Istar ul immalik — elinuisa yushi
« De loin on même temps /s/ar est descendue vers le lieu immuable. La grande Déesse Terre l’a vue ; devant sa face elle a (star n'a pas agi on reine ; sur elle elle a
juré (de'SR'iî^)' ”
line spcprule diviiiitt* ipterviept à son tour et partagera dcsqrniaisdanstont ce qiii suit l’office ü'fstar, Son nom est écrit Namlar on Nmn^az, car }e dernier signe est susceptible des deux lectures ; mais nous n’hésitons pas à choisir la seconde, à cause de l’analogie si frappante et si 4écisive qu’elle présente avec le TFISJ de la Bible (II Reg. XVII, 31), donné précisémentcomnie une divinité de Cwtha, le lieu, avons-nous dit, où semble se jiasser notre cérémonie. Up moment nous avons peqsé à rattacher Nam-j(flz à la séjie des noms d’agent formés par un P préfixé (voy. Oppert, Eléments de la grammaire assi/rienne, 2' édition, p. 100). Il aurait été dans ce cas dérivé d’upe racine TnD, propre à l’assyrien et que nous voyons employer au sens verbal dans les lignes 32 et 30 du verso, désignant précisément une action qu’accomplit le dieu Pfamyqz . A cette racine appartient le mot très-sou vept usité mqyaz, a lieu pur, lieu consacré. » P’après le seps du substaptit pous attribuons à la racine THD la signification de « purifier, B et c’est en efiet, comme on le verra plus loin, la seule qui puisse convenir dans le double passage du verso. Aussi faut-il peut-être rapprocher ce radic^il de celui que les autres langues sémitiques nous offrent sous la forme yriD. Ce dernier n’a en hébreu que son sens primitif d’ « agiter, secopep, frapper; b mais il prend successivement en arabe ceux d’ « ex puiser les impuretés, purifier, nettoyer, rendre brillant. » Malgré tout ce qu’avait de séduisant une telle explication, noua avons dû y renoncer, c^r le nom de p’estpas assyrien mais certainement ac-
cadien. Nous en avons la preuve par une des tablettes grammaticales (W. A. I. ii, 7, col. 1), où /az est interprété par samu, « poser, établir, régler, » nam par simluv, a. destinée » (signification corroborée, du reste, par de nombreux exemples), nam-x^^z par ünitytv iamu.
« régler la destinée. » Quand Nnm-y nz est pris comme un nom divin, c’est donc le correspondant allophone du titre bien connu de musim simali, a qui règle les destinées, «titre donné tantôt à ^ nu (W. A, I. l, 27, 1, 1. 2 et 3), tantôt à .VisruA (1. 87, 1. 6 i, tantôt à l’ensemble des douze grands dieux (W. A. I. i, 27, 1, 1. H). C’est par conséquent moins un nom individuel qu’un surnom qui peut s’appliquer à plusieurs dieux de l’ordre supérieur, et rien ne nous permet de déterminer précisément celui qui se cache dans notre texte sous cette qualification. Mais en tous cas, si le rapprochement entre Namyaz et îrOJ est admis, il faut renoncer à identifier le personnage divin mentionné dans la Bible à la déesse Laz, compagne de Nirgal à Cutha, comme nous l’avons fait plus haut (p. 123) d’après Hincks etM. Oppert.
Les observations qui précèdent nous font soupçonner que le dieu désigné ici sous le nom de Namyaz ou musim iimali est un dieu qui doit tenir une place élevée dans la hiérarchie céleste. Il n’en remplit pas moins un office de serviteur, aussi bien qu’/vtar ; la grande déesse Dav-H ou Assat Jrsil lui donne des ordres impérieux, auxquels il obéit docilement; c’est lui qui fait le service dans l’adyton. Au reste, cette donnée de dieux ministres paraît avoir eu quelque développement dans la religion chaldéoassyrienne. Une tablette mythologique (W- A. I. ii, 56) mentionne « les deux dieux ministres ou prêtres de la Pyramide de Babylone, » Il ilani nigab Bil-^aygalu (1. 21), et a les huit dieux ministres ou prêtres du dieu Seigneur du monde, » c’est à dire de Bel (1. 70).