DATE PRE
Pour les os superficiels, tels que mains et pieds, ce voltage sera de l’ordre de 50 kilovolts max. ; pour ceux qui sont entourés de parties molles assez minces comme la jambe, l’avant-bras, le bras, une tension de 70 kilovolts max. sera convenable. Quand il s'agira de parties molles importantes, comme dans un fémur, un bassin, une colonne lombaire, il faudra augmenter le voltage et atteindre 85 à 90 kilovolts max., et parfois plus chez des sujets obèses.
Cependant, une trop grande pénétration n’améliore pas les résultats ; il vaut mieux augmenter ou l’intensité ou le temps de pose.
Les parties molles peuvent être étudiées sur des radiographies osseuses. Cependant la pénétration du rayonnement est importante à considérer. Si le voltage est très élevé les ombres des parties molles sont exagérées ; au contraire les faibles voltages tendent à les éliminer. Il semble que là encore on ait avantage à n’employer que des voltages moyens.
Pour préciser ces différents points nous avons procédé, sous la direction de notre Maître le docteur Porcher, affranchis de toute idée préconçue, à la prise de radiographies d’os frais en faisant varier la distance, la pénétration, et le temps de pose de façon à obtenir des clichés corrects.
Nous avons ultérieurement repris le même os préparé et séché et nous avons refait de nouveaux clichés dans des conditions de distance et de pénétration identiques. Comme on pouvait s’y attendre la structure est mise en évidence avec une bien plus grande facilité.
Les résultats de nos premiers clichés confirment ce que nous pensions à propos des ombres des parties molles (que nous avions figuré par un anneau de parafine) dont l’iso-transparence avec les parties molles est bien connue des radiologues.
Pour la structure, comme il est classique, à aucun moment le
on
périoste n’a pu être visible. Par contre les radiographies prises à 60 cm. mettent mieux en évidence les travées osseuses que celles prises à 1 m. 09. Ce résultat paraît paradoxal, mais nous le rapportons tel que nous l’avons observé, car au point de vue pratique nous avons refait différentes radiographies à 60 cm. et à 1 m. 20 et incontestablement les résultats obtenus à cette dislance étaient supérieurs aux précédents.
En conclusion nous conseillerions
— l’emploi d'écrans renforçateurs à grains fins,
— un foyer aussi étroit que possible,
—— une distance foyer-plaque supérieure au mètre,
— une tension variant de 50 à 90 kilovolts maximum en ayant toujours tendance à utiliser le rayonnement qui, à résullats analogues, reste le moins pénétrant,
— et toujours l’emploi de diaphragmes localisateurs,
Images normales
Pour interpréter une radio osseuse il faut, après avoir respecté les données techniques mentionnées ci-dessus, faire un examen systématique des différentes parties constitutives de l’os.
Toutefois, il faut se rappeler que l’image est une projection sur un plan de points distincts dans l’espace. C’est pourquoi il est bon de respecter les incidences habituelles pour chaque os, et de ne faire de film dans des positions atypiques que pour préciser un détail particulier.
L'image normale d’un os long comprend différentes parties qu'il faut étudier séparément.
Généralement le périoste n’est pas visible et ne le devient qu’à l’occasion d’une ossification pathologique ou quand il est soulevé par une collection liquide.
La couche corticale, formée de tissu compact, a une opacité homogène, dont la structure n’est généralement pas mise en évidence.
Cependant un rayonnement suffisamment pénétrant montre une structure finement striée.
Ses limites sont nettes, franches, courbes ou rectilignes. Dans la partie moyenne de la diaphyse elles sont parallèles ; au contraire aux extrémités la limite interne se rapproche progressivement de l’externe et ne constitue dans l’épiphyse qu’une mince bande.
La partie centrale ou médullaire formée de tissu spongieux comprend deux parties bien distinctes
— la zône diaphysaire,
— la zône épiphysaire.
La zône diaphysaire beaucoup plus claire que la corticale, laisse voir une structure alvéolaire opaque correspondant à la projec-
tion des multiples travées osseuses, fines, uniformes et réguliè-
MS De
res, délimitant entre elles de petites mailles transparentes. Ses bords sont sensiblement parallèles.
La zône épiphysaire, plus large que la zône médullaire, correspond à vrai dire à la métaphyse et l’épiphyse. C’est une zône plus contrastée que la précédente, où l’étendue de la structure met en évidence une architecture spéciale : les mailles transparentes sont plus allongées, les travées osseuses sont plus opaques et plus larges que dans la zône médullaire. En général elles s’orientent pour chaque épiphyse en deux systèmes externe et interne dont les lignes de forces vont de la corticale à la partie correspondante de la zône juxta articulaire et endo-chondrale.
La limite articulaire de l’épiphyse est une ligne nette, ondulée,
ou arrondie suivant une forme caractéristique pour chaque articulation.
Normalement le cartilage articulaire ainsi que la synoviale ne
sont pas visibles. Cependant, on peut évaluer la hauteur du cartilage par celle de l’interligne articulaire.
Celui-ci mesure normalement
pour lParticulation sacro-iliaque .......... 3 mm.
pour la #hanchene shine Cet 4 à 5 mm.
pour-J6: SEnOUMRERETEEERES eee RER 4 à 8 mm.
pourulaRtibIo ArSIenne EL er NO RERe 3 à 4 mm.
pour les articulations des os du tarse entre
eux et leur articulation avec les métacarpiens. 2 à 2 1/2 mm. pour les articulations métatarso-phalangien-
ESS SR M PER PE TT ER PR CRE San DEA sl 2 EMI pour l'articulation du grostortéil .......4.. 2 mm. pour les articulations des orteils. ......... 11/22m0; pour: l'épaules. "RL RER RNRRETRS 4 mm.
pour. le: Coude ser 3 mm.
pour l'articulation radio-carpienne ........ 27à 2 1/2 mm.
pour les articulations des os du carpe entre
BUXS Lens ve rm RE DE EEE 191720 Finm