MALADIE DE KASCHIN-BOECK
Dans la région de Transbaïkale, on a observé une ostéoarthrite, débutant dans la seconde enfance avant la puberté. Elle siège — aux articulations inter-phalangiennes des doigts, puis des
orteils ;
—— au coude, au genou — au tarse, au carpe ; rarement à l’épaule, à la hanche.
Les phalanges sont épaissies, élargies, raccourcies. Les surfaces articulaires sont aplaties, l’interligne est pincé.
À la longue on note une incurvation et un raccourcissement
des os longs avec des nodosités costales en chapelet.
Arthrites nerveuses
Au cours des arthrites nerveuses on constate de fréquentes altérations osseuses.
Dans les ostéoporoses post-traumatiques on observe
— une ostéoporose diffuse précoce et extensive, qui est uniforme avec conservation de l’architecture ; quelquefois on a remarqué des plages claires.
Ces lésions ont été fréquemment observées à la suite de fractures, en particulier du col du fémur, mais aussi à la suite d’un simple traumatisme sans fracture.
Au cours des polynévrites on a noté des ostéoporoses des membres prédominant aux extrémités, où l’on peut trouver des plages claires à limites nettes ; on a signalé également :
— des calcifications sus-rotuliennes du tendon quadricipital ;
— des ostéophytes, des trochanters et des tubérosités ischiatiques.
Dans le zona, il n’a été observé que de l’ostéoporose diffuse.
TABÈS
La péri-arthropathie tabétique, qui pour certains serait une forme de début de l’arthropathie classique, se traduit radiologiquement par :
Une morphologie épiphysaire normale, tandis qu’il y a de grosses ossifications dans les tendons, les gaines et le tissu conjonctif.
La forme atrophique de l’arthropathie tabétique qui siège le plus souvent à l’épaule ou à la hanche donne
—— une résorption de la tête fémorale ou humérale avec effilement de la diaphyse en pointe, en baguette de tambour, la médullaire se comble par apposition d’une couche de tissu compacte continu avec la corticale.
On a signalé la disparition de têtes métatarsiennes, notamment
celle du cinquième en cas de mal parforant plantaire.
Dans la forme hypertrophique on observe
— l'élargissement des épiphyses ;
— un périoste irrégulier, tant sur lépiphyse que parfois sur la diaphyse ;
-— des encoches mordant sur la corticale ;
— l’interligne est quelquefois élargi, mais le plus souvent pincé ou disparu.
On peut voir — des corps étrangers articulaires ; — une subluxation de l’articulation ;
— des ostéophytes exubérants ;
— d’intenses calcifications des parties molles ; des ligaments et des tendons muscles ; celle de la capsule peut réaliser une ankylose cerclée en réunissant les deux épiphyses.
Les localisations tabétiques des extrémités sont assez rares. Elles donnent radiologiquement :
— dans un premier stade : de l’ostéoporose avec des ostéophytes ;
— plus tard : un raccourcissement des phalanges ;
avec ankylose métacarpo phalangienne.
L’ostéo-artropathie tarso-métatarsienne est caractérisée par — une saillie angulaire au niveau de l’interligne ; — une déviation du métatarse en dehors par rapport au tarse.
L'ostéo-arthropathie médio-tarsienne ‘est plus fréquente et se marque par — une transparence accrue ; — Un amincissenent puis la fragmentation du scaphoïde ; —- l'extension des lésions : à la tête de l’astragale ;
aux cunéiformes,
Dans l'osléo-arthropathie libio“tarsienne les lésions prédomi-
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nent sur l’astragale qui est écrasé entre le calcanéum et la moraise tibio-péronière.
Au genou les lésions débutent à la moitié interne de l’interligne, et sont maxima au plateau tibial.
Les arthralgies digitaies donnent :
— un élargissement épiphysaire dû en partie aux ostéophytes ;
— la disposition de l’interligne avec parfois le chevauchement des épiphyses, pouvant ressembler au rhumatisme chronique.
L’ostéoarthropathie vertébrale atteint le plus souvent les deuxième, troisième et quatrième vertèbres lombaires.
Dans une première période, on note le plus souvent, une scoliose lombaire à convexité gauche ; on a simplement des modifications des courbures normales, exagération ou inversion.
La deuxième période se marque par une déformation nette. La vertèbre atteinte est tassée, en coin à sommet antérieur, ou latéralement.
Sa face supérieure est évasée, avec des ostéophytes quelquefois en ponts. Une luxation latérale et antérieure de cette vertèbre sur la vertèbre sous-jacente peut se produire, cette dernière est légèrement élargie, légèrement tassée.
Quelquefois aspect pagétoïde.
Parfois on peut observer une forme pseudo-cancéreuse : aplalissement d’un corps vertébral avec intégrité des disques sus et
sous-jacents.
Au cours de lasclérose latérale amyotrophique on a observé de l’ostéoporose accompagnant d’autres signes sympathiques Hémi-
plégies.
PARA-OSTEO-ARTHROPATHIES PARAPLÉGIQUES
À la suite des paraplégies graves, sans retour de la motilité, et peu de temps après leur début, (1 mois à 6 semaines), on peut voir s'installer des arthropathies marquées surtout par des calcifications, qui atteignent leur volume définitif en quelques mois.
La morphologie osseuse est normale, ainsi que les interlignes articulaires. ;
La transparence osseuse est augmentée, surtout au niveau des épiphyses, elle est maxima au genou, sur le condyle interne, la rotule, la tête du péroné.
A l'articulation du genou.
On observe des ossifications para-condyliennes d’abord uniques, puis se superposant, elles peuvent former une cupule, mais qui reste distincte du condyle. Parfois la calcification tend à remonter et à fuser le long du bord interne du fémur.
Les ostéophytes du condyle externe sont plus rares et sont toujours associés à une localisation volumineuse du condyle interne. Parfois on peut en voir dans le creux poplité.
Les calcifications para fémorales, qui presque toujours prennent contact avec l’os normal sans qu’il y ait continuité de structure, sont souvent volumineuses, épaisses, irrégulières.
A la hancke.
Les calcifications siègent près du grand trochanter ; parfois celui-ci est relié à l’os coxal par un pont osseux. On peut en trouver également le long du bord inférieur de la branche ischiopubienne.
Plus rarement toute l'articulation est entourée d’une coque osseuse.
Il faut remarquer la tendance à réaliser le type suivant :
Il s’agit d’ossification unissant
1° la partie antérieure de la fosse iliaque externe (au-dessus
et en dedans de l’épine iliaque antérieure et inférieure) à la ligne intertrochantérienne antérieure ; 2° l’ischion au bord postérieur du grand trochanter ;
3° la branche ischio-pubienne au petit trochanter.