‹ Essai de classification radiologique des Dystrophies osseusesChapitre 9 sur 56 · URI EE · texte numérisé non relu

URI EE

pour les articulations méta-carpo-phalangien-

DE SR PE UT Ne de Un eee tre ue 1 1/2 mm.

pour l’articulation sterno-claviculaire ...... 3 à 9 mm. DOULMASteMPOrO-MmaxILNAreN EN 6.00 2 mm.

pour les articulations vertébrales postérieu-

DOS TE ae M PE RP LS RIRE à LA Er 22 none pouriesdisques intervertébraux "010. 0. 2 à 6 mm.

Mais la largeur de cet interligne peut être agrandie par la projection.

De plus, dans certaines articulations il est possible d’étudier certains aspects normaux de la synoviale, quand celle-ci se présente sur une longueur suffisante dans un plan parallèle au rayonnement. Telle l’ombre que l’on voit au genou allant du bord supérieur du condyle fémoral à 10 ou 15 mm. au-dessous du plateau tibial.

Chez l’enfant l’image est compliquée par la croissance, chaque os étant formé par plusieurs noyaux d’ossification qui d’abord séparés, se rapprochent puis s’accolent et ne se soudent qu’une fois la croissance terminée.

Il faut rappeler que normalement l’apparition de ces noyaux se fait suivant un ordre assez précis, parfois sujet à d’importantes variations normales. L’ossification est plus précoce chez les filles que chez les garçons et l’on peut voir pour lPapparition du senii-lunaire une différence de plus de 1 an ; pour celle du pisi-

forme et du scaphoïde, elle peut atteindre et même dépasser

2 ans.

C’est certainement la radiologie des os de la main qui est la

plus fructueuse dans l’étude de lossification et avant de porter un diagnostic d’âge, il faudra avoir examiné non seulement les noyaux carpiens, mais encore

— la forme des métacarpiens, d’abord quadrangulaires, puis se modifiant progressivement pour prendre leur morphologit

habituelle ;

Apparilion ma Développement - Début de soudure mu Os soudé

oo

NDS SMALL ANS MONTANT IMMO E 71

Epiphyses vertébrales. CC CHI Epiphyse claviculaire. PRET une Noyau coracoïdien. ss CTTLLLLL LT

Noyau sup. glénoïdien. rene COTTLLLLOL ELU Noyaux acromiaux. PSE “ins

Tête humérale.

Grosse tubérosité. Cet CTLTETIN TTLLELTTT TETE LUE

Petite tubérosité es

Noyau condylien. cncsren

Noyau trochléen. RER ©HUNNNNUIUNNE

Noyau épicondylien. van ÉCLCDEELELLLELTTELELE D)

Noyau épitrochléen. serie

Olécrane-coronoïde. memes CTLLTELIE ELLE LTÉE CELL LE Epiphyse inférieure. rer nn

Tête radiale. Dern orme CETTITELLEL LIEN

Epiphyse inférieure. Bree HOESS Grand os. Os crochu. D ——

Pyramidal. us

Semi-lunaire. 2 —"

Trapèze. Trapézoïde. ——

Scaphoïde. ES

Pisiforme. ES

Aer Méta. same un

LE Ÿ Co ES ex (er) Co

DNS RER OR SAMOA ID TO TLS LUS 16/17 18 19/00 21 Bord du Sacrum. DomEenE CTITI Crète iliaque. Eacerens COTTTTTT TELL TELT Bord tubérosité ischiatique ea un | Sourcil cotyloïdien. Rares : Synostose en Y. mn

Synostose pubis-ischion. CLCTTELUTTE

Noyau tête fémorale. Es J CCLLLTELELLLLTET Grand trochanter. seen CLELELECELE LEE E CEE Petit trochanter. CT CCECLLLELLLELLLLEE

Noyau épiphysaire infér. = CTTLLLLEUITE

Noyau épiph. sup. tibial. = L CCELELETEE LEE DEEE LEE Tubérosité antérieure. pres

Epiphyse inférieure. muni

Epiphyse supér. Péroné. Resa CTTTTTIL

Epiphyse inférieure. mg mu

Astragale. TTTILTO

Calcanéum point post. , mess un Cuboïde. CCTETTIL

3e Cunéiforme. ==

4er puis 2e Cunéiforme. =

Scaphoïde. COTE

Métatarsien point complre. ras ns

PPS MINS EC AVS P0M0 42715-14715" 16 17 1819 20,21

rues

— la forme des phalanges qui subit une évolution analogue ;

— les points d’ossification secondaires des métacarpiens et des phalanges.

Ce n’est donc que sur un examen d’ensemble qu’il sera possibl de diagnostiquer l’âge de l’ossification, en rappelant encore que des variations de 1 à 2 ans sont normales, et que l’ossification est plus précoce chez les filles.

Parfois ces noyaux d’ossification secondaire ont des limites

irrégulières sans aucun trouble pathologique.

Les cartilages conjugaux sont transparents, d'épaisseur variable avec l’âge. Leur limite métaphysaire est linéaire et nette. Leur épaisseur va en diminuant avec l’âge. A une certaine période de la croissance, ils ne sont plus représentés que par une très mince bande claire, persistant jusqu’à la soudure épiphysodiaphysaire. A partir de ce stade cette zône sera le siège d’une strie linéaire dite cicatricielle qui reste visible pendant de nom-

breuses années.

Les os du crâne et les vertèbres se présentent sous un aspect un peu particulier. |

Les vertèbres sont formées essentiellement du corps vertébral auquel se fixent différentes pièces formées d’un tissu osseux uniforme. Le corps est composé d’une mince couche de tissu compact et surtout de tissu spongieux dont les travées sont

orientées verticalement.

Les os plats du crâne comprennent :

— les tables externe et interne, de tissu compact,

—— le diploe, de tissu spongieux,

tous deux analogues aux tissus que l’on observe au niveau des diaphyses des os longs. Mais du fait de la forme même du

crâne, l'étude des constituants de l’os ne peut se faire que sur des profils.

De plus, l’apparition de cavités aériennes modifie la forme et la structure de ces os.

Il faut noter dans les maxillaires d’enfants, la présence des dents de remplacement, et chez l’adulte l'inclusion possible des dents de sagesse.

Les os plats, tels que la clavicule, l’omoplate, le sternum, l’os coxal, sont formés d’une couche compacte périphérique et d’une zône centrale spongieuse. L'étude de leur architecture est parfois

difficile étant donné leur situation profonde.

Altérations morphologiques

Pathologiquement, la radiographie peut confirmer ou mettre

en évidence différentes anomalies — de morphologie, — de structure.

Les altérations morphologiques, souvent visibles à l’examen clinique, sont précisées par la radiographie.

Elles peuvent porter sur :

— la longueur,

— la largeur,

— la direction de los.

Quand il y a altération de ces trois caractères, on doit conclure à une maladie de croissance.

L’allongement généralisé à la plupart des os du squelette où tout au moins les atteignant de facon symétrique, est le trouble le moins fréquent.

Dans le gigantisme, les individus castrés avant la puberté, l’eunuchisme, il s’agit d’un allongement portant exclusivement sur les os longs des membres et n’atteignant pas le squelette du tronc, principalement les vertèbres. Il faut noter la disproportion des phalanges entre elles : la première phalange est très allongée par rapport aux autres, la troisième étant de taille normale.

La dolichosténomélie donne un allongement des os des membres, prédominant aux extrémités.

Celui de l’acromégalie est plus généralisé. Il atteint les os de la face, et donne en particulier un prognatisme important du maxillaire inférieur, ainsi que de volumineux sinus. Les os longs sont atteints surtout à leurs extrémités : les mains et les pieds.

À côté de ces malformations symétriques, il faut signaler l’allongement que l’on peut observer au cours des tuberculoses osseuses dans leur phase évolutive et quand elles siègent au voisi-

nage d’un cartilage conjugal.

Bien plus souvent, on sera amené à observer des raccourcissements, qui peuvent être eux aussi, symétriques ou localisés.

Les premiers comprennent des maladies générales où ce signe n’est que secondaire : tels les raccourcissements :

— du mongolisme, siégeant sur la deuxième phalange de lauriculaire ;

— du rachitisme ;

— du myxoedème ;

— du syndrome adiposo-génital ;

— de la plénostéose de Léri, atteignant les diaphyses des métacarpiens et des phalanges, en particulier le cinquième doigt ;

— de lostéopétrose infantile siégeant sur les os longs des membres ;

— de l’ostéogénesis imperfecta qui est généralisé à tout le squelette ;

— de la maladie de Kaschin-Bôeck qui est tardif.

Plus particuliers sont les raccourcissements de quelques autres affections.

Dans l’hypergénitalisme, le tronc est de proportion normale tandis que les membres sont trop courts.

L'achondroplasie montre un raccourcissement des os longs des membres et cependant le péroné serait moins touché puisqu'il atteint souvent l’espace articulaire du genou. Les os courts sont proportionnellement moins raccourcis que les précédents ; il faut signaler le raccourcissement particulier du quatrième métacarpien.

La base du crâne est également lésée ; elle a de plus une selle turcique petite et aplatie, un trou occipital étroit, tandis que les sinus sont énormes. Le bassin est généralement rétréci, avec des trous obturateurs agrandis.

En opposition, le tronc et la face semblent avoir des propor-

tions normales.

ARE ee

Les nanismes n’ont pas tous les mêmes difformités. Dans le nanisme essentiel ou atéléiotique les raccourcissements sont plus ou moins importants, mais les proportions entre les différents éléments sont conservés.

Le nanisme sénile donne un raccourcissement des os longs, une atrésie du maxillaire inférieur avec malformations dentaires. De plus les différents étages de la base du crâne semblent situés sur le même plan, ce que l’on a décrit sous le nom de recto-basie. Les épiphyses des phalangettes sont de longueur réduite.

Le nanisme type Lorrain s'accompagne de raccourcissement variable.

La dyschondrostéose est caractérisée par une micromélie prédominant sur l’avant-bras et la jambe, peu marquée sur l’humérus et le fémur, tandis que les mains et les pieds sont intacts.

Enfin, on peut voir à la suite d’une maladie infectieuse longue et prolongée, un arrêt de la croissance donnant un raccourcissement apparent et transitoire.

A côté de ces raccourcissements symétriques, on peut rencontrer des raccourcissements limités à un segment de inembre et qui sont toujours secondaires

— soit à une maladie du système nerveux : poliomyélite, syringomyélie,

— soit à une infection locale ou un traumatisme ayant l’un comme l’autre détruit le cartilage conjugal (ostéomyélite, héredosyphilis, tuberculose osseuse, maladie de Still, fracture, décollement épiphysaire, ostéotomie chez un enfant dont la croissance n’est pas terminée),

— Soit à une malformation du cartilage conjugal :

maladie ostéogénique,

chondromatose, où le raccourcissement semble relativement proportionnel à l’importance du développement de ces productions cartilagineuses.

RER nee

A côté de ces malformations en rapport avec les cartilages conjugaux, on en voit d’autres, dues à des troubles de l’ossification périostée, qui donneront soit un élargissement des os, soit a l’opposé, un amüincissement.

L’élargissement est le trouble le plus fréquent.

Dans l’achondroplasie cet élargissement atteint aussi bien les os longs que les os courts.

Celui de l’acromégalie siège sur le squelette de la face : maxillaires et os du nez ; la voûte crânienne, les os longs et courts (surtout mains et pieds). Parfois les phalanges sont élargies

— tantôt le corps de la phalangine est plus large que la base ;

— tantôt l’élargissement est plus général et porte surtout sur la base de la phalange.

La maladie de Braiïlsford élargit les os longs et courts, la base du crâne et la voûte, tandis que l’on note l’absence de pneumatisation du squelette de la face. ,

Plus secondaire est l’élargissement que l’on observe dans le myxoedème,

la maladie de Paget,

la Léontiasis ossea.

Par contre, dans l’anémie érythroblastique ou lhémo-ostéopathie de Cooley, on a décrit un épaississement de la voûte du crâne portant sur les frontaux et pariétaux avec présence de stries radiales, ainsi qu’un élargissement des côtes, du fémur.

A côté de ces lésions disséminées à tout le squelette, il existe des atteintes plus localisées.

Systématisées, elles siègent aux extrémités, mains et pieds, dans la plénostéose.

Irrégulièrement répartis on trouve différents élargissements des contours osseux qui ne sont là que des signes accessoires dans:

— l’ostéomyélite,

— les périostites,

J’ostéite fibreuse,

— les kystes,

—- les chondromes,

— les tumeurs à myéloplaxes,

— les sarcomes,

— les métastases ostéoplastiques,

— les myélomes,

—— les angiomes, donnant un petit élargissement vertébral avec aussi un léger tassement, et pouvant s'accompagner d’un élargissement localisé

— aux métacarpiens et phalanges,

— aux extrémités diaphysaires des os longs ; - — les angio-endothéliome où les élargissements sont lents et multiples,

— la maladie ostéogénique : à côté de certaines formes d’exostoses nettement caractérisées, il est d’autres formes qui ne se signalent que par un élargissement localisé à une portion d’un os, telles :

— au col du fémur, — aux condyles fémoraux, — à la tête du péroné.

Si l’élargissement peut déformer la totalité d’un os, il peut, dans certains cas, être localisé uniquement aux épiphyses.

C’est ce que l’on observe au cours des arthropathies hypertrophiques du tabès et de la syringomyélie.

De la même façon l'élargissement des têtes des métacarpiens, ou des phalanges, peut révéler une périostose symptomatique d’un rhumatisme syphilitique.

L’ostéo-arthropathie hypertrophiante preumique détermine un élargissement des épiphyses distales à l’avant-bras et à la jambe,

— des têtes humérales et fémorales,

— des métacarpiens et des phalanges.

Le rhumatisme chronique déformant dans sa forme hypertro-

phiante détermine un élargissement des têtes phalangiennes et métacarpiennes.

Le rhumatisme chronique généralisé progressif peut aussi s'accompagner d’hypertrophie épiphysaire dans sa deuxième période.

Au genou, au cours de certains rhumatismes, on peut voir un élargissement uniquement marqué à la partie supérieure des condyles.

Une déformation du même ordre s’observe dans l’ostéomalacie du semi-lunaire qui est élargi transversalement et aplati dans la longueur, et au scaphoïde tarsien dans la maladie de Muller- Weiss.

Au niveau de la voûte crânienne, il est possible d'observer un élargissement de celle-ci.

Cela s’observe

—— au cours des périostites traumatiques, infectieuses ou parasitaires ;

— lors de sarcome ou d’épithélioma :

—— dans les angiomes, qui siègent surtout dans le frontal et le pariétal ;

—— dans les gommes syphilitiques,

— dans la Maladie de Paget, où l’on voit des ombres cotonneuses opaques entremêlées de plages claires aussi petites,

— dans l’ostéopetrôse, où ce n’est qu’un signe tardif.

De même la petite aile du sphénoïde peut être épaissie au début d’un méningiome.

Dans les ostéomes, l'élargissement est net ; la limite externe reste fine et convexe, tandis que la limite interne est nette et ondulée.

Les hyperostoses ont des contours arrondis ou irréguliers, parfois nets et précis, d’autres fois d’allure diffuse.

L’élargissement des os de la face s’observe dans

-— la leontiasis ossea, le goundou.

cl RER

Au maxillaire, dans

—— les ostéites infectieuses et toxiques,

—— les périostites,

— les tumeurs à myéloplaxes,

— l’ostéite fibreuse,

-—— le sarcome.

Les corps vertébraux sont exceptionnellement élargis ; il semble que cette déformation soit réservée aux sarcomes primitifs dont l’ombre semble envahissante, « en toile d’araignée ».

Egalement les angiomes donneraient un petit élargissement avec conservation de la netteté des contours.

Moins nombreuses sont les affections donnant un amincissement diaphysaire.

L’ostéogénésis imperfecta et l’ostéopsathyrose sont les seuls qui donnent cette déformation à tous les os du squelette, qui sont alors minces et graciles.

Au contraire, dans la dolichosténomélie l’amincissement est plus net aux extrémités.

Dans les myopathies scapulo-humérales, lamincissement siège sur l’humérus.

La tuberculose osseuse donne, dans le voisinage de la lésion une gracilité de la diaphyse qui peut mettre sur la voie du diagnostic.

On observe encore un amincissement dans l’ostéolyse progressive essentielle et dans les formes atrophiques des arthrites nerveuses.

L'amincissement épiphysaire peut s’observer dans d’autres formes des mêmes maladies indiquées comme cause d’élargissement épiphysaire, telles :

—— les formes atrophiques des arthropathies nerveuses,

— les formes atrophiques du rhumatisme chronique défor-

mant des métacarpiens,

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