‹ Essai de classification radiologique des Dystrophies osseusesChapitre 14 sur 56 · EN "+ ER · texte numérisé non relu

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les ostéites des phalanges ; dans les ostéites à pyogènes. ;: dans Postéomyélite lépreuse.

Dans les rhumatismes chroniques d’origine infectieuse des Zônes localisées de la diaphyse peuvent montrer un périoste flou avec un léger épaississement de la corticale, dont la présence est d’un intérêt notable pour le diagnostic étiologique.

Aux épiphyses, c’est surtout la tuberculose ostéoarticulaire qui réalise le flou des contours articulaires, le plus typique. Il a été considéré à juste titre comme un signe capital. Cest un des symptômes les plus précoces au niveau des articulations assez superficielles, et son évidence permet le diagnostic dès 1a première période.

Le rhumatisme chronique progressif généralisé donnera lui aussi une irrégularité des contours, un flou, mais qui s’étendra à toute l’épiphyse. Le flou peut se localiser plus spécialement à l’interligne, en atteignant, soit la totalité, soit simplement une partie.

C’est ce que l’on voit encore dans

—— jes ostéo-arthrites tuberculeuses ;

-—— les arhrites gonococciques ;

— les arthrites purulentes ;

—- les arthrites nerveuses (Tabès, Syringomyélie, Hémiplégie).

Nous avons vu que le périoste n’est pas visible ; mais certains faits pathologiques peuvent le mettre en évidence et parmi ceuxci le principal et de beaucoup le plus fréquent est l’ossification du périoste.

Nous étudierons d’abord des cas où cette ossification se traduit plus spécialement par une ossification périostée en bande, dont le type pourrait être soit la périostite hérédo-syphilitique, soit le spina ventosa.

Suivant sa topographie on peut distinguer

—celle qui siège tout le long d’une diaphyse, unie ou bilaté-

rale :

AR

celle qui se localise à un segment diaphysaire ou épiphysaire, et enfin,

— celle qui ne touche qu’une minime portion du périoste.

Une ossification s’allongeant sur le bord d’une diaphyse s’observe surtout dans des lésions d’origine infectieuse.

Dans l’hérédo-syphilis on trouve un fuseau à limite externe nette et continue allant d’une extrémité de la diaphyse à lautre ; il est plus net à la partie moyenne et paraît doubler la corticale. Cette modification qui apparaît à partir du quatrième mois, augmente jusqu’à la fin de la première année puis s’efface ensuite. Elle siège de préférence à la face interne du tibia et à la face externe du fémur. Plus rarement elle peut atteindre les métacarpiens et les phalanges.

La périostite syphilitique acquise ne donne pas une image aussi pure. Le périoste est plus irrégulier ; son extension est souvent moindre. De plus cette lésion élémentaire peut s'associer à d’autres allérations réalisant alors l’ostéomyélite syphilitique.

Différentes formes d’ostéomyélite produisent des ossifications périostées. Tout d’abord l’ostéo-périostite albumineuse ou séreuse qui donne une ombre externe parfois assez longue, à limite nette mais souvent ondulée et irrégulière. Elle a souvent une extension importante et plus grande que l’ostéomyélite aigue habituelle. L’ostéomyélite aigue à la phase de suppuration, peut décoller le périoste ; mais également dès cette phase il peut réagir et est alors le siège de petites calcifications irrégulières, bosselées, peu denses. Au cours de l’évolution cette ossification ne fera que s’accroître pour former les importantes périostites de l’ostéomyélite chronique. Le périoste est alors très irrégulier, à limite nette, mais hérissé de dents, d’épines ou même d’exostoses importantes.

Le Spina Ventosa, quelle que soit sa localisation, provoque une intense réaction périostée en fuseau régulier à limite bien mar-

quée. Ce fuseau apparaît précocement et persistera

CNT ( oRe

—— soit jusqu'à l’ablation du séquestre,

— soit jusqu’à la fistulisation spontanée, après laquelle il.se fragmente. À

Les ostéites des os de la main et du pied (phalanges métacarpiens, métatarsiens) dues soit à des germes infectieux, soit à des troubles nerveux, syringomyélie en particulier, se traduisent “par un périoste irrégulier,

-- tantôt à lésion bien localisée, avec de fines dentelures,

-— tantôt à lésion plus étendues, formant alôrs un fuseau dont les bords sont plus réguliers.

L’ostéoarthropathie hypertrophiante preumique produit une ossification périostique mince qui borde le contour diaphysaire d’une ombre légère.

Plus particulières sont les lésions osseuses dues à des intoxications.

Le phosphorisme provoque une nécrose du maxillaire qui se traduit par lPapparition de fines lamelles périostiques ossifiées avec des ostéophytes.

L'ostéite des nacriers qui se localise le plus souvent au début dela métaphyse donne une gaine de périostite bien limitée, qui ensuite semble persister indéfiniment.

A côté de ces lésions pouvant s'étendre à tout un os, il en est d’autres qui se localisent plus électivement à une zone particulière.

Ainsi dans le rachitisme on trouve fréquemment dans la concavité des inflexions pathologiques des appositions périostées stratifiées qui atteignent leur plus grande largeur dans la zone la plus concave. Cette ossification pathologique pourra disparaitre après guérison lors de la croissance, ou subsister, donnant un élargissement diaphysaire.

L’osteogenesis imperfecta donne une production identique aux

niveaux des inflexions.

Il faut savoir aussi que normalement certaines zones osseuses peuvent avoir un aspect rappelant une périostite.

Ainsi, la partie moyenne du bord inférieur costal,

la crête tibiale de la face interne du péroné et même parfois son bord externe.

__ une zône située sous le plateau tibial externe et la partie sous-jacente du bord externe du tibia et qui correspondrait à l’origine du jambier antérieur.

-- unc ligne rugueuse située à la face postérieure de la surface poplité du fémur et qui correspond à l'insertion du grand adducteur.

-— la deuxième phalange qui peut avoir à l’union du tiers distal et du tiers moyen des aspérités rondes ou pointues. Le cinquième mélacarpien qui à souvent deux ou trois éminences aplalies, irrégulières et du côté cubital, semblant correspondre à l’insertion du muscle adducteur du cinquième doigt.

—— au bord radial du cubitus une irrégularité de la corticale à 4 ou 5 em. de l’extrémité inférieure, qui correspondrait à l’origine de l’extenseur propre de l'index.

Dans d’autres cas, enfin, l’ossification du périoste est minime et n’occupe qu’une petite zone diaphysaire.

Dans le sarcome ostéogénique on observe de fines lamelles minces et peu régulières, séparées les unes des autres et isolées de los, et dont l’ensemble peut cependant former un contour polycyclique. Mais cette dernière condition n’est pas nécessaire et on peut voir une minime ossification périostée lamelleuse, formant un très minime éperon qui siège, ce qui est caractéristique, à Punion de la zone tumorale avec le périoste sain.

L'association de cet éperon avec un autre signe de malignité permet de poser ce diagnostic.

Le sarcome d'Ewing, dans sa forme lente, produit souvent un épaississement opaque du périoste se traduisant par une mince

bande opaque et allongée refoulée par la tumeur.

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