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TUBERCULOSE VERTÉBRALE

La forme la plus typique est le mal de Pott, que nous étudierons d’abord.

Au début, les signes les plus précoces sont

— le tassement vertébral ;

— les modifications de la structure : il peut y avoir une plage claire à contours irréguliers ;

— le tissu spongieux a un aspect éclairci et flou, contrastant avec la netteté des corps voisins ;

-— le disque inter-vertébral est pincé ;

— les contours sont flous.

Plus tard il y a

— cyphose de petit rayon ;

— tassement et effondrement des corps vertébraux ;

— disparition de l’interligne.

Dans les parties molles, on note un fuseau sombre attribué à un abcès.

L'évolution vers la guérison se traduit par

— l’opacification générale des os lésés ;

— les contours redeviennent nets ;

-— les travées verticales de la zône spongieuse réapparaissent

L'an ar, de :

et se continuent d’un corps vertébral à l’autre donnant une ankylose osseuse.

Suivant les localisations et les modes évolutifs on peut voir

des formes diffuses superficielles atteignant la zône sous-périostée et les disques d’un grand nombre de vertèbres. Il n’y a ni effondrement, ni gibbosité ;

des formes caverneuses de début donnant une plage claire centrale à bords flous ; parfois elle peut être située à un angle vertébral se traduisant alors par une encoche semi-cireulaire du périoste et de la corticale.

Chez l’enfant il faut signaler

— la fréquence et l’importance de l'effondrement ;

— l’évolution vers l’ankylose osseuse.

Chez l'adulte, les destructions osseuses sont moins marquées, mais l’évolution est trainante. Exceptionnellement on a signalé des crochets, des extostoses s'étendant d’un corps vertébral à l’autre.

Chez le vieillard, les destructions et effondrements sont faciles. On a signalé une forme particulière d’étiologie discutée donnant un corps en coin à sommet antérieur avec une décalcification intense, tandis que les disques sont intacts et qu'il n’y a pas d’abcès.

Enfin il faut savoir la possibilité d’ostéomyélite secondaire en cas de Pott fistulisé.

Le Pott sous occipital réalise deux variétés

L’occipito-atloidienne où le condyle occipital est écrasé, tassé, l’occiput glisse en avant, soit directement si les deux articulations sont détruites, soit par rotation autour de l'articulation saine ; l’apophyse ordontoïde semble faire ascension.

L'atloïdo - axoidienne la plus fréquente où l’atlas glisse en avant de l’axis, entraînant un diastasis entre le tubercule anté-

rieur de l’atlas et le bord antérieur de l’apophyse odontoïde avec

flexion de l’atlas sur l’axis, entrainant une rupture du parallélisme entre l’axe postérieur de l’atlas et l’axe de l’apophyse épineuse de l’axis.

On a signalé ainsi la fracture de la base de l’apophyse odontoïide. Les masses latérales de l’atlas sont diminuées de hauteur, tassées.

Exceptionnellement si les deux articulations sont atteintes on a là une double luxation de l’occipital sur l’atlas et de l’atlas sur l’axis.

Les abcès du Pott sous occipital sont latéraux ou médians et rétro-pharyngiens, entraînant alors un refoulement de la colonne claire aéro-digestive.

Le Pott dorsal est celui où les destructions osseuses sont les plus marquées de 3 à 5 vertèbres, avec gibbosité, déformations thoraciques : le Pott dorsal supérieur entraine un thorax alpati ; le dorsal inférieur du moyen, un thorax globuleux.

Les abcès donnent une ombre en fuseau, ou en « nid d’oiseau » appendue sur les flancs de la colonne vertébrale.

Le Pott lombo-sacré atteint la cinquième lombaire et le disque sous-jacent, ce qui donne souvent un spondylo-listésis avec effondrement de L 5.

La tuberculose peut encore se localiser

— aux arcs vertébraux, accompagnée souvent de séquelles ; — aux lames vertébrales ;

— aux apophyses épineuses.

Ostéites fibreuses et dégénératives

OSTÉITE FIBREUSE

On peut grouper sous ce nom les transformations fibreuses de la médullaire avec raréfactions osseuses plus ou moins étendues.

Radiologiquement on constate

— un élargissement osseux ;

— une augmentation de la transparence ;

— un périoste souvent soulevé mais continu, rarement, mais tardivement rompu ;

— une corticale refoulée, amineie, feuilletée ;

— dans la médullaire, des lacunes claires, inégales, grossièrement ovalaires, dont les contours seraient variables tantôt nets, le plus souvent dégradés, entourés d’un éclaircissement périphérique ; leur structure est quelquefois réticulée ou multiloculaire.

L'évolution se fait le plus souvent vers une extension lente, parfois la guérison spontanée peut survenir.

Les formes localisées s’observent le plus souvent

= a.l1 métaphyse des os longs, humérus, fémur, tibia ;

— aux maxillaires, où la corticale resterait intacte, tandis que la plage claire du tissu spongieux aurait une structure alvéolaire < en nid d’abeille ».

— et aux autres os du crâne ;

Exceptionnellement

— au métatarse, au métacarpe, aux phalanges ;

— au calcanéum, à la rotule.

Elles sont souvent symétriques.

Les formes généralisées sont groupées sous le nom de maladie de Recklinghansen. On y remarque en particulier

— la possibilité et parfois la fréquence d’inflexions au cours

de l’évolution ;

— la transparence augmentée de tout le squelette, avec l’unification complète de la densité au stade ultérieur ;

—— le grand nombre de plages claires à limites floues ; elles sont parfois multiloculaires, à structure alvéolaire. Tout le squelette peut être atteint, mais les localisations les plus fréquentes

sont le tibia, le fémur, l’humérus, le crâne, le bassin.

OSTÉOMALACIE

L'ostéomalacie serait un syndrome caractérisé par le ramollissement du système osseux.

Radiologiquement on observe

— des inflexions fréquentes, parfois très intenses réalisant un raccourcissement {rès important ;

— une unification typique de la densité par éclaircissement ;

— un périoste flou.

L'évolution est lentement progressive. Parfois la guérison peut montrer une fixation des déformations avec réapparition d’une structure normale.

Tout le squelette est atteint, mais on notera

— les vertèbres, tassées déformées en diabolo avee syphose ;

— le bassin rétréci en cœur de carte à jouer ;

-- Ja rareté des déformations craniennes ;

—— le thorax en cloche.

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