OSTÉOCHONDRITE DE LA HANCHE
Le plus souvent unilatérale, cette affection s’observe en général chez des garçons de 5 à 14 ans.
La morphologie est modifiée
— la tête fémorale est aplatie et très élargie, le col est élargi surtout aux dépens de son bord supérieur, — le cotyle est élargi et aplati, plus évasé que normalement.
L'étude de la structure montre
— des irrégularités du périoste, renflé et encoché,
— de petites taches claires, siégeant dans la corticale et Ia médullaire, disposées en foyer et pouvant confluer qui donnent un aspect de fragmentation ; tandis que le tissu osseux restant, semble opacifié,
— l’interligne est souvent élargi à sa partie moyenne,
— un bec supra-cotyloïdien peut surplomber le cotyle (ainsi que quelques taches claires au-dessus de lui),
— le cartilage conjugal fémoral tend à devenir horizontal tout en s’allongeant et est le siège de petites taches opaques.
Au cours de lévolution, la guérison se produit toujours dans un délai variable d'environ 3 ans, et se traduit par — une disparition des plages claires ou opaques,
— le retour à une structure normale.
Mais le col reste épaissi et la tête peut être
— soit hypertrophiée, arrondie en « balle »,
— soit élargie et apiatie « en champignon », avec limitation de l’abduction.
On peut voir une association avec une coxa plana ou une coxa
Vara,
L’ostéochondrite humérale est beaucoup plus rare et se traduit par des signes identiques
— col élargi,
—— tête aplatie, avec des plages claires ou quelquefois opaques, qui peuvent s’observer aussi dans la diaphyse.
L'évolution se fait vers une guérison lente, par reconstitution d’une tête qui peut rester aplatie.
La scaphoidite tarsienne, de Kôhler, s’observe le plus souvent chez des garçons de 5 à 10 ans ; assez fréquemment elle est bilatérale.
On observe
— un aplatissement et un amincissement du scaphoïde,
— une unification de la densité par opacification,
— le périoste est irrégulier et encerclé,
— les interlignes sont très élargis.
Parfois le noyau scaphoïdien se divise en deux fragments et même il disparaitrait complètement dans certains cas.
Le plus souvent la guérison s'établit en 1 an à 1 an et demi, avec disparition de l’opacification et réapparition d’une morphologie normale.
On a observé l’association avec une localisation identique
— à la rotule,
— à la tête fémorale.
La maladie de Kôüller du deuxième métatarsien, localisée plus rarement au troisième et au quatrième, s’observe le plus souvent (quatre fois sur cinq), chez des jeunes filles de 10 à 18 ans ; cependant on a signalé des malades âgés.
On observe
— un aplatissement et un élargissement de la tête du métatarsien s’accompagnant, signe caractéristique, d’un élargissement régulier et progressif de la moitié distale du métatarsien.
__ un périoste irrégulier, avec opposition de fines épines, de
bosselures,
— des plages opaques bien arrondies, letrenant avec des plages claires, et parfois aux extrémités articulaires une plage opaque triangulaire, entourée au-dessous d’une plaque plus claire en arc de cercle,
—— un interligne le plus souvent élargi de façon asymétrique, ia moitié externe atteignant souvent le double de la moitié interne.
L'évolution se fait vers la guérison, par un retour de la structure à la normale tandis que la tête du métatarsien peut rester aplatie. Plus tard on peut voir apparaître une arthrose secondaire.
L'ostéomalacie du semi-lunaire, de Kienbôch apparaît après un traumatisme, le plus souvent chez un homme de 20 à 30 ans.
On observe
— un élargissement et un aplatissement du scaphoïde, avec opacification de la structure puis apparition de plusieurs plages claires.
Les contours sont intacts.
Il y a éclaircissement des métacarpiens.
L'évolution se fait vers la guérison, mais une arthrose secondaire peut ensuite apparaître.
L’ostéomalacie du scaphoïde plantaire de Müller-Weïiss, donne des signes radiologiques identiques, et peut parfois être associée à une localisation du premier cunéiforme.
L’apophysite tibiale antérieure où maladie de Schlatter-Osgood, s’observe le plus souvent chez des garçons de 12 à 17 ans. Le plus souvent elle atteint le tibia droit ; parfois elle est bilatérale. On observe que le noyau de la tubérosité antérieure du tibia
— est parfois élargi, hypertrophié,
— est plus distant &e la métaphyse que normalement,
— a des contours flous,
— est parsemé de petites taches claires arrondies, homogènes, situées plus spécialement à la partie antérieure et inférieure du
noyau,
HD
— a quelquefois de petites plaques opaques, — en même temps la transparence tibiale est augmentée. L'évolution se fait par un retour à la normale, la structure redevenant progressivement homogène, l’ossification du point com-
plémentaire se termine, mais la tubérosité reste plus grosse.
ÉPIPHYSITE VERTÉBRALE
L’épiphysite vertébrale s’observe chez les adolescents de 10 à 20 ans.
La morphologie est troublée : il y a
— aplatissement vertébral,
— étalement dans le sens sagittal,
— la transparence reste normale ainsi que la structure générale.
Mais les régions conjugales sont très augmentées de volume et bordées du côté vertébral par une ligne irrégulière et foncée. Ces régions contiennent les points épiphysaires :
— soit plus volumineux que normalement,
— soit déformés, aplatis, laminés.
Le disque intervertébral a souvent un aspect irrégulier et peut paraître pincé.
Souvent, à l’occasion de cette affection, on note une poussée de croissance intense et brutale.
L'ostéochondrite vertébrale de Scheuermann se présente en clinique comme une cyphose fixée chez des jeunes gens de 15 à 17 ans.
Radiologiquement on observe
— un tassement vertébral avec déformation cunéiforme à sommet antérieur,
— un périoste irrégulier et flou,
— des irrégularités des bords supérieurs et inférieurs des
corps vertébraux, consistant en une opacification irrégulière et
sous-chondrale, avec quelquefois un aspect feuilleté et un défect irrégulièrement festonné aux angles antérieurs du corps vertébral,
— un amincissement des disques.
L'évolution se fait vers la guérison avec réapparition de contours nets.
Enfin nous rappellerons que l’on a signalé
— l’épiphysite interne du fémur (condyle interne),
— lapophysite postérieur du calcanéum (partie postérieure et supérieure en avant du tendon d'Achille),
— l’apophysite transversaire de la septième vertèbre cervicale de Froelich,
— l’épiphysite sous-calcanéenne, qu’il ne faut pas confondre avec des exostoses,
— une épiphysite interne de la clavicule (deux cas), avec des secteurs irréguliers, peu opaques, entre lesquels on distinguait
une ombre ressemblant à un séquestre.
MÉTATARSALGIE DE MORTON
Au cours de la métatarsalgie de Morton, on a observé
— une diminution de l'intervalle séparant les têtes des troisième et cinquième métatarsiens, de celle du quatrième,
— parfois une opacification de la corticale,
— un certain degré de dislocation ou d’affaissement des têtes
des métatarsiens.