C'est ce que l’on observe dans la plupart des maladies du type ostéochondrite
—— ostéochondrite de la hanche, de l’épaule,
-— scaphoïdite tarsienne,
-—— ostéomalacie du semi-lunaire,
-— maladie de Kôhler du deuxième métatarsien,
— ostéomalacie du scaphoïde tarsien.
Enfin dans certaines formes de rhumatisme on peut voir un aplatissement des condyles fémoraux très net, comme s’il s’agissait d’un tassement, sans qu’il y ait de troubles des contours autres que ceux qu'il est habituel de rencontrer.
L’amincissement de la voûte crânienne s’observe
—— quelquefois dans les méningiomes,
au niveau du rocher, dans les fumeurs de l’acoustique.
A la colonne vertébrale, le tassement d’un corps est un signe assez fréquent qu’il ne faut pas négliger. On peut le rencontrer dans
— toutes les ostéites vertébrales,
— le tabès,
— les métastases ostéoclasiques où les disques sont intacts,
— les angiomies où le tassement est minime,
— les ostéopathies cancéreuses, où l'effondrement paraît identique à celui de la métastase à ceci près que l’histologie ne peut mettre en évidence de cellules néoplasiques,
— les myélomes,
__ les arthroses vertébrales, où le tassement reste de faible
importance.
___ Ja maladie de Kummel-Verneuil.
-- l’ostéochondrite juvénile.
-- la platyspondvlie.
Tandis que normalement chaque os à un axe bien déterminé, il peut arriver que diverses causes troublent l'architecture 0sseuse et permettent à des inflexions de se produire.
Le plus souvent il s’agit de maladies générales, qui se voient chez l’enfant ou chez ladulte.
Dans le premier cas rentre l’ostéogénésis imperfecta, qui semble congénitale, et produit des inflexions osseuses non systématisées, avec appositions osseuses périostées dans la concavité. Les côtes sont souvent courbées vers le bas à leur extrémité postérieure.
L'ostéopsathyrose qui n'apparaît que dans la deuxième enfance, tout en ayant une physio-pathologie analogue, ne produit spontanément d’inflexions que rarement. Mais elle peuvent être secondaires à des fractures.
Dans les deux cas on peut observer un enfoncement de la
voûte du crâne avec augmentation du diamètre bi-pariétal.
Assez voisine de ce syndrome, la maladie de Brailsford donnerait sur les métacarpiens et les métatarsiens une inflexion à concavité externe.
Le scorbut produit aussi des inflexions diaphysaires mais peu
importantes.
Le rachitisme se traduit au contraire par des inflexions bien caractéristiques et symétriques. Les fémurs font au tiers supérieur une crosse à convexité antéro-externe. Les jambes dans leur partie moyenne ont une concavité externe. À l’avant-bras, l’incurvation siège au tiers supérieur et se fait à concavité antérieure.
Le bassin est
—- soit généralement rétréci ou aplati transversalement,
—— soit canaliculé.
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: Parmi les séquelles du rachitisme il faut signaler différentes inflexions prenant naissance au voisinage des articulations que nous retrouverons ultérieurement.
Chez l'adulte l’ostéomalacie est l'affection qui donne les inflexions les plus marquées, et d’une telle intensité que la taille de la personne malade diminue dans des proportions considérables.
La colonne vertébrale est tassée, cyphotique. Le bassin s’aplatit transversalement, ayant d’abord un aspect en cœur de carte à Jouer, puis au fur et à mesure que la déformation s’accentue, le pubis devient saillant en carène, en proue, en bréchet. Les os longs peuvent se replier sur eux-mêmes, de telle sorte qu’une apparente micromélie est réalisée. Le thorax est déformé en cloche ; le crâne rarement atteint. Des déformations aussi accentuées peuvent d’ailleurs s’observer dans l’ostéose parathyroiïdienne.
La maladie de Paget donne à un stade assez avancé des inflexions systématisées dont l’accroissement est lent. Il s’agit en général d’une accentuation des courbures normales de l’os. Au tibia et au fémur, il s’agit. d’une incurvation à sommet antéroexterne ; plus rarement à l’avant-bras, le radius est le siège d’une incurvation à sommet postéro-externe. Très souvent, et chaque fois que le rachis est touché, on note une cyphose de grand rayon.
Moins souvent et sans systématisation, une ostéite fibreuse généralisée peut s'accompagner d’inflexion.
A l’opposé de ces maladies atteignant un grand nombre d’os, on peut voir des incurvations plus en rapport avec une lésion mieux localisée.
Ainsi dans la maladie ostéogénique il est possible de voir
— des incurvations du col du fémur,
— des incurvations de la zône sus-condylienne,
— des incurvations du péroné.
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À l’avant-bras, une incurvation du cubitus en avant peut amener une luxation de la tête radiale en arrière.
Mais surtout il faut décrire le radius curvus ou maladie de Madelung où le radius s’incurve en avant entraînant le carpe, tandis que le plus souvent le cubitus reste en luxation postérieure. La première rangée des os du carpe est orientée en V à sommet supérieur. Il y a une incurvation radiale à convexité externe. La surface articulaire radiale peut être déformée par un abaissement très marqué de l’apophyse styloïde ; il y a une légère inflexion palmaire, tandis que la tête cubitale regarde nettement en arrière.
Les inflexions que l’on observe au cours des myélomes ne
sont pas très caractéristiques et peuvent être des accidents évo-
lutifs.
Pendant les mycoses les incurvations sont peu fréquentes.
A la hanche il est une modification morphologique et architecturale qu’on n’observe qu’à cette articulation, comme la j'hysiologie permet de le comprendre.
À la suite de différents processus pathologiques encore mal définis, on peut voir la surface quadrilatère de l'os iliaque faire saïllie à l’intérieur du bassin, et cette migration pelvienne de la cavité cotyloïde est d'autant plus importante que le processus est plus intense. Cette voussure est très régulière et comme décrite au compas. L’opacité de l’image cotyloïdienne est nettement augmentée, homogène et dense, sans qu’on y distingue de structure.
Suivant les cas, cette déformation peut être uni ou bilatérale. Les lésions les plus graves sont produites par :
— l’ostéomalacie et l’ostéose parathyroïdienne.
Puis en second rang :
— l'arthrile gonoconique qui déterminerait rapideinent cette protusion tandis que les autres processus sont lents
— la coxalgie,
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— les rhumatismes chroniques qui sont la cause la plus fréquente,
— les traumatismes,
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On l’aurait même attribué à
— une échinococose de la hanche (vérifiée par autopsie).
-— une septicémie streptococcique.
-— une ostéomyélite.
—— une maladie de Paget.
A côté de ces inflexions primitives, il faut signaler toutes les inflexions secondaires beaucoup plus fréquentes
— celles que l’on peut observer après une fracture mal réduite et qui s'accompagne de trouble de l’architecture osseuse avec la présence d’un cal ;
— celles qui succèdent à un décollement épiphysaire.
Dans certains cas, il s’agit de déformations par compensation comme on peut voir certaines scolioses survenant après le raccourcissement d’un membre inférieur ;
— à l’occasion d’une malformation congénitale vertébrale par aplasie d’une demi-vertèbre ;
— à l’occasion d’une funiculite.
Enfin il faut rappeler certaines malformations soit congénitales soit acquises
—— la coxa vara, inflexion à l’union du col et de la diophyse à concavité interne et postérieure ;
— la coxa valga ;
-— l’humerus varus, presque toujours bilatéral où l’angle d’inclinaison n’atteint plus que 100°, la tête orientée uniquement en dedans ;
— le genu varum ;
— le genu valgum ;
— le métatarsus varus ;
— le métatarsus adductus ;
— le carpus valqus.
Unification de la densité
Après avoir examiné les contours généraux et les dimensions des os, nous pourrons examiner l’aspect général de l’os. Normalement comme nous l’avons déjà dit, nous observons trois zônes nettement distinctes
— la corticale.
— la médullaire.
— les épiphyses.
La densité du cortex est environ trois fois plus grande que celle des épiphyses spongieuses tandis que la médullaire occupe un rang intermédiaire. C’est aux métacarpiens que ces détails s’observent le plus facilement.
Dans certaines ostéoporoses la densité de ces trois zônes est également diminuée de sorte que les rapports entre elles trois restent les mêmes.
D’autres maladies au contraire déterminent une perturbation de ces rapports aboutissant :
— soit à une augmentation,
— soit à une diminution de la densité osseuse globale.
Cette unification de la densité par opacification donne typiquement une ombre dans laquelle on ne distingue plus les trois tonalités normales maïs seulement une structure uniforme.
L'image la plus caractéristique en est donnée par la maladie de Paget où la structure normale est remplacée par un aspect nuageux, ouaté, parfois fibrillaire, occupant toute l’image osseuse. Tantôt il s’agit d’un épaississement des trabécules restantes ; elles sont alors augmentées d’épaisseur tout en conservant l’architecture d'ensemble de los normal. Tantôt au contraire, celte organisation a disparu, remplacée par une édification trabéculaire désordonnée.
Dans l’ostépétrose l’opacification de l'os est complète et à Ja
période d'état il n’y a plus de différence entre corticale et médul-