‹ Essai de classification radiologique des Dystrophies osseusesChapitre 16 sur 56 · NE | LES · texte numérisé non relu

NE | LES

Le rhumatisme syphilitique donne les épines osseuses de Millian. Ce sont : |

— lhypertrophie périostique du calcaneum,

es — de l’insertion radiale du biceps.

Ne =: du tendon rotulien.

S — des vertèbres lombaires.

Les autres localisations articulaires s’accompagneront facilement d’exostoses proliférantes.

Les ostéophytes de l’ostéo-arthropathie hypertrophiante pneumique sont irréguliers et dentelés.

Dans les arthropathies nerveuses les ostéophytes sont abondants et parfois réalisent la forme d’exostose en pont, dus peutêtre plus à une ossification ligamentaire, que périostée.

Enfin d’autres affections articulaires donneront des proliférations osseuses dont la forme et la dimension sont variables, depuis la petite épine fine, à la lèvre épaisse et courte, jusqu’à l’ossification importante et forte en bec d’oiseau ou recourbée en bec de perroquet, donnant un ostéophyte angulaire, et ce sont

—— l’arthrite gonococcique, dont les ostéophytes sont précoces,

— le rhumatisme chronique progressif généralisé,

— l'arthrite mélitococcique,

— les mycoses vertébrales,

— les arthrites infectieuses,

— les arthrites typhiques,

— les arthrites staphylococciques ainsi que dans les formes ostéoplastiques des’ métastases cancéreuses et dans quelques observations exceptionnelles de mal de Pott.

De même on a observé dans Le torticolis spasmodique des ostéophytes au niveau de quelques vertèbres cervicales.

En cas de pied plat on trouve un bourrelet osseux situé à l’extrémité articulaire antérieure et supérieure de lastragale et du

scaphoïde.

SN: Nes

L’ostéo-chondrite de la hanche peut produire un bec supra-cotyloïdien surplombant le cotyle.

D'ailleurs les autres localisations réalisant la maladie de Kôhler, la scaphoïdite tarsienne, l’ostéomalacie du semi-lunaire peuvent être suivies de petites exostoses.

Il faut aussi signaler la possibilité d’exostoses localisées à un petit nombre de corps vertébraux, tandis que les autres sont normaux, et qui seraient dus à une tumeur plutôt extra qu'intra-médullaire.

Dans d’autres cas on peut observer des encoches entamant le périoste et la corticale. Elles sont plus ou moins vastes et plus ou moins nombreuses, suivant leur étiologie.

Dans les rhumatismes chroniques on en trouve particulièrement :

— à la tête humérale entre la surface articulaire et la grosse tubérosité, de la taille d’un pois ou d’une noisette ;

— aux condyles fémoraux, et le plus souvent à la partie moyenne du condyle interne.

Les encoches des phalanges distales sont dues à des troubles vaso-moleurs, à la maladie de Raynaud, à la syringomyélie.

La goutte provoque des encoches à bords bien nets, semi-circulaires, qui se localisent électivement aux angles articulaires des épiphyses et surtout aux phalanges.

Dans l’osféomyélite on observe fréquemment des encoches périostées qui viennent rendre plus irréguliers les contours du pé-: rioste. Parfois il s’agit de manifestations isolées et dont le diagnostic reste difficile.

La lèpre s'accompagne assez souvent d’encoches diaphysaires. Dans les formes cutanées il s’agit le plus souvent d’une encoche très évasée en forme de « baie ».

Plus lard, aux première et deuxième phalanges on peut voir des encoches semi-ciculaires ouvertes du côté radial, et bordées

en dedans d’une mince bande opaque.

RE ee

La tuberculose tout au début, peut donner également des encoches périostées ; mais ce sont des faits très rares.

Dans lactinomycose on peut voir une encoche, dont la majeure partie est dans la corticale.

Pour certains auteurs, l’os central du carpe cartilagineux pourrait se manifester dans certains cas par une encoche siégeant soit sur le bord externe soit sur le bord interne du grand os.

Enfin nous signalerons que normalement, on peut observer chez les individus jeunes, au bord antérieur des corps vertébraux

une mince bande claire, qui correspondrait au trou nourricier.

a 2 refais Corticale

L'étude de la corticale est importante par la fréquence de son atteinte par les multiples processus pathologiques. Elle peut être amincie, élargie, où modifiée dans sa structure.

L’amincissement est fréquent et commun à de nombreuses maladies. Atteignant tout le squelette, il est l’indice d’une maladie générale et c’est ainsi qu’on le rencontre

—- dans le scorbut,

— dans le rachitisme, où il est plus intense, allant quelque fois jusqu’à la disparition complète de la corticale ;

__ dans l’osteogenesis imperfecta, dans les convexités des os incurvés, et dans tous les os lors de l’ostéopsathyrose ;

— dans le nanisme sénile, dans la dolichosténomélie ;

— dans l’ostéomalacie où la corticale disparaît complètement à la période terminale ;

— dans l’anémie érythroblastique ;

— dans le rhumatisme chronique généralisé progressif.

Mais ces maladies, sauf la dernière, sont assez rares, tandis que les atteintes localisées dépendant d’une lésion du voisinage se voient plus souvent.

Dans lostéochondrite syphilitique, l'amincissement de la corlicale fait partie de l’éclaircissement localisé diaphyso-épiphysaire que l’on observe.

Elle peut exister aussi dans la sclérodermie où elle reste souvent symétrique.

Les lésions de la corticale que produisent les affections suivantes semblent correspondre à un remplacement de ce tissu par des néo-formations.

Ainsi les kystes essentiels, les chondromes encochent, amincissent et refoulent mais légèrement la corticale. Il en est de même

dans l’ostéile fibreuse, où ce n’est qu’un signe bien secondaire.

Page 1