LITE
- Au poignet : les os de l’avant-bras sont élargis et le radius peut être allongé ; les contours des os du corps, les interlignes, sont flous.
-- Aux phalanges : la nécrose possible, soit de la troisième phalange, soit de la deuxième, les deux autres restant réunies par les parties molles.
— Aux verlébres : la cypho-scoliose le plus souvent cervicodorsale, à convexité droite, avec des corps vertébraux aplatis et cunéiformes.
-— Aux pieds des nécroses spontanées, parfois très étendues, analogues aux nécroses lépreuses, avec effilement de la partie moyenne des métatarsiens et atrophie des phalanges.
Enfin nous rappellerons les formes pseudo-acromégaliques où il y a atteinte des seuls membres supérieurs et souvent de façon unilatérale ; on note alors une hypertrophie des phalanges, avec renflement local de la troisième phalange effilé en pointe et
orienté du côté distal.
Dans la maladie de Parkinson, on observe des déformations articulaires mais avec une seule ostéoporose.
La cyphose des parkinsoniens est carractérisée par un pincement des disques avec opacifications du tissu sous-chondrale en
petites bavures ostéophytiques.
Arthrites
ARTHRITES GONOCOCCIQUES
Leur étude en a été précisée par l'ouvrage du professeur Mondor et reprise dernièrement au point de vue radiologique par Porcher et Aboulher.
Fréquentes, ces arthrites sont caractérisées par leur rapidité d'évolution.
Très précocement la transparence est augmentée, et d’abord dans la zone juxta articulaire
— soit de facon diffuse,
-— soit en taches irrégulières n’encochant pas l’interligne.
Secondairement toute l’épiphyse est atteinte.
Parfois cette augmentation de la transparence commence sous forme d’une bande claire siégeant à la place du cartilage conjugal, qui est à limite nette épiphysaire, plus floue du côté diaphysaire. Cette bande s’élargit progressivement en perdant de sa netteté et envahit toute l’épiphyse. Parfois la corticale peut conserver son opacité normale réalisant l’image endeuillée de Delorme.
Le périoste épiphysaire a une dentelure irrégulière peu opaque et à limite floue.
L'interligne peut être élargi au début par l’épanchement mais rapidement il est pincé, diminué de hauteur, souvent de façon asymétrique au genou.
Les bords osseux de l’interligne peuvent être encochés de plages claires, de petites dimensions.
D’autres fois on peut voir une petite lame opaque de 5 à 10 mm. sur 1 à 2 mm. isolée de l’épiphyse ou parfois en son contact par une de ses extrémités. Il peut y avoir une logette épiphysaire de la forme de cette lamelle dont elle n’est séparée que par un fin sillon. Ce copeau peut également se fragmenter.
L’atteinte des contours articulaires traduit la gravité de lPar-
thrite et à leur suite on peut voir apparaître dans l’inerligne, en
particulier au genou dans l'angle formé par la trochlée fémorale et le plateau tibial (profil) l'image d’un brouillard sombre el irrégulier formé de deux nuées qui s'élèvent de chaque surface osseuse, puis se rejoignent, donnant finalement une ankylose osseuse.
La tête fémorale et la rainure condylo-trochléenne du genou sont les endroits où les pertes de substance, aggravées par lulcération compressive, sont les plus importantes, et telles que l’on à pu dire que l’image d’une articulation atteinte de gonococcie depuis six semaines peut ressembler de très près à celle d’une osthéoarthrite tuberculeuse de six mois.
En même temps les surfaces articulaires se hérissent de productions ostéophytiques ressemblant aux arthrites chroniques, petites épines multiples et irrégulières, ou ostéophytes typiques.
L'étude des parties molles montre l’épaississement de la capsule traduite par l'élargissement triple ou quadruple de lombre para-condylienne normale.
On peut observer également des calcifications préri-articulaires
— dans la capsule,
—- dans les ligaments ou tendon, en particulier dans le tendon rotulien et celui du triceps brachial,
— dans les muscles.
Les constructions péri-articulaires régressent rarement, mais leur stabilisation coïncide avec la sédation clinique.
Finalement les aspects définitifs perdent toute individualité étiologique.
Pour le diagnostic il faut savoir que l’arthrite gonococcique est caractérisée par une destruction précipilée associée à une construction accélérée.
Enfin les arthrites sans signes radiologiques ont un bon pro-
nostic fonctionnel.
ARTHRITE MÉLITOCOCCIQUE
I faut d’abord signaler
— des formes bénignes sans signe radiologique.
Les localisations vertébrales sont les plus fréquentes en général dorsales ou lombaires et donnent :
— une unification de la densité par éclaircissement avec raréfaction des travées et amincissement de la corticale,
— un tassement vertébral entraînant une cyphose ou une scoliose,
— un pincement d’un disque prédominant d’un côté,
— un flou de l’interligne des articulations vertébrales postérieures,
— des ostéophytes multiples et épais.
L'évolution se fait vers la réapparition d’une structure normale
par opacification ; mais souvent il persiste des troubles architecturaux s’il y a eu perte de substance.
Pour le diagnostic, nous rappelons l’importance de la coexis-
lence des lésions destructives avec un processus constructif
intense.