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laire. Cette atteinte siège au tiers supérieur du tibia et de l’humérus, au tiers inférieur du fémur et du radius.
Au début cette unification semble se produire
— par élargissement de la corticale.
—— par opacification de la médullaire.
Aux vertèbres, la zône opaque semble naître et se propager des bords supérieur et inférieur du corps.
Tardivement la voûte crânienne devient aussi opaque et élargie.
La mélorhéostose donne aussi une opacification intense mais caractérisée par son siège et son extension, ses limites. Elle atteint toute la longueur d’un membre en commençant par l’extrémité et en remontant vers la racine. Mais elle ne siège que dans certains os, en laissant dans un même os des zônes normales donnant l’impression d’une « coulée » souvent latérale. Ses limites sont irrégulières, bavantes.
La léontiasis ossea réalise une unification de la densité par opacification typique et localisée aux os malaire, frontaux et temporaux ; beaucoup plus rarement l’occipital est touché. Ces os peuvent être atteints isolément et individuellement, mais la forme la plus fréquente est la lésion totale. On ne distingue alors plus rien de la structure normale : les tables externe et interne ont disparu et fait place à une structure de tonalité uniforme, opaque, ouatée et diffuse.
A côté de la leontiasis ossea, il faut signaler une lésion analogue, le goundou, qui siège et opacifie de même les os de la face, et semble se rattacher au Pian.
A côté de ces lésions typiques et évidentes, il est d’autres cas où ce signe est moins net, mais doit être cependant analysé. Tel est l’aspect du maxillaire inférieur dans l’Acromégalie. On voit en effet que la trabéculation habituelle à disparu et est rem-
placée par une structure opaque et uniforme, dont la tonalité
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est celle du tissu osseux compact. Ce n’est donc pas l’opacité d'ivoire des formes précédentes, mais si l’on peut dire, un terme intermédiaire dans la série des opacités.
D’autres fois, ce signe localisé à la moyenne partie ou à la totalité d’une diaphyse fera penser à :
—— une ostéite syphilitique,
—— une ostéomyélite chronique.
Aux vertèbres cette modification structurale produit ce que l’on a décrit sous le nom de vertèbre d'ivoire.
Elle est réalisée par les métastases ostéoplastiques où d’ailleurs cet aspect peut s'associer à des altérations différentes siégeant sur d’autres vertèbres. On l’observe également dans l'ostéopétrose. On l’aurait signalé exceptionnellement dans la fuberculose ; une fois elle a été observée dans un cas de lymphogranulomatose, et plusieurs cas en ont été publiés sans qu’il ait été possible d'envisager une étiologie.
A l’opposé des lésions entraînant cette opacification, nous décrirons celles qui se traduisent par une unification de la densité par éclaircissement.
La forme la plus typique est réalisée par l’ostéomalacie où l’on constate la disparition de la corticale tandis que la médullaire s’élargit. En même temps sa structure finement alvéolaire disparait ainsi qu'aux épiphyses de telle sorte que la radiographie de ces os n’obtient qu’une ombre uniforme sans contraste, sans structure. Dans les formes très avancées, au stade ultime de la maladie, c’est à peine si l’ombre de l’os tranchera sur celle des parties molles.
On remarquera d’ailleurs que certains cas d’ostéose parathyroidienne ont donné un syndrome radiologique identique.
À côté des formes typiques d’unification de la densité, il est d'autres affections où l’on peut rencontrer ce signe à une phase tardive de leur évolution. Avant, il n’y a qu’une ébauche de ce
signe, c’est-à-dire la transparence générale de los est augmentée,
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la corticale est plus ou moins’ amincie suivant l'intensité du processus, la zône épiphysaire perd son contraste habituel.
Dans l’ostéogénésis imperfecta, et l’ostéopsathyrose, ce signe est très accusé et peut même réaliser l’unification typique ainsi que dans le sarcome d’'Ewig ayant évidé tout le tissu osseux normal.
Dans le scorbut et le rachitisme, ce signe est fonction de l’intensité de l’avitaminose.
Dans la maladie de Gaucher et dans l’anémie erythroblastique la tendance à l’unification est notable et généralisée à tous les os. C’est une modification analogue que l’on observe dans le nanisme sénile et la dolichosténomélie.
Le rhumatisme chronique progressif et généralisé produit une unification de la densité parfois typique, mais dans d’autres cas moins marquée. C’est toujours aux métacarpiens que ce signe est le plus apparent.
Dans la sclerodermie, cette unification est localisée le plus souvent aux extrémités distales des membres et de façon symétrique. On observe une modification analogue, localisée à la moitié inférieure des tibia et péroné et aux pieds dans l’atrophie aigue du Südeck, ainsi que dans certains dysfonctionnements de
lovaire et de l’hypophyse.
Périoste
Après avoir examiné l'aspect général de l’os étudié, il faudra chercher les anomalies des contours. Normalement le périoste n’est pas visible ; mais dans certaines circonstances il est cependant soulevé et peut apparaître sous forme d’une ligne continue limitant l'expansion d’un abcès, d’un hématome. d’une tuméfaction.
C’est ce qui se passe dans les hématomes traumatiques et surtout dans ceux qui caractérisent le scorbut. Le périoste est alors soulevé par une tache arquée, fusiforme entourant toute la diaphyse et de tonalité plus opaque que les parties molles. C’est un aspect analogue que l’on observe dans le cas d’ostéomyélite aiguë à la phase de suppuration.
Dans d’autres cas, le périoste est soulevé par une production tumorale sous jacente. On observe alors une saillie plus ou moins importante et de forme variable de la limite externe de l'os. Mais celle-ci est continue, on peut la suivre avec certitude depuis le début de la zône anormale jusqu’à l’autre bord diaphysaire.
Le trait en est net, sans solution de continuité. C’est ce que observe dans toutes les productions osseuses tumorales bénignes ou inflammatoires et même si la rupture se produit elle n’est que tardive. En effet il est des productions tumorales bénignes qui s’accroissent progressivement et dont la taille devient telle qu’elle provoque une rupture du périoste. Au contraire il est de petites néoformations, apparues depuis peu, dont la limite externe manque de netteté, et que sur un espace de quelques centimètres on ne peut suivre. Au milieu de la ligne nette soulevée sus el sous-jacente on observe une zône floue, où le tissu néoformé semble se continuer par dégradation progressive mais rapide avec les parties molles. C’est une image analogue à celle
qu'on obtient quand au moment de la prise du cliché le malade