SCORBUT
Le scorbut ou a-vitaminose C, est caractérisé radiologiquement par
—- une unification de la densité par éclaircissement ;
— des inflexions possibles ;
— 1e périoste est soulevé en fuseau sombre, opaque (hématome) ;
—— la corticale est amincie, tandis que la trabéculation de la médullaire est diminuée ;
— le cartilage conjugal est élargi ;
— son bord diaphysaire est le siège de bandes étroites alternativement claires et sombres, à limites ondulées ;
— les noyaux épiphysaires sont sombres et irréguliers, entourés d’un liseré opaque mioins net du côté diaphysaire.
En règle, le scorbut guérit ; mais il persiste pendant longtemps des bandes sombres transversales à grosses mailles.
Un liseré opaque cernant l’épiphyse, qui conserve des taches claires centrales.
Le siège de prédilection est l’extrémité inférieure du fémur.
Syphilis OSTÉOCHONDRITE SYPHILITIQUE
L'ostéochondrite syphilitique est une lésion débutant pendant la vie intra-utérine et qui continue à évoluer pendant les trois premiers mois. On peut la schématiser en trois phases cliniques el radiologiques
Au premier degré on constate
— un éclaireissement de l’extémité diaphysaire, qui est limitée par une ligne finement dentelée, au-dessus de laquelle se trouve vers la diaphyse, une bande plus opaque.
Le deuxième degré donne des signes plus marqués
— un élargissement du cartilage conjugal,
— une denticulation plus marquée de lextrémité diaphysaire, avec souvent l’existence de bandes transversales alternativement claires et opaques.
Au troisième degré on remarque
-— des bandes ciaires, à direction irrégulière, voisinant avec des plaques opaques,
— puis des signes de solution de continuité dans la zone osseuse.
En même temps on peut voir des lésions associées : périostite, éperons, plages claires.
Vers le quatrième mois les signes s’atténuent, cependant il persiste une bande opaque transversale à la limite diaphysaire du cartilage conjugal. La présence d’une telle bande à la naissance serait le seul signe d’une forme intra-utérine traitée.
Cette osotéochondrite siège
— à l'extrémité des os longs
—— J’extrémité inférieure du cubitus,
— Jes deux extrémités humérales,
__ l'extrémité inférieure du fémur,
- aux vertèbres, le corps est limité par une double ligne nette et régulière ;
aux côtes.
PÉRIOSTITE HÉRÉDO-SYPHILITIQUE
Cette périostite succède à l’ostéochondrite ; elle apparaît le plus souvent au quatrième mois, mais parfois avant.
Radiologiquemient on note
— un élargissement diaphysaire par un fuseau à limite externe nette et continue, allant d’une extrémité de la diaphyse à l'autre avec un maximum de netteté à la partie moyenne, et qui double la corticale,
— l'aspect feuilleté et lamelleux de cette corticale très épaissie.
Jusqu’à la fin de la première année, cette périostite augmente puis ensuite elle tend à s’effacer progressivement par suite des progrès de la croissance en épaisseur ; parfois l’os garde un aspect massif presque cylindrique.
Elle siège
— à la face interne du tibia,
— à la face externe du fémur,
Rarement :
— aux vertèbres,
—- aux métacarpiens et aux phalanges, donnant lé spina ventosa syphilitique, atteignant parfois tous les doigts d’une main, ou même des deux,
— à l'os iliaque,
— à l’omoplate,
— au sternum,
— aux côtes.
L’hérédo-syphilis peut encore donner d’autres manifestations osseuses, des productions ostéophytiques, des plages claires.
Dans les formes sévères, à lésions intenses ou diffuses du squelette, on peut observer peu après la naissance :
— un élargissement de la métaphyse avec productions osseu-
ses à concavilé diaphysaire en forme d’ergot,
Ces signes sont souvent associés à une ostéochondrite et en ont la même Lopographie.
C'est dans la seconde enfance que l’on observe le plus souvent des images provenant de gommes typiques ou de tissu de granulation en amas.
Radiologiquement ce sont :
— des taches claires, circulaires ou ovalaires, à contours nets et polycycliques sans réaction périphérique. Quand elles sont très nombreuses, elles peuvent réaliser un aspect vermoulu. En même temps la médullaire serait élargie.
Sous l'influence du traitement, ces plages claires s’effacent et l’os recouvre son aspect normal ou à peine modifié.
Au tibia, la face interne est plus spécialement atteinte, sans lésions du cartilage de conjugaison et l’os peut prendre un aspect de pioche, de piolet.”
Au cubitus, l’extrémité supérieure prend un aspect en griffe ; les gommes se localisent surtout au tiers supérieur de la face
dorsale.