RACHITISME
Le rachitisme entraîne habituellement des lésions symétriques caractérisées par
— un léger élargissement diaphysaire, des inflexions ;
— une unification de la densité par éclaircissement ;
— un périoste souvent stratifié et épaissi dans la concavité de l’inflexion ;
—- la corticale est amincie, parfois disparue, tandis que la médullaire est floue ;
— le cartilage conjugal est élargi ;
— son extrémité diaphysaire est élargie en « cupule» ;
— sa limite diaphysaire est hérissée de dentelures ondulées, floues,
— les noyaux épiphysaires sont en retard ; ils ont des contours imprécis.
La guérison se traduit par :
— l'apparition d’une bande opaque diaphysaire qui ira en s’amincissant avec l’amélioration, mais qui cependant persiste très longtemps,
—— f’amincissement des épiphyses,
— le retour à une structure cortico-médullaire normale,
—— J’apparition et la netteté des noyaux épiphysaires.
Mais il faut connaître
— Ja possibilité des récidives, qui s’accompagnent de signes d'évolution, puis d’une nouvelle bande opaque, dont le nombre pourrait ultérieurement permettre le diagnostic du nombre dés rechutes,
— Ja possibilité de formes tardives, signalées jusqu’à 18 ans, qui laisseraient des séquelles par inflexion épiphysaire, coxa
vara, genu valgum, genu varu.
Les sièges de prédilection du rachitisme sent ;
— les côtes, à l’union de la côte osseuse et du cartilage,
— les os longs : fémur où l’on observera une crosse antéroexterne au tiers supérieur, avec élargissement transversal et aplatissement antéro-postérieur, gracilité de la zone sus-condylienne;
Extrémités distales des radius et cubitus, avec au tiers supé- ‘rieur, crosse antérieure ;
Tibia et péroné, avec crosse externe à la partie moyenne et
élargissement transversal surtout marqué dans la concavité.